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	<title>Des notes et des lettres Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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	<description>Se souvenir, c&#039;est vivre deux fois</description>
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	<title>Des notes et des lettres Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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		<title>Lettre d&#8217;Alawi Mtiti à l&#8217;Américain Aaron H. Palmer (mars 1837)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 16:55:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Aaron H. Palmer]]></category>
		<category><![CDATA[Alawi bin Abdallah bin Alawi]]></category>
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		<category><![CDATA[Ndzuani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : Devenu sultan de Ndzuani en 1836, à tout juste dix-sept ou dix-neuf ans, dans des circonstances tragiques — après la mort en détention, en avril de la même année à Mwali, de son père et de deux de ses oncles paternels1 — Alawi bin Abdallah, dit Alawi Mtiti2, hérite d’un pouvoir profondément instable. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> Devenu sultan de Ndzuani en 1836, à tout juste dix-sept ou dix-neuf ans, dans des circonstances tragiques — après la mort en détention, en avril de la même année à Mwali, de son père et de deux de ses oncles paternels<sup data-fn="c30caf7b-1f8d-4c27-809e-d2e7e6e5b819" class="fn"><a id="c30caf7b-1f8d-4c27-809e-d2e7e6e5b819-link" href="#c30caf7b-1f8d-4c27-809e-d2e7e6e5b819">1</a></sup> — Alawi bin Abdallah, dit Alawi Mtiti<sup data-fn="209395df-b42c-4622-8603-f575de82ffbb" class="fn"><a id="209395df-b42c-4622-8603-f575de82ffbb-link" href="#209395df-b42c-4622-8603-f575de82ffbb">2</a></sup>, hérite d’un pouvoir profondément instable. À peine intronisé, il entend reprendre, dès le mois de novembre, le conflit engagé par son père, le sultan Abdallah bin Alawi (Abdallah II), contre <a href="https://beshelea.com/said-hamadi-nasser-mwali/">Ramanetaka</a><sup data-fn="805bf372-955a-47dc-b409-476c38c12aa6" class="fn"><a id="805bf372-955a-47dc-b409-476c38c12aa6-link" href="#805bf372-955a-47dc-b409-476c38c12aa6">3</a></sup>, sultan de Mwali.</em> <em>Mais ce projet est rapidement contrarié : dès le début de 1837, il fait face à une rébellion conduite par plusieurs de ses oncles paternels, au premier rang desquels Hasan, futur sultan Salim II<sup data-fn="179573a1-6f82-4a38-8ef4-d650fa37efb6" class="fn"><a id="179573a1-6f82-4a38-8ef4-d650fa37efb6-link" href="#179573a1-6f82-4a38-8ef4-d650fa37efb6">4</a></sup>.</em></p>



<p><em>Au-delà de ces dissensions interfamiliales, Alawi Mtiti n’ignorait pas que l’île devait impérativement renouer avec le commerce des nations étrangères, pilier essentiel de son économie. C’est ainsi que, parallèlement à la <a href="https://beshelea.com/justice-affaire-comores-londres-1670/">relation privilégiée</a> entretenue par le sultanat de Ndzuani avec les Britanniques, il tenta de jeter, en mars 1837, les bases d’un partenariat comparable avec les États-Unis d’Amérique, par l’entremise d’un commerçant new-yorkais du nom d’Aaron H. Palmer. Il l’invita également à dépêcher un représentant résident sur l’île, afin de consolider et de pérenniser cette relation naissante.</em></p>



<p class="has-text-align-right">« À la cité américaine de New-York :<br>Pour le bien-aimé Cheikh Aaron H. Palmer, n° 49, Wall Street.<br>Qu’Allah soit son guide ! Amen ! Badooh !</p>



<p>Par la grâce du Très-Haut,</p>



<p>Au très cher, au très glorieux, au très généreux Cheikh Aaron H. Palmer, l’honoré, l’exalté, le magnifique, le comblé.<br>Qu’Allah, le Très-Haut, soit son guide ! Amen !</p>



<p>À présent, après t’avoir offert l’honneur et la protection de la cité de Ndzuani et de ses habitants, voici ce que je t’adresse :</p>



<p>Ta noble lettre est arrivée et nous l’avons lue. Ton ami en a bien compris le contenu. Qu’Allah te récompense abondamment ! Tu dis dans ta lettre que tu désires commercer — vendre et acheter — dans notre pays, et que tu souhaites entretenir avec nous des relations d’amitié. Sois le bienvenu. Nous te remercions et acceptons ton offre. Tu nous dis aussi de t’informer de tout ce dont nous aurions besoin de ta part.</p>



<p>De nouveau, nous te remercions et t’informons que tu peux nous envoyer un représentant de ta maison qui résidera dans le pays de Ndzuani. Ainsi, tes affaires pourront s’y établir pleinement. Un bazar des marchands et tout ce qu’il faut dans le pays sera préparé de notre côté, s’il plaît à Dieu. Tout ce qui sera demandé dans ces contrées sera payé comptant à la livraison. Moi et tout le peuple de Ndzuani te demandons de nous unir aux peuples américains par l’amitié et la bonne entente, comme nous le sommes avec les Anglais, et nous vous servirons tous comme nous les servons.</p>



<p>Nous éprouvons désormais un grand désir de nous rapprocher des peuples américains. Dis-leur de nous envoyer leurs lettres, ou bien un navire de guerre en leur nom, et nous nous lierons à eux par un traité solennel. Ce que nous désirons et demandons de toi à présent, ce sont des lettres scellées de recommandation, pour notre assurance. Et afin que tu saches que cette lettre vient bien de nous, nous l’avons marquée de notre sceau.</p>



<p>Nous te prions de nous envoyer toutes sortes de tissus de lin et de cotonnades, blanches et brunes, des étoffes à fines rayures, toutes sortes de draps de laine, dix lits et soixante chaises, toutes sortes d’objets en verre, des lampes grandes et petites — certaines pour poser sur la table — ainsi que de beaux mouchoirs de soie. Voilà ce que nous t’écrivons. À présent, que salutations et prospérité soient avec toi à jamais !</p>



<p>Daté du 10e jour du mois de dhu al-hijjah, 1252<br><em>(correspondant environ au 16 mars 1837)</em><sup data-fn="3a246acc-9d6d-4ce1-9057-37c9d05b29fa" class="fn"><a id="3a246acc-9d6d-4ce1-9057-37c9d05b29fa-link" href="#3a246acc-9d6d-4ce1-9057-37c9d05b29fa">5</a></sup>.</p>



<p>De ton ami, le <strong>Sultan ALAWI</strong><sup data-fn="7279d411-da63-4177-853d-f6a6fa164057" class="fn"><a id="7279d411-da63-4177-853d-f6a6fa164057-link" href="#7279d411-da63-4177-853d-f6a6fa164057">6</a></sup>, fils du Sultan, Abdallah bin Alawi, Al Shirazi. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dashes at life with a free pencil : The American short story series, Volume 30,&nbsp;<em>Burgess (Stringer &amp; Co., 1845) / Nathaniel P. Willis (1969)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="c30caf7b-1f8d-4c27-809e-d2e7e6e5b819"><em>Le sultan de Ndzuani, Abdallah bin Alawi, ses frères Husein et Ali, l’ancien sultan de Maore Ɓwana Kombo bin Ahamadi, ainsi que neuf officiers waNdzuani, malmenés en mer par une violente tempête et pensant bénéficier d’une trêve, mirent pied à terre à Fumɓoni. À leur grande surprise, ils furent capturés par les hommes de Ramanetaka et moururent dans les prisons de ce dernier. Certains, dont Abdallah II, auraient été laissés mourir de faim.</em> <a href="#c30caf7b-1f8d-4c27-809e-d2e7e6e5b819-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="209395df-b42c-4622-8603-f575de82ffbb"><em>Alawi Mtiti (Alawi le Jeune), également connu sous le nom de sultan Alawi II</em>. <a href="#209395df-b42c-4622-8603-f575de82ffbb-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="805bf372-955a-47dc-b409-476c38c12aa6"><em>Un Malgache, converti à l’islam et connu sous le nom de sultan Abdurahman, est par ailleurs le père de la sultane Djumɓe Fatima.</em> <a href="#805bf372-955a-47dc-b409-476c38c12aa6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="179573a1-6f82-4a38-8ef4-d650fa37efb6"><em>Hasan bin Alawi devenu Salim, un des frères d&rsquo;Abdallah II. le conflit se prolongea durant quatre années et prit fin le 25 octobre 1840 avec l’exil du jeune sultan Alawi II et de ses conseillers, parmi lesquels figurait son grand-oncle, le vizir Saïd Hamza.</em> <a href="#179573a1-6f82-4a38-8ef4-d650fa37efb6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="3a246acc-9d6d-4ce1-9057-37c9d05b29fa"><em>La note relative à la correspondance avec le calendrier grégorien, avançant la date au 16 mars, a été ajoutée par le traducteur américain. Toutefois, la date exacte devrait correspondre au 20 mars 1837.</em> <a href="#3a246acc-9d6d-4ce1-9057-37c9d05b29fa-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7279d411-da63-4177-853d-f6a6fa164057"><em>Il est enfin à noter que le traducteur américain de la lettre commit une erreur en traduisant littéralement, depuis l’arabe, le nom « Alawi » par « Sublime ». Cette traduction fautive donna la formule suivante : <em>“the Sooltan the sublime, son of the Sooltan, Abdallah the sublime”</em> (« le Sultan le sublime, fils du Sultan, Abdallah le sublime »).</em> <a href="#7279d411-da63-4177-853d-f6a6fa164057-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Engagement d&#8217;Abdallah III concernant la protection des immigrants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 22:02:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Salim]]></category>
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		<category><![CDATA[Ndzuani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte — Dans le souci de consolider ses relations avec les Britanniques, le sultan Abdallah bin Salim multiplie, depuis son accession au pouvoir à Ndzuani1, les gestes d’ouverture. Des intérêts britanniques sont d’ailleurs déjà présents sur l’île, à l’exemple des concessions sucrières accordées à l’ancien consul résident William Sunley.2 Dans une lettre adressée à Sir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte</strong> — Dans le souci de consolider ses relations avec les Britanniques, le sultan Abdallah bin Salim multiplie, depuis son accession au pouvoir à Ndzuani</em><sup data-fn="3c4b361e-93cc-4845-9c77-9adbc11fe462" class="fn"><a id="3c4b361e-93cc-4845-9c77-9adbc11fe462-link" href="#3c4b361e-93cc-4845-9c77-9adbc11fe462">1</a></sup><em>, les gestes d’ouverture. Des intérêts britanniques sont d’ailleurs déjà présents sur l’île, à l’exemple des concessions sucrières accordées à l’ancien consul résident William Sunley.</em><sup data-fn="778b1705-f8dd-4a80-aeb1-64365f7cbadc" class="fn"><a id="778b1705-f8dd-4a80-aeb1-64365f7cbadc-link" href="#778b1705-f8dd-4a80-aeb1-64365f7cbadc">2</a></sup><em> Dans une lettre adressée à Sir Bartle Frere, le souverain s’engage à accorder sa protection aux immigrants susceptibles de se trouver sur l’île de Ndzuani.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Ndzuani, le 8 mars 1873</em></p>



<p>« Monsieur,</p>



<p>J’ai l’honneur d’informer Votre Excellence que, à compter de ce jour, je m’engage à assurer à tous les immigrants dans cette île de Ndzuani les droits et privilèges des natifs libres de Ndzuani. Je m’engage en particulier à protéger toute personne qui serait secourue de l’esclavage par les bâtiments de la Marine de Sa Majesté Britannique, et qui serait autorisée, par ordre du Gouvernement de Sa Majesté, à résider dans cette île.</p>



