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	<title>Mila Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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	<title>Mila Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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	<item>
		<title