<p>J’ai l’honneur d’être, etc. »<br><strong>SULTAN ABDALLAH</strong></p>



<p>À<br><strong>Sir Bartle Frere, G.C.S.I., K.C.B., etc.</strong><br>En mission spéciale à Zanzibar et Mascate</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>A complete collection of the treaties and conventions, and reciprocal regulations, at present subsisting between Great Britain and foreign powers, Vol. XIV.,&nbsp;<em>Edward Hertslet (1880)</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="3c4b361e-93cc-4845-9c77-9adbc11fe462"><em>Abdallah III accède au trône de Ndzuani en 1855, à la mort de son père, le sultan Salim bin Alawi, qui entretenait déjà de bonnes relations avec les Britanniques</em>. <a href="#3c4b361e-93cc-4845-9c77-9adbc11fe462-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="778b1705-f8dd-4a80-aeb1-64365f7cbadc"><em>Avant son décès, le sultan Salim bin Alawi avait accordé à Sunley une concession de quarante ans à Pomoni, au sud-ouest de l’île. Celle-ci couvrait une superficie de 280 hectares, s’étendant de la plaine de Pomoni jusqu’au massif forestier central. Entre 1855 et 1856, Sunley entame ses activités agricoles et industrielles, après avoir obtenu du souverain l’assurance d’un droit de jouissance foncière. Son domaine commence à prospérer à partir de 1860, principalement grâce à la culture de la canne à sucre. Sunley y avait également implanté des plantations de caféiers et de cocotiers.</em> <a href="#778b1705-f8dd-4a80-aeb1-64365f7cbadc-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Mémorandum à l’attention de Byles concernant Ngazidja (1881)</title>
		<link>https://beshelea.com/memorandum-1881-ngazidja/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 12:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Salim]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah wa Saïd Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Frederic Holmwood]]></category>
		<category><![CDATA[Maore]]></category>
		<category><![CDATA[Mather Byles]]></category>
		<category><![CDATA[Msafumu wa Fefumu]]></category>
		<category><![CDATA[Ndzuani]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Ali wa Saïd Omar]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 5 septembre 1881, le consul général britannique par intérim à Zanzibar, Frederic Holmwood, adresse une dépêche au comte Granville au sujet de la protection que l’usage du pavillon français par des navires indigènes de l’archipel des Comores procure à la traite des esclaves le long de la côte est-africaine. Il y souligne que certains [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 5 septembre 1881, le consul général britannique par intérim à Zanzibar, Frederic Holmwood, adresse une dépêche au comte Granville au sujet de la protection que l’usage du pavillon français par des navires indigènes de l’archipel des Comores procure à la traite des esclaves le long de la côte est-africaine. Il y souligne que certains boutriers engagés dans le commerce d’esclaves, en complicité avec des Français établis à Maore, recourent à divers stratagèmes afin d’échapper aux poursuites britanniques.</p>



<p>Dans cette missive, Holmwood évoque un rapport dont un double a été remis au capitaine Mather Byles, commandant du <em>HMS Seagull</em>, lors de son départ pour Ndzuani et les îles Comores, le 1ᵉʳ septembre. Ce document se compose principalement de déclarations émanant « d’un sultan de Ngazidja [Abdallah bin Hamza de Ɓamɓao], récemment déposé par le fils d’un homme de Ndzuani résidant à Maore [Saïd Ali, fils de Saïd Omar], ce dernier étant sujet français et occupant, selon toute vraisemblance, une fonction officielle dans cette colonie. Chaque détail fourni a été confirmé par le vizir de ce sultan, ainsi que par le vizir d’un second sultan comorien évincé [un vizir de Msafumu wa Fefumu] par le même individu qui gouverne aujourd’hui l’île. »</p>



<p>Holmwood remet ce mémorandum à Byles en lui demandant d’obtenir, si l’occasion s’en présente, la version des faits de Saïd Ali concernant les événements liés aux récents bouleversements survenus à Ngazidja, tout en plaçant auprès de lui un interprète de confiance.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mémorandum à l’attention du capitaine Byles, du navire de Sa Majesté <em>Seagull</em></h4>



<p>« Au cours des dernières années, cette île a été gouvernée par les sultans indigènes Msafumu<sup data-fn="99961fb7-13ea-47db-a181-741f2b444b25" class="fn"><a id="99961fb7-13ea-47db-a181-741f2b444b25-link" href="#99961fb7-13ea-47db-a181-741f2b444b25">1</a></sup> et le sultan Abdallah<sup data-fn="01fb5a49-962f-47de-8d9c-8d2cd4e576ea" class="fn"><a id="01fb5a49-962f-47de-8d9c-8d2cd4e576ea-link" href="#01fb5a49-962f-47de-8d9c-8d2cd4e576ea">2</a></sup>. La succession, dans ce pays, se transmet par la ligne féminine, mais d’une manière particulière ; il suffit pratiquement de préciser qu’un sultan doit être soit le fils de la fille d’un sultan, soit l’époux de la fille d’un sultan.</p>



<p>Les principaux ports de l’île sont Mroni et Shinɗini. Dans le premier, les esclaves proviennent généralement de la côte du Mozambique ; du second, ils sont en règle générale expédiés vers Ndzuani et Maore. Ces esclaves semblent être invariablement des Makua, embarqués depuis la côte du Mozambique.</p>



<p>Ceux achetés à Ngazidja par des agents français sont formellement inscrits sur un registre auquel est annexé <a href="https://beshelea.com/esclavage-juma-wadi-hasan/">un engagement promettant de les renvoyer à l’expiration d’une date fixée</a>. Il m’est indiqué qu’on ne connaît aucun cas où un esclave aurait effectivement été renvoyé, et il serait opportun d’enquêter sur ce point. S’agissant des esclaves achetés pour le sultan de Ndzuani à l’île de Ngazidja<sup data-fn="687f61e3-c218-47bc-9d39-d7e7a4dd7516" class="fn"><a id="687f61e3-c218-47bc-9d39-d7e7a4dd7516-link" href="#687f61e3-c218-47bc-9d39-d7e7a4dd7516">3</a></sup>, je n’entends parler d’aucun accord <em>pro forma</em> de ce type.</p>



<p>Il y a quelques mois, les deux sultans, Msafumu et le sultan Abdallah, ont été déposés par un certain Saïd Ali, fils d’un sujet français et petit fonctionnaire indigène résidant à Maore, nommé Saïd Omar. Le père et le fils entretiennent actuellement des relations étroites avec le sultan de Ndzuani.</p>



<p>Le sultan déposé, Abdallah, m’informe qu’il y a quelques années, il s’était entendu avec le sultan de Ndzuani pour autoriser le débarquement d’esclaves à Mroni et leur passage à travers l’île jusqu’à Shinɗini en vue de leur expédition. Pour cela, il recevait 500 dollars par an. Mais il y a environ un an, lui et Msafumu, ayant appris que le sultan de Zanzibar, qu’ils considèrent comme leur suzerain, avait interdit toute traite des esclaves, annoncèrent aux agents du sultan [de Ndzuani], Mohedin et Saïd Bakari<sup data-fn="b2118df8-ea0e-41cc-9472-b469483072b4" class="fn"><a href="#b2118df8-ea0e-41cc-9472-b469483072b4" id="b2118df8-ea0e-41cc-9472-b469483072b4-link">4</a></sup>, maître du navire qui apporte les esclaves depuis la côte pour son compte, qu’ils ne pouvaient plus autoriser le débarquement d’esclaves.</p>



<p>À la suite de cela, Mohedin se rendit auprès de Saïd Ali, qui complotait depuis longtemps pour obtenir le sultanat de Mroni, et ils convinrent rapidement avec le sultan Abdullah [bin Salim] d’envoyer 400 hommes armés depuis Ndzuani, tandis que Mohamed Sidi, secrétaire indigène français de Maore, faisait envoyer, sous le commandement de son fils Salim, 60 hommes vêtus à l’européenne et s’exerçant à la manière française, pour prêter main-forte. Cette troupe attaqua soudainement les différentes localités et les maîtrisa rapidement. Msafumu est maintenant caché dans la brousse, et le sultan Abdallah est ici réfugié avec son vizir.</p>



<p>Les détails de cette affaire, toutefois, vous apparaîtront plus clairement après que vous aurez visité les lieux. J’envoie Salim, mon interprète, pour vous assister et servir d’interprète confidentiel.</p>



<p>Vous pourrez probablement, une fois sur place, vérifier ces déclarations, ainsi que celles que vous entendrez de Saïd Ali, l’actuel sultan de Mroni, qui, sans doute, donnera une version très différente de cette affaire. Saïd Ali parle français. À Shinɗini, un certain cheikh Uma<sup data-fn="8c9e00dd-6f69-4d36-aad8-3961ca6fca7d" class="fn"><a id="8c9e00dd-6f69-4d36-aad8-3961ca6fca7d-link" href="#8c9e00dd-6f69-4d36-aad8-3961ca6fca7d">5</a></sup> est sultan sous l’autorité de Saïd Ali. C’est un trafiquant d’esclaves notoire, et c’est dans son port que seraient embarqués tous les esclaves destinés à Ndzuani et Maore. Je ne pense pas, toutefois, que ces expéditions dépassent 150 individus par an pour chacune des deux îles.</p>



<p>Les autres ports de Ngazidja sont Mitsamihuli, Mbuɗe, Itsandraya et Ikoni. Il serait utile de déterminer leurs capacités en tant que mouillages.</p>



<p>Je dois mentionner que deux boutres sont actuellement engagés dans la traite des esclaves à Ngazidja. Le seul que je puisse identifier est celui de Mohamed bin Tayib, régulièrement affrété par le sultan Abdallah ou par son agent, Saïd Bakari, pour transporter des esclaves. Cet homme fut capturé avec son boutre par le navire de Sa Majesté <em>Thetis</em>, et fut détenu quelque temps dans le fort ici<sup data-fn="6dd94e90-863e-4c79-872d-6d4c3ca43b98" class="fn"><a href="#6dd94e90-863e-4c79-872d-6d4c3ca43b98" id="6dd94e90-863e-4c79-872d-6d4c3ca43b98-link">6</a></sup>.</p>



<p>D’après ce mémorandum, il semblerait qu’une violation grave des traités conclus respectivement entre la <a href="https://beshelea.com/esclavage-traite-10-octobre-1882/">Grande-Bretagne et Ndzuani</a> et entre la <a href="https://beshelea.com/esclavage-accord-29-juillet-1861/">Grande-Bretagne et Ngazidja</a> soit en train de se produire. Mais, compte tenu de toutes les circonstances, je pense qu’il serait judicieux, dans les deux endroits, de nous en tenir pour l’instant à une observation attentive et aux seules investigations que permet une visite ordinaire. J’annexe quelques notes qui pourraient vous être utiles dans le cadre de votre visite. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>



<p>« Treize mois se sont écoulés depuis que Hamed Simɓamwona [Simɓauma ?] est déclaré être arrivé à Mroni afin d’y acheter des esclaves pour le compte de M. Goda, de Maore. Il attendit l’arrivée du boutre de Saïd Bakari en provenance de la côte du Mozambique, et acheta cent esclaves. Ce Saïd Bakari effectue des voyages constants vers la côte, et accomplit également, en alternance, des traversées avec des esclaves makua destinés au sultan Abdallah, à Ndzuani.</p>



<p>Le <em>San Yusuf</em>, boutre appartenant à Muhammed bin Salim, de Maore, arborant les couleurs françaises entre Ngazidja et Maore, mais soupçonné d’amener à disparaître ce pavillon lorsqu’il se trouve sur la côte du Mozambique, arriva à Ngazidja il y a environ un an avec un marchand français dont le nom semblait être « Goda ». Il était accompagné d’un officier français portant une seule bande, et ils achetèrent 150 esclaves (dont 15 femmes seulement) pour un prix de 40 à 50 dollars chacun, et en embarquèrent une partie à bord du boutre. Ils furent entassés dans la cale et maintenus entravés pendant la nuit.</p>



<p>Les documents habituels furent signés, indiquant qu’ils seraient renvoyés après un délai déterminé, mais aucune déclaration de ce genre ne fut faite aux esclaves, toutes les parties concernées sachant qu’il s’agissait d’esclaves récemment débarqués de la côte du Mozambique, achetés au prix courant. On dit qu’au moins 50 de ces esclaves ne purent être transportés et furent placés sur la plantation d’Abdullah Felahi, où ils attendent encore leur embarquement. »</p>



<p><strong>FREDERIC HOLMWOOD.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>British and Foreign State Papers 1880-1881, Vol. LXXII., <em>Foreign Office (1888)</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="99961fb7-13ea-47db-a181-741f2b444b25"><em>Msafumu wa Fefumu, sultan d&rsquo;Itsandraya et Ntiɓe de Ngazidja.</em> <a href="#99961fb7-13ea-47db-a181-741f2b444b25-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="01fb5a49-962f-47de-8d9c-8d2cd4e576ea"><em>Abdallah bin Saïd Hamza, sultan de Ɓamɓao.</em> <a href="#01fb5a49-962f-47de-8d9c-8d2cd4e576ea-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="687f61e3-c218-47bc-9d39-d7e7a4dd7516"><em>Entre le sultan Abdallah bin Salim de Ndzuani et le nouveau sultan Ntiɓe de Ngazidja, Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#687f61e3-c218-47bc-9d39-d7e7a4dd7516-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b2118df8-ea0e-41cc-9472-b469483072b4"><em>Dans la transcription anglaise, « Sayyid Bukhari ». Il s’agit de Saïd Bakari wa Mwinyi Mkuu de Mroni, propriétaire de boutres et impliqué dans la traite, ainsi que son demi-frère Mhuɗini wa Mwinyi Mkuu. Ce dernier est aussi un trafiquant d’esclaves notoire, travaillant de longue date pour le compte du sultan Abdallah bin Salim de Ndzuani.</em> <a href="#b2118df8-ea0e-41cc-9472-b469483072b4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8c9e00dd-6f69-4d36-aad8-3961ca6fca7d"><em>Le vieux Uma Ɗari, sultan de Mbadjini.</em> <a href="#8c9e00dd-6f69-4d36-aad8-3961ca6fca7d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6dd94e90-863e-4c79-872d-6d4c3ca43b98"><em>Dans le fort de Zanzibar</em> <a href="#6dd94e90-863e-4c79-872d-6d4c3ca43b98-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Lettre de Saïd Ali wa Saïd Omar à Jules Grévy (1885)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 01:18:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Grévy]]></category>
		<category><![CDATA[Léon Humblot]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Ali wa Saïd Omar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : Ayant longtemps souhaité — et supplié — l’instauration d’un protectorat français depuis le début de la décennie 1880, au point de « verser des torrents de larmes1 », selon ses propres mots, Saïd Ali wa Saïd Omar ne manque jamais une occasion de manifester ce désir à tout Français disposé à l’entendre. Ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> Ayant longtemps souhaité — et supplié — l’instauration d’un protectorat français depuis le début de la décennie 1880, au point de « verser des torrents de larmes</em><sup data-fn="f8101791-91fa-43a1-b5c7-cf08b08d6338" class="fn"><a id="f8101791-91fa-43a1-b5c7-cf08b08d6338-link" href="#f8101791-91fa-43a1-b5c7-cf08b08d6338">1</a></sup><em> », selon ses propres mots, Saïd Ali wa Saïd Omar ne manque jamais une occasion de manifester ce désir à tout Français disposé à l’entendre. Ce sultan, qui se décrivait lui-même comme « au cœur français dans un corps arabe », adressa plusieurs missives à des représentants français. L’une d’elles, datée du 15 janvier 1883, plaidait explicitement en faveur du protectorat.</em></p>



<p><em>Après sa victoire totale lors de la <a href="https://beshelea.com/esclavage-juma-wadi-hasan/">seconde nkoɗo nkuu</a></em><sup data-fn="8ba93bc1-8893-4e3e-aa4b-bb5045adee9e" class="fn"><a id="8ba93bc1-8893-4e3e-aa4b-bb5045adee9e-link" href="#8ba93bc1-8893-4e3e-aa4b-bb5045adee9e">2</a></sup><em>, obtenue dans des conditions désastreuses et sans avoir reçu la moindre réponse de Paris, il renvoya la même lettre le 20 août de la même année au gouverneur de Maore ainsi qu’à celui de Nosy-Be, les suppliant d’appuyer sa demande. Car, écrivait-il, « si la France ne vient pas à mon aide en accordant à mon pays et à moi-même ce protectorat que je sollicite, tout est perdu ». Il savait en effet que son autorité demeurait fragile, toujours contestée, y compris au sein de sa propre famille et parmi ses anciens alliés</em><sup data-fn="f19f9725-de3d-4c34-b32b-fa789214dbfa" class="fn"><a id="f19f9725-de3d-4c34-b32b-fa789214dbfa-link" href="#f19f9725-de3d-4c34-b32b-fa789214dbfa">3</a></sup><em>.</em></p>



<p><em>Francophile à l’excès, formé auprès de l’administration coloniale à Maore, il ne vivait et ne jurait que par la France. C’est dans ce contexte qu’il tente un nouveau coup, à l’arrivée à Ngazidja, en septembre 1884</em><sup data-fn="328c9416-c995-4692-8581-81b857694301" class="fn"><a id="328c9416-c995-4692-8581-81b857694301-link" href="#328c9416-c995-4692-8581-81b857694301">4</a></sup><em>, d’un botaniste français, Léon Humblot. Les deux hommes se découvrent rapidement des intérêts communs, le second nourrissant le projet d’exploiter les ressources de l’île</em><sup data-fn="cb86bffc-6e51-4c33-a5dd-c885f4f92766" class="fn"><a id="cb86bffc-6e51-4c33-a5dd-c885f4f92766-link" href="#cb86bffc-6e51-4c33-a5dd-c885f4f92766">5</a></sup><em>. Le sultan lui confie ainsi, lors de son départ en janvier 1885, le pouvoir de le représenter dans toutes ses démarches, accompagné d’une lettre adressée au président français Jules Grévy. Saïd Ali l’ignore encore, mais son obstination à obtenir le protectorat le conduit alors à commettre l’une de ses plus graves erreurs : s’associer à Humblot.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Lettre du sultan Saïd Ali au président Grévy</h3>



<p>« Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux,</p>



<p>À Son Excellence M. le Président de la République Française,</p>



<p>MONSIEUR LE PRÉSIDENT,</p>



<p>J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous annoncer que, d&rsquo;accord avec mon Conseil et tous mes Ministres, j&rsquo;ai donné à M. Humblot, naturaliste, chargé par le Ministère de l&rsquo;Instruction publique d&rsquo;une mission scientifique dans mon royaume, plein pouvoir pour solliciter la bienveillance du Gouvernement Français, pour avoir son protectorat ou faire un traité qui permette aux Français de venir s&rsquo;établir dans mon pays.</p>



<p>M. Humblot a également tout pouvoir pour donner des concessions de terre selon les conditions arrêtées entre moi et lui.<br>M. Humblot connaît Ngazidja mieux que personne, il est le seul qui soit allé partout.<br>M. Humblot a acquis toute ma confiance par sa conduite, le bon exemple du travail et du courage qu&rsquo;il a apporté dans mon royaume.</p>



<p>Dans l&rsquo;espoir, Monsieur le Président, que vous voudrez bien considérer M. Humblot comme moi-même, et accorder les bienfaits de la France sur mon peuple qui, comme moi, aime les Français, j&rsquo;ai l&rsquo;honneur, Monsieur le Président, de vous présenter mes respects.</p>



<p>Veuillez me croire votre très respectueux,</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>SAÏD ALI WA SAÏD OMAR</strong>,<br><em>Sultan de Ngazidja</em></p>



<p>Fait de ma main à Mroni, le 10 janvier 1885.</p>



<p>Approuvé par mes Ministres. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>La Grande-Comore, 1884 &#8211; 1909, <em>Charles Legros (1909)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Note</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="f8101791-91fa-43a1-b5c7-cf08b08d6338"><em>En date du 20 août 1883, lettre envoyée au gouverneur de Maore ainsi qu’à celui de Nosy-Be : « [&#8230;] Je verse des torrents de larmes, j&rsquo;ai un cœur français dans un corps arabe. Je suis sultan par droit de contrat, par testament et par la force des armes. Mais si la France ne vient pas à mon aide en accordant à mon pays et à moi-même ce protectorat que je sollicite, tout est perdu. »</em> <a href="#f8101791-91fa-43a1-b5c7-cf08b08d6338-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8ba93bc1-8893-4e3e-aa4b-bb5045adee9e"><em>La seconde nkoɗo nkuu (grande guerre) de Ngazidja, au 19e siècle, désigne le conflit qui opposa, de 1880 à 1883, les sultans Msafumu wa Fefumu et Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#8ba93bc1-8893-4e3e-aa4b-bb5045adee9e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f19f9725-de3d-4c34-b32b-fa789214dbfa"><em>À peine la guerre achevée, il s’opposa à certains de ses oncles, parmi lesquels Hashim wa Mwinyi Mkuu, sultan de Mbadjini, le plus influent de ses anciens alliés durant le conflit.</em> <a href="#f19f9725-de3d-4c34-b32b-fa789214dbfa-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="328c9416-c995-4692-8581-81b857694301"><em>Le 5 septembre 1884 à bord du bateau Le Prophète.</em> <a href="#328c9416-c995-4692-8581-81b857694301-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="cb86bffc-6e51-4c33-a5dd-c885f4f92766"><em>Le 5 novembre 1885, Saïd Ali et Léon Humblot signent un traité d’exploitation de l’île. À la faveur de cet accord, Humblot devient, quelques années plus tard, propriétaire d’une très vaste portion du territoire grâce à la société qu’il fonde en 1887, au sein de laquelle il lance plusieurs chantiers. Il refuse toute ingérence dans ses affaires.</em> <a href="#cb86bffc-6e51-4c33-a5dd-c885f4f92766-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Lettre de Mwinyi Mkuu à Ranavalona Iʳᵉ en 1834</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 01:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed bin Saïd Ali bin Swaleh]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Ranavalona 1ère]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : En 1834, une délégation malgache en route pour Zanzibar fait escale à Mroni, à Ngazidja, afin de se ravitailler en eau. La mission, dépêchée par la reine Ranavalona Iʳᵉ, est chargée d’une démarche diplomatique auprès de Sayyid Saïd, sultan de Zanzibar. Mais le contexte géopolitique de l’époque ne permettait aucune halte ni à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> En 1834, une délégation malgache en route pour Zanzibar fait escale à Mroni, à Ngazidja, afin de se ravitailler en eau. La mission, dépêchée par la reine Ranavalona Iʳᵉ, est chargée d’une démarche diplomatique auprès de Sayyid Saïd, sultan de Zanzibar. Mais le contexte géopolitique de l’époque ne permettait aucune halte ni à Maore ni à Mwali</em><sup data-fn="68204ffe-981b-4d07-8692-28b1e8e0b7cc" class="fn"><a id="68204ffe-981b-4d07-8692-28b1e8e0b7cc-link" href="#68204ffe-981b-4d07-8692-28b1e8e0b7cc">1</a></sup><em>.</em></p>



<p><em>La première est alors administrée, en tant que représentant du sultan de Ndzuani, par un Malgache sakalava, Andriantsuli, ancien rival des Mérina et de Radama Iᵉʳ. La seconde avait pour souverain Ramanetaka (connu également sous le nom de sultan Abdurahman), un Malgache mérina, cousin de Radama Iᵉʳ, qui avait fui la répression sanglante ordonnée par Ranavalona Iʳᵉ. L’escale est donc opérée plus au nord de l’archipel, à Ngazidja, à Mroni, auprès du sultan Ahmed bin Saïd Ali bin Swaleh, dit Mwinyi Mkuu. Un choix dicté par la prudence, mais qui laisse supposer l’existence d’une entente préalable entre les deux parties, possiblement établie dès le règne de Radama Iᵉʳ.</em></p>



<p><em>C’est dans ce contexte que le sultan adresse une lettre à la reine Ranavalona Iʳᵉ, en ce mois d’<a href="https://beshelea.com/calendriers-aux-comores/">Alkausi</a> (entre novembre et décembre) 1250</em><sup data-fn="54ede12b-1522-4894-a7a9-8cb722fede72" class="fn"><a id="54ede12b-1522-4894-a7a9-8cb722fede72-link" href="#54ede12b-1522-4894-a7a9-8cb722fede72">2</a></sup><em>, dans l’intention de consolider ce lien. La souveraine y répondra quelques mois plus tard, au mois d’Athauru (entre avril et mai) de l’année suivante.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Lettre d&rsquo;Ahmed bin Saïd Ali à Ranavalona Iʳᵉ</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Ngazidja, le 27 alkausi 1250</em></p>



<p class="has-text-align-right">À Ranavalomanjaka<sup data-fn="07f2f301-d72c-46f0-9032-4294d26b0931" class="fn"><a id="07f2f301-d72c-46f0-9032-4294d26b0931-link" href="#07f2f301-d72c-46f0-9032-4294d26b0931">3</a></sup>,<br>Tananarive.</p>



<p>« Par la grâce du Très Haut,</p>



<p>Parvenez à la vieillesse et soyez exempte de maladies, ô Ranavalomanjaka, notre pays est calme et tranquille.</p>



<p>Vos cinq envoyés<sup data-fn="99bfa82a-f59d-4f5e-bf07-30689815ef40" class="fn"><a id="99bfa82a-f59d-4f5e-bf07-30689815ef40-link" href="#99bfa82a-f59d-4f5e-bf07-30689815ef40">4</a></sup> et ceux de Sayyid Saïd arrivés sur la terre de Mroni, et ont eu une entrevue avec moi. Ils ont dit que vous êtes en bonne santé et nous leur avons fait part du bon état de la nôtre. Depuis nos ancêtres et notre père<sup data-fn="6cf1620b-b287-4ffb-89f8-8bfcbb8c2d38" class="fn"><a id="6cf1620b-b287-4ffb-89f8-8bfcbb8c2d38-link" href="#6cf1620b-b287-4ffb-89f8-8bfcbb8c2d38">5</a></sup>, le roi ou la reine de Madagascar sont nos pères et mères et nous sommes leurs enfants<sup data-fn="886e3189-7d75-4379-a3dd-a839423cd572" class="fn"><a id="886e3189-7d75-4379-a3dd-a839423cd572-link" href="#886e3189-7d75-4379-a3dd-a839423cd572">6</a></sup>. En ce moment vous êtes notre père et notre mère<sup data-fn="5a62affa-786a-4fc8-b951-06fed9023947" class="fn"><a id="5a62affa-786a-4fc8-b951-06fed9023947-link" href="#5a62affa-786a-4fc8-b951-06fed9023947">7</a></sup> et nous vos enfants, ne nous abandonnez pas, mais veuillez nous visiter pour voir notre situation ici et de notre côté nous vous rendrons visite.</p>



<p>Nous vous demandons, Madame, s’il n’y a pas d’inconvénient de nous dire s’il y a des services que nous pouvons vous rendre car nous les accomplirons. C’est nous qui vous demandons une lettre Madame et votre visite. »</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Sultan AHMED MWINYI MKUU</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Lettre de Ranavalona Iʳᵉ à Ahmed bin Saïd Ali</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Tananarive, 21 athauru 1835</em><sup data-fn="7bb37f98-2e95-4aaa-a1e9-0920e804132b" class="fn"><a id="7bb37f98-2e95-4aaa-a1e9-0920e804132b-link" href="#7bb37f98-2e95-4aaa-a1e9-0920e804132b">8</a></sup></p>



<p class="has-text-align-right">Au Sultan Ahmed Mwinyi Mkuu,</p>



<p>« J’ai écouté les paroles apportées par mes cinq envoyés et j’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite le 27 alkausi 1250. J’en ai pris connaissance, ce que vous dites est vrai, je suis véritablement votre père et votre mère.</p>



<p>Au sujet de vos offres de service, je vous le ferai dire le cas échéant ou je vous enverrai une lettre ou une personne ; ce que vous dites est bien.</p>



<p>Je vous salue. »</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>RANAVALOMANJAKA</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Relations entre Madagascar et les Comoes aux XIXe siècle (1825-1895), <em>Roihilou Mohamed (2008)</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="68204ffe-981b-4d07-8692-28b1e8e0b7cc"><em>En effet, Maore et Mwali se trouvent bien plus proches de la côte ouest de Madagascar.</em> <a href="#68204ffe-981b-4d07-8692-28b1e8e0b7cc-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="54ede12b-1522-4894-a7a9-8cb722fede72"><em>L’année hégirienne mentionnée correspond à 1834 dans le calendrier grégorien.</em> <a href="#54ede12b-1522-4894-a7a9-8cb722fede72-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="07f2f301-d72c-46f0-9032-4294d26b0931"><em>Littéralement “Ranavalona régnante”. On le désignait également par ce titre.</em> <a href="#07f2f301-d72c-46f0-9032-4294d26b0931-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="99bfa82a-f59d-4f5e-bf07-30689815ef40"><em>La délégation était composée de Fadly (chef de délégation), Ramiaramanana, Rahaingomanana, Ranamaloko et Ramahasolo.</em> <a href="#99bfa82a-f59d-4f5e-bf07-30689815ef40-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6cf1620b-b287-4ffb-89f8-8bfcbb8c2d38"><em>Il fait ici référence au premier roi de l’Imerina, Andrianampoinimerina, père du défunt époux de la reine, le roi Radama Iᵉʳ. Une manière de flatter la souveraine et de se rapprocher d’elle.</em> <a href="#6cf1620b-b287-4ffb-89f8-8bfcbb8c2d38-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="886e3189-7d75-4379-a3dd-a839423cd572"><em>Une formulation très diplomatique, au regard du passif des razzias malgaches dans l’archipel des Comores. Le sultan Ahmed bin Saïd bin Swaleh est d’ailleurs né vers 1793, au début des attaques orchestrées par les Betsimsaraka. Lorsqu’il accède au pouvoir dans le Ɓamɓao vers 1820, Ngazidja venait de subir, quelques années plus tôt, les dernières incursions.</em> <a href="#886e3189-7d75-4379-a3dd-a839423cd572-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="5a62affa-786a-4fc8-b951-06fed9023947"><em>Il s’agit d’une expression typiquement comorienne, que l’on retrouve dans le genre <em>nyanɗu</em> (poésie épique), notamment dans la formule : <em>“Nɗo ulo sesi nɗo ulo nyasi”</em> (“celui qui est notre père et notre mère”).</em> <a href="#5a62affa-786a-4fc8-b951-06fed9023947-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7bb37f98-2e95-4aaa-a1e9-0920e804132b"><em>Ici, l’année est indiquée selon le calendrier grégorien.</em> <a href="#7bb37f98-2e95-4aaa-a1e9-0920e804132b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>1883 : un Américain choisit Ndzuani pour offrir liberté à sa famille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 17:37:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Alawi bin Saïd Âkili]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Henry N. Smith]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Ndzuani]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Barrett Miles]]></category>
		<category><![CDATA[Scott J. B. Willcox]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : Le 8 juin 1883, un boutre nommé Elf Swala fut saisi au port de Mtsamɗu par le lieutenant Scott J. B. Willcox, commandant du HMS Harrier. Ce navire, appartenant à Alawi bin Saïd Âkili, était soupçonné d’avoir servi à l’achat d’esclaves à Madagascar et fut, pour cette raison, confisqué. La suspicion qui conduisit [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><strong>Contexte :</strong> Le 8 juin 1883, un boutre nommé <em>Elf Swala</em> fut saisi au port de Mtsamɗu par le lieutenant Scott J. B. Willcox, commandant du HMS <em>Harrier</em>. Ce navire, appartenant à Alawi bin Saïd Âkili, était soupçonné d’avoir servi à l’achat d’esclaves à Madagascar et fut, pour cette raison, confisqué.</p>



<p>La suspicion qui conduisit à sa saisie tenait notamment au fait que, bien qu’il battît pavillon arabe (zanzibari), le capitaine Alawi ne possédait aucun document relatif à son boutre ni à ses activités commerciales. Cependant, il s’avéra par la suite que l’officier britannique avait été induit en erreur par son interprète, et que les personnes présentées comme esclaves à bord n’en étaient pas réellement.</p>



<p>Des papiers d’affranchissement, fournis par le capitaine, confirmaient leur statut d’hommes et de femmes libres de ces passagers. Parmi les documents produits figurait également une lettre rédigée par Henry N. Smith, un Américain établi à Maintirano<sup data-fn="3e5f9430-bb04-4e06-a967-ffd010eeb0a2" class="fn"><a id="3e5f9430-bb04-4e06-a967-ffd010eeb0a2-link" href="#3e5f9430-bb04-4e06-a967-ffd010eeb0a2">1</a></sup> et employé de son compatriote George Ropes, marchand à Madagascar. La missive, adressée au sultan Abdallah de Ndzuani, expliquait la situation.</p>



<p>Smith, qui vivait avec une compagne d’origine servile à laquelle il avait accordé la liberté, avait également affranchi plusieurs membres de sa famille. Craignant pour leur sécurité, il les avait fait embarquer à bord du <em>Elf Swala</em> à destination de Ndzuani, où la traite était alors « officiellement » proscrite.</p>



<p>Le 4 juillet 1883, après audience, le juge Samuel Barrett Miles, siégeant au tribunal du consul général de Sa Majesté à Zanzibar, ordonna la restitution du boutre. Le jugement précise :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les papiers d’affranchissement remis par M. Smith à ses esclaves ont été produits devant le tribunal, et je les ai transmis au sultan de Ndzuani, le priant d’avoir l’obligeance de les remettre à leurs propriétaires et de les protéger à l’avenir en tant que personnes libres. »</p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Lettre d&rsquo;Henry N. Smith à Abdallah bin Salim</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Maintirano, le 7 mai 1883</em></p>



<p>« Au roi Abdallah<sup data-fn="ff61c7d2-bb73-4e78-9750-22bc144a0a1f" class="fn"><a id="ff61c7d2-bb73-4e78-9750-22bc144a0a1f-link" href="#ff61c7d2-bb73-4e78-9750-22bc144a0a1f">2</a></sup> de Ndzuani, ou à qui de droit,</p>



<p>Je soussigné, Henry N. Smith, originaire de Boston (Amérique), demeurant actuellement à Maintirano en qualité d’agent de George Ropes, de Boston, certifie avoir affrété un passage sur le boutre <em>Elf Swala</em>, appartenant à Alawi bin Saïd Âkili, pour ma famille et mes domestiques, à savoir : mon fils Dana ; Amina, la mère de Dana ; Mama, Hishima, nourrices ; Hishima, idem ; Hasha, sœur de lait de Dana ; Sitikalli, frère de lait de Dana ; et Mabruki, mon ancien domestique. Les six dernières personnes nommées sont chacune munies d’un acte de liberté signé de ma main et attesté.</p>



<p>Je souhaite que cette famille s’embarque pour Ndzuani et y réside jusqu’à mon arrivée, que j’espère pouvoir effectuer dans un délai de trois mois. Mon intendant principal, nommé Asumani, les accompagne et veillera sur eux jusqu’à mon retour.</p>



<p>J’ai pris des dispositions suffisantes pour subvenir à leurs besoins jusqu’à mon arrivée, ayant remis à Alawi bin Saïd la somme de 1 000 roupies, à employer pour leur bien, selon ses instructions. J’ai également chargé sur le boutre six caisses de fer ondulé, poutres, planches, etc., destinées à la construction d’une maison confortable pour eux. J’ai aussi fait embarquer cinq sacs de riz à leur usage.</p>



<p>Mon intention en les envoyant à Ndzuani est qu’ils puissent jouir de la liberté que je leur ai accordée, liberté qui, s’ils demeuraient ici, leur serait sans aucun doute retirée dès mon départ : les autorités sakalava<sup data-fn="85ee5fa2-854d-4b14-ba69-d4bcbd47f081" class="fn"><a id="85ee5fa2-854d-4b14-ba69-d4bcbd47f081-link" href="#85ee5fa2-854d-4b14-ba69-d4bcbd47f081">3</a></sup> les réduiraient de nouveau en esclavage, comme cela s’est produit à maintes reprises.</p>



<p>Ayant appris récemment que l’esclavage était aboli ou sur le point de l’être à Ndzuani<sup data-fn="2a9be15c-aa78-4c1c-8038-b2c4ad4ddd8f" class="fn"><a id="2a9be15c-aa78-4c1c-8038-b2c4ad4ddd8f-link" href="#2a9be15c-aa78-4c1c-8038-b2c4ad4ddd8f">4</a></sup>, j’ai choisi cette île pour leur résidence.</p>



<p>Puissent toutes les autorités leur venir en aide, et que Dieu les protège !</p>



<p class="has-text-align-right"><em>(Signé) <strong>H. N. SMITH</strong></em><br><em>Agent de George Ropes,<br>Maintirano, côte ouest de Madagascar.</em></p>



<p><strong>P.S. —</strong> Les seuls autres passagers du boutre sont les trois épouses d’Alawi bin Saïd : Hanifa, Fia et Yaffarani Mamwale. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Article et référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://beshelea.com/esclavage-traite-10-octobre-1882/">Abolitions de l&rsquo;esclavage aux Comores : Traité du 10 octobre 1882</a></li>



<li>Correspondence relative to the slave trade 1858-1892, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (february 1884)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="3e5f9430-bb04-4e06-a967-ffd010eeb0a2"><em>Ville de la côte occidentale de Madagascar, Maintirano se situe en pays sakalava, ancien territoire du royaume d’Iboina. Elle est aujourd’hui le chef-lieu de la région de Melaky.</em> <a href="#3e5f9430-bb04-4e06-a967-ffd010eeb0a2-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ff61c7d2-bb73-4e78-9750-22bc144a0a1f"><em>Sultan Abdallah bin Salim.</em> <a href="#ff61c7d2-bb73-4e78-9750-22bc144a0a1f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="85ee5fa2-854d-4b14-ba69-d4bcbd47f081"><em>À cette époque, l’esclavage n’y est pas encore aboli dans ces contrées.</em> <a href="#85ee5fa2-854d-4b14-ba69-d4bcbd47f081-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="2a9be15c-aa78-4c1c-8038-b2c4ad4ddd8f"><em>En effet, un traité a été signé le 10 octobre 1882 entre Ndzuani et les Britanniques, prévoyant une abolition progressive de l’esclavage sur l’île.</em> <a href="#2a9be15c-aa78-4c1c-8038-b2c4ad4ddd8f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Lettre de Saïd Omar wa Saïd Hasan à Mohammed bin Masud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:05:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Salim]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Maore]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed bin Masud]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Ali wa Saïd Omar]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar wa Saïd Hasan]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : Malgré l’abolition officielle de l’esclavage à Maore, les autorités françaises, nouvellement installées sur l’île, mirent en place parallèlement un système de travail forcé dit des « engagés », destiné à servir les intérêts des colons planteurs. Cette politique eut pour première conséquence de relancer le trafic d’esclaves dans l’ensemble de l’archipel et dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte : </strong>Malgré <a href="https://beshelea.com/esclavage-ordonnance-9-decembre-1846/">l’abolition officielle de l’esclavage</a> à Maore, les autorités françaises, nouvellement installées sur l’île, mirent en place parallèlement un système de travail forcé dit des « engagés », destiné à servir les intérêts des colons planteurs. Cette politique eut pour première conséquence de relancer le trafic d’esclaves dans l’ensemble de l’archipel et dans la région.</em></p>



<p><em>Certains notables locaux profitèrent de la situation pour en tirer avantage, à l’image du vieux prince Saïd Omar wa Saïd Hasan de Ndzuani, exilé à Maore, francophile et dévoué à la cause coloniale, ainsi que de son fils Saïd Ali wa Saïd Omar, alors sultan de Ngazidja. La lettre adressée au courtier et interprète Mohammed bin Masud illustre la nature et l’ampleur de leur implication dans ce commerce d’êtres humains.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Maore, 1883</em><sup data-fn="300cae87-65cf-4cf0-b5ff-bb1c7cb676ee" class="fn"><a id="300cae87-65cf-4cf0-b5ff-bb1c7cb676ee-link" href="#300cae87-65cf-4cf0-b5ff-bb1c7cb676ee">1</a></sup></p>



<p>« Votre lettre, très intéressante et importante, m’est bien parvenue, et que Dieu veuille que vous puissiez mener toutes vos affaires selon vos désirs. La personne à qui vous aviez confié votre lettre s’est attardée plusieurs jours en route<sup data-fn="c0758b26-510d-4976-8f7a-60abf6d44d2c" class="fn"><a id="c0758b26-510d-4976-8f7a-60abf6d44d2c-link" href="#c0758b26-510d-4976-8f7a-60abf6d44d2c">2</a></sup>, et il ne reste à présent que six jours avant le départ du navire, ce qui m’ennuie beaucoup, car il sera impossible d’achever vos affaires à temps.</p>



<p>Cependant, toutes les choses seront envoyées par les mains de Mohammed bin Abderrahman. Même le riz, je ne puis l’expédier avant ce moment-là, car j’avais déjà achevé de charger le navire avec les marchandises des Européens<sup data-fn="ac33ed5a-6db9-4cb9-bf18-16cf8c1378f6" class="fn"><a id="ac33ed5a-6db9-4cb9-bf18-16cf8c1378f6-link" href="#ac33ed5a-6db9-4cb9-bf18-16cf8c1378f6">3</a></sup> avant que votre lettre ne m’arrivât. Mais vous savez qu’ils sont tous de notre côté ; en vérité, j’ai moi-même un petit intérêt dans leur entreprise.</p>



<p>Et maintenant, je vous prie instamment d’avertir Saïd Ali de ne rien changer ni revenir sur aucun de mes contrats ou promesses faits aux Européens ; et si un autre Français arrivait, désireux d’acheter des esclaves, dites à Ali qu’aucun de ceux dont j’ai déjà convenu ne doit leur être vendu, quel que soit le prix offert. Il devra dire que son père les a déjà promis en bloc à M. Routier<sup data-fn="793459d9-0644-41cd-8dd3-f111c29f4c93" class="fn"><a id="793459d9-0644-41cd-8dd3-f111c29f4c93-link" href="#793459d9-0644-41cd-8dd3-f111c29f4c93">4</a></sup> et à M. Villéon<sup data-fn="23f0d891-7be0-45fa-aa7b-31801dffe4d0" class="fn"><a id="23f0d891-7be0-45fa-aa7b-31801dffe4d0-link" href="#23f0d891-7be0-45fa-aa7b-31801dffe4d0">5</a></sup>, et qu’ils ne peuvent être ni partagés ni vendus à qui que ce soit d’autre.</p>



<p>Je dois ajouter, pour votre gouverne, que le <a href="https://beshelea.com/esclavage-traite-10-octobre-1882/">sultan Abdallah</a> de Ndzuani a conclu un contrat avec les deux amis que j’ai mentionnés, afin de leur fournir 200 esclaves à raison de 50 dollars par tête, depuis Ndzuani, à livrer dans le port de Maore. Il a déjà envoyé un lot de 30 esclaves, à titre d’acompte et pour marquer son intention d’exécuter le contrat, et il fait parvenir le reste par petits groupes, selon les occasions. Dès que le contrat fut connu, certains planteurs offrirent au sultan Abdallah un prix plus élevé s’il consentait à leur céder les esclaves ; mais il refusa de conclure tout autre marché avant d’avoir livré la totalité des 200 esclaves convenus. Cet incident doit rester strictement secret, car le sultan Abdallah désire ardemment le dissimuler<sup data-fn="8720cc9b-7111-4139-a0f3-ad9810e4ccec" class="fn"><a id="8720cc9b-7111-4139-a0f3-ad9810e4ccec-link" href="#8720cc9b-7111-4139-a0f3-ad9810e4ccec">6</a></sup>.</p>



<p>Toute votre famille ici se porte très bien et vous envoie ses salutations. Cette lettre est écrite par votre ami Saïd Omar bin Saïd Hasan.</p>



<p><strong>P.-S.</strong> — Dites à Saïd Ali que M. Delval<sup data-fn="1ff217c9-3b63-4348-9e7d-6affb14d6fb4" class="fn"><a id="1ff217c9-3b63-4348-9e7d-6affb14d6fb4-link" href="#1ff217c9-3b63-4348-9e7d-6affb14d6fb4">7</a></sup>, Routier, Bundervoët<sup data-fn="ba5a3c5c-e5eb-45bb-8b21-7343b70b292b" class="fn"><a id="ba5a3c5c-e5eb-45bb-8b21-7343b70b292b-link" href="#ba5a3c5c-e5eb-45bb-8b21-7343b70b292b">8</a></sup> et Villéon souhaitent obtenir un document, et qu’il serait préférable qu’ils l’obtiennent pendant que vous serez présent. Mohammed bin Abudu (le secrétaire) sait quels papiers il faudra rédiger. Et, si possible, menez leur affaire rapidement à bien, car ils m’importunent pour obtenir le document, et il ne serait pas convenable de les laisser repartir les mains vides. De plus, Mohammed bin Sheikh<sup data-fn="74c58aef-d1f3-4c96-b486-fba54397ee7e" class="fn"><a id="74c58aef-d1f3-4c96-b486-fba54397ee7e-link" href="#74c58aef-d1f3-4c96-b486-fba54397ee7e">9</a></sup> a remis un document à M. … »</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>SAÏD OMAR BIN SAÏD HASAN</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Article et référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Nés libres mais mis en esclavage par Sultan Saïd Ali wa Saïd Omar</a></li>



<li>Correspondence relative to the slave trade 1884-85, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers, <em>Foreign Office (november 1885)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="300cae87-65cf-4cf0-b5ff-bb1c7cb676ee"><em>Dans la source que nous avons consultée, aucune date n’est indiquée pour ce document. L’on estime toutefois qu’il fut rédigé dans la première moitié de l&rsquo;année 1883.</em> <a href="#300cae87-65cf-4cf0-b5ff-bb1c7cb676ee-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="c0758b26-510d-4976-8f7a-60abf6d44d2c"><em>Mohammed bin Masud se trouvait alors à Ngazidja, à Mroni chez Ali Sham, pour procéder à l’achat d’esclaves dits « engagés ».</em> <a href="#c0758b26-510d-4976-8f7a-60abf6d44d2c-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ac33ed5a-6db9-4cb9-bf18-16cf8c1378f6"><em>Des colons français, voulait-il dire plus précisément.</em> <a href="#ac33ed5a-6db9-4cb9-bf18-16cf8c1378f6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="793459d9-0644-41cd-8dd3-f111c29f4c93"><em>A. Routier, directeur de l&rsquo;Établissement de Soulou</em>. <a href="#793459d9-0644-41cd-8dd3-f111c29f4c93-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="23f0d891-7be0-45fa-aa7b-31801dffe4d0"><em>V. Villéon, directeur des Habitations de la Compagnie des Comores.</em> <a href="#23f0d891-7be0-45fa-aa7b-31801dffe4d0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8720cc9b-7111-4139-a0f3-ad9810e4ccec"><em>En effet, le même sultan Abdallah bin Salim de Ndzuani avait conclu avec les Britanniques un traité d’abolition de l’esclavage près d’un an plus tôt, le 10 octobre 1882. Il parvint cependant à contourner cet engagement en vendant secrètement des esclaves aux Français établis à Maore.</em> <a href="#8720cc9b-7111-4139-a0f3-ad9810e4ccec-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="1ff217c9-3b63-4348-9e7d-6affb14d6fb4"><em>H. Delval, Chef du Service de l&rsquo;Intérieur par intérim.</em> <a href="#1ff217c9-3b63-4348-9e7d-6affb14d6fb4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ba5a3c5c-e5eb-45bb-8b21-7343b70b292b"><em>G. Bundervoët, propriétaire d&rsquo;Ironi-Keli.</em> <a href="#ba5a3c5c-e5eb-45bb-8b21-7343b70b292b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="74c58aef-d1f3-4c96-b486-fba54397ee7e"><em>Gendre de Saïd Omar.</em> <a href="#74c58aef-d1f3-4c96-b486-fba54397ee7e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lettre de Mɓafumu wa Madjuani à Frederic Holmwood (1883)</title>
		<link>https://beshelea.com/mbafumu-wa-madjuani-1883/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 10:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Frederic Holmwood]]></category>
		<category><![CDATA[Mɓafumu wa Madjuani]]></category>
		<category><![CDATA[Msafumu wa Fefumu]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Ali wa Saïd Omar]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte. Dans sa lettre adressée au consul britannique Frederic Holmwood1, Mɓafumu wa Madjuani met en lumière un autre aspect apparu au cours de la seconde nkoɗo nkuu, qui opposa les sultans Msafumu wa Fefumu et Saïd Ali wa Saïd Omar. Il rappelle la question des traités d’abolition de l’esclavage à Ngazidja, signés le 13 octobre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte.</strong> Dans sa lettre adressée au consul britannique Frederic Holmwood</em><sup data-fn="c2e16191-69be-4187-a057-4b5b8ab59e81" class="fn"><a id="c2e16191-69be-4187-a057-4b5b8ab59e81-link" href="#c2e16191-69be-4187-a057-4b5b8ab59e81">1</a></sup><em>, Mɓafumu wa Madjuani met en lumière un autre aspect apparu au cours de la seconde nkoɗo nkuu, qui opposa les sultans Msafumu wa Fefumu et Saïd Ali wa Saïd Omar. Il rappelle la question des traités d’abolition de l’esclavage à Ngazidja, signés le 13 octobre 1882 par Msafumu et Abdallah Saïd Hamza avec les Britanniques. Dans sa missive, il dénonce l’inaction anglaise face à l’assassinat de Msafumu et leur lenteur à réagir à la reprise massive du trafic d’êtres humains.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Itsandraya, 1883</em><sup data-fn="0fe148e9-5c95-4ef3-9206-12069919a25e" class="fn"><a id="0fe148e9-5c95-4ef3-9206-12069919a25e-link" href="#0fe148e9-5c95-4ef3-9206-12069919a25e">2</a></sup></p>



<p><em>[Après compliments.]</em></p>



<p>« J’écris pour vous informer que les gens de Ndzuani<sup data-fn="6f590882-928c-4af5-879a-48ba23053137" class="fn"><a id="6f590882-928c-4af5-879a-48ba23053137-link" href="#6f590882-928c-4af5-879a-48ba23053137">3</a></sup> sont revenus ici, et qu’eux, avec Saïd Ali, ont trompé votre ami (Msafumu) en feignant une paix mensongère<sup data-fn="bbce7aa5-a35d-4d21-9420-758cd7678f85" class="fn"><a id="bbce7aa5-a35d-4d21-9420-758cd7678f85-link" href="#bbce7aa5-a35d-4d21-9420-758cd7678f85">4</a></sup> avec lui. Ils l’ont emmené à Mroni, où ils l’ont retenu pendant huit jours<sup data-fn="a199cc00-85d8-40fa-897d-a61b911cf2c7" class="fn"><a id="a199cc00-85d8-40fa-897d-a61b911cf2c7-link" href="#a199cc00-85d8-40fa-897d-a61b911cf2c7">5</a></sup>, puis, à huit heures du soir, ils l’ont tué.</p>



<p>Telle est la nouvelle, et la raison pour laquelle cela est arrivé, c’est qu’il avait accepté les termes de votre lettre concernant l’affranchissement des esclaves.</p>



<p>Le sultan Abdallah de Ndzuani envoya une lettre à Saïd Ali pour convenir de le tuer. Puis arriva de Ndzuani une autre nouvelle à propos de l’Anglais venu avec ledit Traité : qu’il avait été enchaîné et envoyé en Angleterre, parce qu’il n’avait pas autorité pour le conclure, et que cela était arrivé à la suite d’une lettre de plainte envoyée par le sultan Abdallah à son Gouvernement.</p>



<p>Nous avons donc subi de nouvelles punitions de la part de Saïd Ali, et les deux Traités<sup data-fn="5ed2d68a-78d6-4442-b3b1-6c7402991418" class="fn"><a id="5ed2d68a-78d6-4442-b3b1-6c7402991418-link" href="#5ed2d68a-78d6-4442-b3b1-6c7402991418">6</a></sup> que nous avions conclus furent confisqués par Abdallah Alawi (le Jemadar de Ndzuani), et Saïd Ali les déchira.</p>



<p>Il expédia ensuite à Ndzuani environ 200 des esclaves qui avaient été affranchis en vertu du Traité, et d’autres furent envoyés à Maore par l’intermédiaire de Saleh Madi, le commis des Français. Saleh lui-même arriva sur le navire d’Awathi<sup data-fn="44864010-622a-4541-bb18-9dccc54b1cb9" class="fn"><a id="44864010-622a-4541-bb18-9dccc54b1cb9-link" href="#44864010-622a-4541-bb18-9dccc54b1cb9">7</a></sup>.</p>



<p>Et maintenant, il ne nous reste plus rien, car les gens de Ndzuani ont tout pris de chez nous, nous disant : « Où sont donc vos Chrétiens<sup data-fn="877b720c-5f7e-4504-b333-533c5c850a05" class="fn"><a id="877b720c-5f7e-4504-b333-533c5c850a05-link" href="#877b720c-5f7e-4504-b333-533c5c850a05">8</a></sup> et votre Saïd Barghash<sup data-fn="753fb30e-8cfa-490a-98c0-f7a1e0014032" class="fn"><a id="753fb30e-8cfa-490a-98c0-f7a1e0014032-link" href="#753fb30e-8cfa-490a-98c0-f7a1e0014032">9</a></sup> à présent ? » Et dans la maison de Msafumu, ils ont pris les 3 000 dollars (noirs) qu’il gardait pour les frais du pèlerinage<sup data-fn="df82bd74-b819-48e2-b3b7-1065108e1191" class="fn"><a id="df82bd74-b819-48e2-b3b7-1065108e1191-link" href="#df82bd74-b819-48e2-b3b7-1065108e1191">10</a></sup>.</p>



<p>S’il est vrai que lesdits esclaves ont été garantis libres par vous, vous devez venir rapidement, car on les embarque chaque jour, et nous n’avons aucune force pour les en empêcher ; nous montrons le Traité qui avait été conclu par feu notre frère, Msafumu, mais les gens de Ndzuani n’en tiennent aucun compte. Ils disent : « Vous qui avez conclu le Traité, vous devez maintenant consentir à ce que les esclaves affranchis par cet accord soient repris et vendus. »</p>



<p>Souvenez-vous, vous avez conclu ce Traité avec un Sultan, fût-il petit, et de plus, il se confiait à votre protection. Maintenant, il a été emmené et tué, et pourtant aucune question n’a été soulevée en sa faveur, contrairement à ce que nous pensions devoir être ; et cependant tous disent qu’il n’est point de nation véritable comme les Anglais, qui respectent leurs engagements. Mais nous voyons maintenant le contraire, ou bien est-ce parce que vous n’êtes pas informés de ce qui s’est passé ?</p>



<p>De plus, vous avez écrit des papiers de liberté pour les esclaves d’Abdallah Falahi<sup data-fn="f3f9af1f-3172-4154-8017-ed4234cff556" class="fn"><a id="f3f9af1f-3172-4154-8017-ed4234cff556-link" href="#f3f9af1f-3172-4154-8017-ed4234cff556">11</a></sup>, l’Indien, et ceux-ci ont été réduits de nouveau en esclavage, et il les vend, ainsi que d’autres encore.</p>



<p>Veuillez venir rapidement à nous, sinon les gens de Ndzuani nous détruiront à cause de vous.</p>



<p>Salam<sup data-fn="467f417f-7ba2-4e2b-ad56-0f21c6397699" class="fn"><a id="467f417f-7ba2-4e2b-ad56-0f21c6397699-link" href="#467f417f-7ba2-4e2b-ad56-0f21c6397699">12</a></sup>. »</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>MƁAFUMU WA MADJUANI</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Article et référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Nés libres mais mis en esclavage par Sultan Saïd Ali wa Saïd Omar</a></li>



<li>Correspondence relative to the slave trade 1883-84, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (february 1884)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="c2e16191-69be-4187-a057-4b5b8ab59e81"><em>Holmwood mentionne dans ses notes qu’une lettre similaire avait été reçue des Anciens et de l’ensemble du peuple d’Itsandraya</em>. <a href="#c2e16191-69be-4187-a057-4b5b8ab59e81-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="0fe148e9-5c95-4ef3-9206-12069919a25e"><em>Dans la source que nous avons consultée, aucune date n’est indiquée pour ce document. L’on estime toutefois qu’il fut rédigé entre la mi-février et le mois d’avril 1883.</em> <a href="#0fe148e9-5c95-4ef3-9206-12069919a25e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6f590882-928c-4af5-879a-48ba23053137"><em>Des troupes anjouanaises furent envoyées par le sultan Abdallah bin Salim en appui à Sultan Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#6f590882-928c-4af5-879a-48ba23053137-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="bbce7aa5-a35d-4d21-9420-758cd7678f85"><em>Assiégé pendant plusieurs mois dans le fort d’Itsandraya Mdjini, le sultan Msafumu wa Fefumu fut finalement capturé à la suite d’un piège ourdi par ses ennemis, avec la complicité de certaines figures influentes de son propre camp.</em> <a href="#bbce7aa5-a35d-4d21-9420-758cd7678f85-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a199cc00-85d8-40fa-897d-a61b911cf2c7"><em>Il fut emprisonné à Ɓaiɗi, dans la demeure de Mze Suluhu.</em> <a href="#a199cc00-85d8-40fa-897d-a61b911cf2c7-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="5ed2d68a-78d6-4442-b3b1-6c7402991418"><em>Le 13 octobre 1882, deux traités similaires visant à abolir l’esclavage furent signés entre, d’une part, Msafumu wa Fefumu (Itsandraya) et Abdallah bin Saïd Hamza (Ɓamɓao), et d’autre part, le consul britannique Frederic Holmwood.</em> <a href="#5ed2d68a-78d6-4442-b3b1-6c7402991418-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="44864010-622a-4541-bb18-9dccc54b1cb9"><em>Un boutre appartenant à un Moronien, <em>Ɓ</em>uku [<em>Ɓ</em>unu] Hamaɗi, très impliqué dans le trafic d’esclaves</em>. <a href="#44864010-622a-4541-bb18-9dccc54b1cb9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="877b720c-5f7e-4504-b333-533c5c850a05"><em>Comprendre les Anglais.</em> <a href="#877b720c-5f7e-4504-b333-533c5c850a05-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="753fb30e-8cfa-490a-98c0-f7a1e0014032"><em>Le sultan de Zanzibar, allié des Britanniques et de Msafumu</em>. <a href="#753fb30e-8cfa-490a-98c0-f7a1e0014032-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="df82bd74-b819-48e2-b3b7-1065108e1191"><em><em>Le vol de cette somme d’argent est également rapporté par l’un des protagonistes, Mshangama bin Mwalimu, ancien officier des troupes de Msafumu, avant qu’il ne déserte et ne rejoigne le camp de Saïd Ali.</em></em> <a href="#df82bd74-b819-48e2-b3b7-1065108e1191-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f3f9af1f-3172-4154-8017-ed4234cff556"><em>Un commerçant influent, proche de Saïd Ali</em>. <a href="#f3f9af1f-3172-4154-8017-ed4234cff556-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="467f417f-7ba2-4e2b-ad56-0f21c6397699"><em>Il s’agit d’une formule de salutation d’usage en fin de lettre, qui veut dire « que la paix soit avec vous ».</em> <a href="#467f417f-7ba2-4e2b-ad56-0f21c6397699-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Lettres et rapports sur le début du conflit entre Msafumu et Saïd Ali</title>
		<link>https://beshelea.com/debut-msafumu-said-ali/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah wa Saïd Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Abdurahmane bin Saïd Hamadi]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Barghash bin Saïd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : En mai 1882, la ville de Mroni, où s’est retranché le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar, demeure assiégée par les troupes du sultan Ntiɓe Msafumu wa Fefumu. Des correspondances britanniques nous livrent des détails sur les débuts de ce conflit, la seconde nkoɗo nkuu, jusqu’à ce stade des événements. Deux de ces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> En mai 1882, la ville de Mroni, où s’est retranché le sultan <a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Saïd Ali wa Saïd Omar</a>, demeure assiégée par les troupes du sultan Ntiɓe Msafumu wa Fefumu. Des correspondances britanniques nous livrent des détails sur les débuts de ce conflit, la seconde nkoɗo nkuu, jusqu’à ce stade des événements.</em></p>



<p><em>Deux de ces documents sont des lettres de Samuel Barrett Miles adressées à Granville George Leveson, <a href="https://beshelea.com/said-ali-wa-said-omar-octobre-1883/">comte Granville</a> et secrétaire aux Affaires étrangères. L’une évoque le recrutement de soldats à Zanzibar pour soutenir Msafumu, tandis que l’autre est accompagnée d’un mémorandum relatif à une mission effectuée par l’un des agents de Miles en avril 1882 à Ngazidja. Entre ces deux lettres figure également un courrier envoyé par cet agent, Rider Garforth, à Percy Luxmoore, officier supérieur de la Marine et agent politique intérimaire à Zanzibar.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Lieutenant-colonel Miles à Earl Granville (1)</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Zanzibar, 8 mars 1882</em></p>



<p><em>[Extrait]</em></p>



<p>« Entre-temps, je dois signaler que les frères<sup data-fn="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37" class="fn"><a id="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37-link" href="#d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37">1</a></sup> de Msafumu, l’un des chefs de Ngazidja déposés par Saïd Ali, ont quitté ce lieu avec une troupe d’environ 200 hommes bien armés<sup data-fn="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd" class="fn"><a id="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd-link" href="#6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd">2</a></sup>, afin de rejoindre leur frère, lequel a rassemblé, dans une position forte des montagnes de Ngazidja, un grand nombre de ses partisans, mais mal armés. À moins qu’une aide extérieure ne soit accordée à l’usurpateur<sup data-fn="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2" class="fn"><a id="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2-link" href="#98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2">3</a></sup>, les deux forces réunies n’auront guère de difficulté à le chasser du pays.</p>



<p>Son Altesse Saïd Barghash a, je crois, secrètement fourni à cette troupe armes, munitions et fonds, et elle est accompagnée de son agent de confiance<sup data-fn="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8" class="fn"><a id="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8-link" href="#4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8">4</a></sup>, qui a organisé clandestinement l’expédition.</p>



<p>Son Altesse n’a d’ailleurs pas caché son opposition à la présence de ces réfugiés, bien que cela suffise à peine à expliquer son attitude actuelle. Il est cependant notoire que l’échec de Saïd Ali à rembourser le roi de Ndzuani des lourdes dépenses qu’il a récemment engagées en sa faveur a provoqué une tension considérable dans leurs relations, et il n’est pas improbable que le roi<sup data-fn="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5" class="fn"><a id="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5-link" href="#b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5">5</a></sup> se retourne entièrement contre le chef de Ngazidja<sup data-fn="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d" class="fn"><a id="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d-link" href="#9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d">6</a></sup> si cette négligence devait se poursuivre. Cela s’est peut-être déjà produit, et les faits auraient été communiqués à Son Altesse Saïd Barghash.</p>



<p>Le sultan Abdallah<sup data-fn="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf" class="fn"><a id="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf-link" href="#eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf">7</a></sup> ne s’est pas joint à ce groupe, mais il est depuis parti pour Ngazidja avec dix-sept partisans, sans doute dans le but d’observer l’évolution des événements.</p>



<p>Le sultan <a href="https://beshelea.com/abdurahmane-ii-assassine-peuple/">Abdurahmane de Mwali</a>, arrivé ici il y a un mois en visite auprès de Son Altesse Saïd Barghash, est reparti par courrier pour le Mozambique, sans doute dans l’espoir d’y obtenir rapidement des nouvelles des Comores. Ce prince n’a reçu aucun encouragement de la part de Son Altesse Saïd Barghash, qui connaît parfaitement son caractère<sup data-fn="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843" class="fn"><a id="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843-link" href="#eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843">8</a></sup>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Capitaine Garforth au Capitaine Luxmoore</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>« Éclipse », en mer, 20 avril 1882</em></p>



<p>« À notre arrivée à Mroni, île de Ngazidja, le 15 avril, je trouvai la ville, ceinte de murailles, occupée par l’actuel prétendu chef de l’île, Saïd Ali, et ses partisans. En même temps, elle était assiégée par l’ancien chef de Ngazidja, Msafumu, dont le quartier général se trouvait au village d’Itsandraya, à environ quatorze milles de là. Celui-ci était assisté d’environ 150 soldats envoyés par le sultan de Zanzibar, il y a de cela deux mois.</p>



<p>Saïd Ali et ses partisans étaient entièrement encerclés et ne pouvaient sortir de la ville. Un boutre était récemment arrivé avec une cargaison de riz, ce qui pourrait lui permettre de tenir un peu plus longtemps. Les embarcations qui débarquaient la cargaison, à une encablure de ce navire, furent prises pour cible par les gens de Msafumu après notre arrivée.</p>



<p>J’eus un entretien à bord de ce navire avec Msafumu et l’officier commandant les soldats du sultan<sup data-fn="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4" class="fn"><a id="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4-link" href="#f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4">9</a></sup>. Ils m’assurèrent que, s’ils s’emparaient de la ville de Mroni — ce qui, étant donné l’encerclement, n’était qu’une question de temps — ils respecteraient toute propriété privée et enverraient Saïd Ali à Zanzibar. J’informai le chef qu’il s’agissait là d’une affaire sur laquelle je ne pouvais émettre aucune opinion personnelle, mais qu’au moment de la prise de la ville, toute privation inutile imposée aux habitants ne manquerait pas d’attirer le mécontentement du gouvernement anglais.</p>



<p>Je revisite l’île le 19 du courant et constatai qu’aucun changement n’était intervenu dans la situation. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lieutenant-colonel Miles à Earl Granville (2)</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Zanzibar, 5 mai 1882</em></p>



<p>« Comme le navire de Sa Majesté <em>« Philomel »</em> avait reçu l’ordre de se rendre aux îles Comores, j’ai profité de l’occasion pour y envoyer un officier afin de suivre les événements. Il quitta Zanzibar le 13 avril et revint le 22 à bord du navire de Sa Majesté <em>« Eclipse »</em>, et j’ai l’honneur de joindre un mémorandum des notes qu’il a prises.<br>J’y joins également copie d’un rapport du capitaine Garforth, commandant le navire de Sa Majesté <em>« Eclipse »</em>, qui m’a été obligeamment communiqué par l’officier supérieur de la marine présent ici, le capitaine Luxmoore, C.B.<br>Le départ de l’expédition organisée et expédiée par Son Altesse Saïd Barghash avec les frères de Msafumu a été signalé dans ma dépêche du 8 mars, et, d’après les informations maintenant reçues, il semble y avoir peu de doute quant à son succès final dans l’expulsion de Saïd Ali de Mroni. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mémorandum</h4>



<p>« Il arriva à Ngazidja le 19 avril 1882 et se rendit à Itsandraya, où je trouvai Msafumu<sup data-fn="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070" class="fn"><a id="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070-link" href="#61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070">10</a></sup> et Abdallah bin Hamza<sup data-fn="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a" class="fn"><a id="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a-link" href="#b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a">11</a></sup>. Msafumu m’informa que Mroni avait autrefois appartenu à Saïd Ahmed<sup data-fn="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f" class="fn"><a id="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f-link" href="#b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f">12</a></sup>, qui, à sa mort, l’avait légué à son fils Muhammad. Saïd Muhammad l’avait transmis à Mwinyi Mdji qui, avant de mourir, en donna la préférence à Saïd Abdallah bin Hamza, plus âgé que son demi-frère<sup data-fn="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9" class="fn"><a id="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9-link" href="#4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9">13</a></sup> Saïd Ali. Il y a quatre ans<sup data-fn="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501" class="fn"><a id="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501-link" href="#90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501">14</a></sup>, Saïd Ali se rendit auprès de Msafumu et lui demanda de lui remettre Mroni. Msafumu répondit qu’Ali était trop jeune, mais que, d’ici deux ou trois ans, il le ferait. Ali se rendit alors à Zanzibar et obtint de Saïd Barghash une lettre en sa faveur adressée à Msafumu. Cependant, lorsque ce dernier la reçut, il répondit la même chose qu’auparavant, à savoir qu’il fallait attendre.</p>



<p>Saïd Ali s’adressa alors à son père à Maore pour obtenir de l’aide, et celui-ci lui donna une lettre de recommandation pour le sultan Abdallah de Ndzuani, dans laquelle il s’engageait à couvrir toutes les dépenses encourues par le sultan pour envoyer des soldats aider son fils à obtenir Mroni. Le sultan Abdallah promit son assistance et dit à Saïd Ali de retourner à Ngazidja et d’attendre à Shinɗini<sup data-fn="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8" class="fn"><a id="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8-link" href="#122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8">15</a></sup>. Peu de temps après, il envoya 150 soldats armés sur l’un de ses propres boutres. C’était il y a environ six mois.</p>



<p>Msafumu, percevant les intentions hostiles d’Ali, en informa aussitôt Saïd Barghash, qui envoya son homme Kara Hadji, un natif de Ngazidja. Kara ne fut pas écouté par Saïd Ali, qui le rattrapa sur la route après qu’il eut été congédié, et l’aurait tué si Kara n’avait réussi à s’échapper à bord d’un boutre arabe. Ali attaqua également un certain Muttar bin Abdullah, un autre émissaire envoyé par Saïd Barghash pour affaires, et faillit le tuer. Mais Muttar parvint à s’enfuir.</p>



<p>Said Ali attaqua ensuite la maison de son frère à Mroni, mais Saïd Abdallah et son épouse s’échappèrent à bord d’un boutre arabe. La ville, en revanche, fut prise, et 49 personnes, dont trois femmes, furent tuées dans l’affaire. Après avoir quitté Mroni, Ali se rendit à Itsandraya pour en expulser Msafumu. Celui-ci, n’ayant pas la force de résister, s’enfuit, et Itsandraya fut facilement pris<sup data-fn="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22" class="fn"><a id="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22-link" href="#e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22">16</a></sup> et remis à Ntiɓe Mbamba, cousin de Msafumu.</p>



<p>Depuis Itsandraya, Ali écrivit à <a href="https://beshelea.com/bwana-fumu-wa-mbafumu-1883/">Ɓwana Fumu</a><sup data-fn="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0" class="fn"><a id="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0-link" href="#97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0">17</a></sup>, le sultan de Mitsamihuli, le menaçant de l’attaquer à moins qu’il ne se soumît. Ɓwana Fumu céda et fut envoyé par Ali demander la soumission de Singa<sup data-fn="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95" class="fn"><a id="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95-link" href="#7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95">18</a></sup>, la sultane de Mbuɗe. La reine n’opposant aucune résistance, Ali marcha ensuite sur Ntsudjini, un lieu appartenant à Msafumu et tenu par l’un de ses hommes. Dans cette expédition, il réussit également et chassa l’homme de Msafumu. Il se rendit ensuite à Hamahame et s’en empara aussi<sup data-fn="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1" class="fn"><a id="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1-link" href="#9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1">19</a></sup>, saisissant tous les esclaves du sultan Abdallah sur ses deux plantations, nommées Silleit et Ɓiladi. Saïd Ali s’empara de tous les biens de Msafumu à Itsandraya — esclaves, ornements, argent — et fit couper les mains de sa belle-mère.</p>



<p>Pendant ce temps, Msafumu, qui s’était réfugié dans la brousse<sup data-fn="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45" class="fn"><a id="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45-link" href="#e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45">20</a></sup>, se rendit à Galiani<sup data-fn="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905" class="fn"><a id="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905-link" href="#c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905">21</a></sup>, d’où il recruta 100 hommes pour l’aider contre Ali. Marchant ensuite vers Maweni<sup data-fn="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af" class="fn"><a id="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af-link" href="#44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af">22</a></sup>, un lieu proche de Ntsudjini, il écrivit à Ali, alors à Mbuɗe, lui proposant le combat. Ali retourna aussitôt à Ntsudjini et, après avoir observé la position de Msafumu, se mit en marche contre lui. C’était le 17 rabi el-awal<sup data-fn="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab" class="fn"><a id="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab-link" href="#1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab">23</a></sup>. Au même moment, Msafumu, laissant la moitié de ses forces à Maweni, prit l’autre moitié avec lui et, faisant un détour, entra à Ntsudjini qu’Ali venait de quitter<sup data-fn="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533" class="fn"><a id="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533-link" href="#ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533">24</a></sup>. Ali eut un léger accrochage avec les hommes de Msafumu, au cours duquel trois furent tués, puis, laissant Msafumu maître de Ntsudjini, il retourna à Mroni.</p>



<p>Le 8 du mois suivant (rabi el-akhir<sup data-fn="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81" class="fn"><a id="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81-link" href="#42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81">25</a></sup>), le boutre<sup data-fn="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0" class="fn"><a id="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0-link" href="#887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0">26</a></sup> transportant les troupes de Saïd Barghash, sous le commandement de Kara Hadji, arriva au large de Itsandraya. À leur vue, l’homme d’Ali, Ntiɓe Mbamba, se replia aussitôt sur Mroni. Kara Hadji débarqua ses troupes et envoya Mohammed Jan chercher Msafumu. À son arrivée, tout le groupe se rendit à Mroni, où Saïd Ali est désormais assiégé. Mroni possède cinq portes, et cinquante hommes sont placés à chacune d’elles pour empêcher les assiégés de sortir.</p>



<p>Le 26 rabi el-akhir<sup data-fn="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b" class="fn"><a id="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b-link" href="#775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b">27</a></sup>, Saïd Omar, qui avait rejoint son fils Ali depuis Maore, s’enfuit à Mwali avec Mohammed Othman, l’agent du sultan de Ndzuani. On dit que Saïd Ali a muré les portes de Mroni de l’intérieur. Msafumu a depuis pris les villages suivants, outre de plus petits hameaux : Mvuni, Unkazi, Nyumadzaha, Vuvuni<sup data-fn="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529" class="fn"><a id="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529-link" href="#af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529">28</a></sup> et Mɗe. Ikoni, un grand village de l’intérieur, fut pris, pillé et incendié, mais personne n’y fut tué.</p>



<p>Saïd Abdallah bin Hamza arriva à Ngazidja sur un boutre distinct de celui de Kara Hadji et rejoignit son frère Ali, avec qui il demeura trois jours. Ali lui proposa de partager Mroni à condition qu’il ne se joigne pas à Msafumu. Abdallah, toutefois, sous prétexte de se rendre à sa plantation de Mroni, partit pour Itsandraya et rejoignit Msafumu, qui le posta à Mkongoni, à l’extrémité nord du port de Mroni, pour empêcher les boutres d’y mouiller.</p>



<p>Dans les combats qui ont eu lieu à Mroni, Saïd Ali a perdu 21 hommes, dont 15 esclaves Makua. Msafumu a perdu 13 tués et 6 blessés. Des troupes de Saïd Barghash, 2 ont été tués et 3 blessés.</p>



<p>Lorsque Saïd Omar se rendit à Mwali, il demanda de l’aide à Abdurahmane, frère du sultan<sup data-fn="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f" class="fn"><a id="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f-link" href="#14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f">29</a></sup>, mais celle-ci fut refusée au motif que quarante soldats avaient déjà été donnés à Saïd Ali lors de sa première expédition, et que le sultan n’avait pas reçu sa part du butin en retour. Saïd Omar se rendit alors à Maore, mais n’y obtint aucun soutien. Il est désormais parti à Marambosi pour solliciter l’aide de Mohammed bin Abdullah Ba Kushweni, ancien gouverneur de Mombasa, et Msafumu a envoyé des espions à sa suite pour observer ses démarches. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Références :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Correspondence relative to the slave trade 1882-83, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (N°1, 1883)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37"><em>Il s’agit du sultan Abdallah bin Hamza de <em>Ɓamɓao</em>, des princes d’Itsandraya Fumu Mhanɗa et Mlanau Hinye, ainsi que d’Ahmed bin Mshangama, ancien vizir d’Itsandraya.</em> <a href="#d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd"><em>La majorité d’entre eux appartient à l’ethnie nyamwezi.</em> <a href="#6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2"><em>Comprendre sultan Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8"><em>Abubakar bin Hadji, connu sous le nom de Kara Hadji, fils d’un ancien vizir d’Itsandraya et officier de police de Saïd Barghash.</em> <a href="#4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5"><em>Sultan Abdallah bin Salim de Ndzuani.</em> <a href="#b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d"><em>Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf"><em>Abdallah bin Hamza</em>. <a href="#eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843"><em>Le jeune sultan Abdurahmane bin Saïd Hamadi jouissait d’une réputation de tyran imprévisible, enclin à l’alcool et aux mauvaises mœurs.</em> <a href="#eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4"><em>Cet officier pourrait être Kara Hadji ou Maɗi wa Hamaɗi.</em> <a href="#f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070"><em>Msafumu wa Fefumu, sultan d&rsquo;Itsandraya et Ntibe de Ngazidja.</em> <a href="#61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a"><em>Sultan du Ɓamɓao, beau-frère et allié de Msafumu.</em> <a href="#b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f"><em>Ahmed bin Said Ali bin Swaleh, ancien sultan du Ɓamɓao et Ntiɓe de Ngazidja.</em> <a href="#b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9"><em>Cette confusion, relevée tout au long du rapport, provient du fait qu’ils étaient cousins.</em> <a href="#4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501"><em>Cela situe ainsi le retour de Saïd Ali à Ngazidja en 1878.</em> <a href="#90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8"><em>Ville qui abritait le principal port du sud de l’île, au Mbadjini.</em> <a href="#122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22"><em>En avril 1880.</em> <a href="#e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0"><em>Ɓwana Fumu wa Mɓafumu</em>. <a href="#97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95"><em>La sultane Singa wa Madi Djimba.</em> <a href="#7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1"><em>Saïd Ali devient donc pour la première fois Ntiɓe de Ngazidja.</em> <a href="#9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45"><em>Il s&rsquo;est refugié dans le Mbwankuu.</em> <a href="#e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 20"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905"><em>On peut se demander s’il ne s’agit pas de Shezani, réfugié dans le Mbwankuu.</em> <a href="#c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 21"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af"><em>Selon le récit d’Abdallah bin Wazir, il s’agirait plutôt de Dzahadjuu (Dzahani).</em> <a href="#44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 22"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab"><em>Le 17 rabi el-awal 1298, correspondant au lundi 6 février 1882</em>. <a href="#1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 23"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533"><em>Il y ramena ses troupes pour camper dans un lieu appelé Mifumɓuni, non loin de Dzahani.</em> <a href="#ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 24"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81"><em>Le 8 rabi el-akhir 1298, correspondant au lundi 27 février 1882.</em> <a href="#42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 25"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0"><em>Ce boutre aurait appartenu à un certain Saïd wa Suɓeta.</em> <a href="#887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 26"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b"><em>Le 26 rabi el-akhir 1298, correspondant au vendredi 17 mars 1882.</em> <a href="#775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 27"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529"><em>Dans la lettre, il est mentionné Mfoongoni. Cette appellation correspond, selon notre analyse, à Vuvuni, tant par la prononciation que par la mention immédiate de la ville voisine de Mɗe. Toutefois, il pourrait également s’agir, dans une autre hypothèse, de Mapvinguni.</em> <a href="#af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 28"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f"><em>Il s’agit d’une erreur : Abdurahmane (bin Saïd Hamaɗi) est en réalité le sultan lui-même.</em> <a href="#14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 29"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://beshelea.com/debut-msafumu-said-ali/">Lettres et rapports sur le début du conflit entre Msafumu et Saïd Ali</a> appeared first on <a href="https://beshelea.com">Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</a>.</p>
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		<title>Lettre de Saïd Ali wa Saïd Omar à Earl Granville, octobre 1883</title>
		<link>https://beshelea.com/said-ali-wa-said-omar-octobre-1883/</link>
					<comments>https://beshelea.com/said-ali-wa-said-omar-octobre-1883/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 13:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Earl Granville]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Maore]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Ali wa Saïd Omar]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : Le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar adresse une lettre au Britannique Granville George Leveson, comte Granville et secrétaire aux Affaires étrangères, afin de réclamer justice après la destruction, début octobre, de trois boutres dans la baie de Kalaweni, à Mroni. L’opération fut menée par le sous-lieutenant Martin, commandant du navire Undine. Les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> Le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar adresse une lettre au Britannique Granville George Leveson, comte Granville et secrétaire aux Affaires étrangères, afin de réclamer justice après la destruction, début octobre, de trois boutres dans la baie de Kalaweni, à Mroni. L’opération fut menée par le sous-lieutenant Martin, commandant du navire Undine. Les trois embarcations étaient soupçonnées de participer au trafic d’esclaves.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Mroni, octobre 1883</em><sup data-fn="2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284" class="fn"><a id="2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284-link" href="#2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284">1</a></sup></p>



<p>« Monseigneur,</p>



<p>Le soussigné, humble pétitionnaire, a l’honneur d’informer Votre Seigneurie que le commandant du navire de Sa Majesté <em>Undine</em> a brûlé trois boutres<sup data-fn="d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0" class="fn"><a href="#d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0" id="d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0-link">2</a></sup> sur le rivage de ma ville de Mroni, sans aucun motif ; l’un d’eux m’appartenait, construit à Maore il y a près de trois ans, et n’avait jamais effectué d’autre traversée qu’entre les îles Comores ; les deux autres appartenaient à des citoyens de Ngazidja.</p>



<p>Le premier demeurait sur la plage de Mroni pour réparations depuis trois ans, et venait d’être remis en état de naviguer.</p>



<p>Le troisième avait transporté quelques hommes de Ngazidja, engagés par des propriétaires de plantations de canne à sucre de Maore<sup data-fn="9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33" class="fn"><a id="9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33-link" href="#9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33">3</a></sup>, en présence d’un officier français et d’un interprète de Maore. C’est pourtant ce bâtiment que le sultan Abdallah bin Saïd Hamza<sup data-fn="b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb" class="fn"><a id="b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb-link" href="#b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb">4</a></sup> a dénoncé au commandant de l’<em>Undine</em>, en l’accusant d’avoir servi à convoyer des esclaves vers ladite île.</p>



<p>Or, ces hommes avaient quitté Ngazidja sur ledit navire à l’époque même où le sultan Abdallah<sup data-fn="378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3" class="fn"><a id="378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3-link" href="#378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3">5</a></sup> régnait en personne sur ce territoire.</p>



<p>Dans l’espoir que Votre Seigneurie rétablira la justice en ce qui concerne nos droits. »</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>SAID ALI WA SAID OMAR</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Article et référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Nés libres mais mis en esclavage par Sultan Saïd Ali wa Saïd Omar</a></li>



<li>Correspondence relative to the slave trade 1883-84, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (february 1884)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284"><em>La date exacte de la lettre n’est pas indiquée : seuls le mois et l’année sont connus. L’on sait toutefois avec certitude qu’elle fut rédigée dans la seconde moitié d’octobre.</em> <a href="#2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0"><em>Il est question des boutres « <em>Mashasay »</em>, « <em>Malavia »</em> et d’un troisième dont le nom n’a pas été mentionné. Ces navires furent saisis le 12 octobre 1883 à Mroni par l’écuyer-commandant W. P. Ponsford, avant d’être détruits, sur ordre du sous-lieutenant Martin, alors commandant de l’<em>Undine</em>.</em> <a href="#d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33"><em>Il reconnaît néanmoins que son boutre participait au trafic de « travailleurs engagés ».</em> <a href="#9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb"><em>Une erreur s’est glissée dans la retranscription anglaise, où l’on a mentionné « Abdallah bin Saïd Omar » au lieu du nom exact.</em> <a href="#b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3">Abdallah bin Saïd Hamza fut sultan du Ɓamɓao avant d’être renversé par son cousin, Saïd Ali wa Saïd Omar. <a href="#378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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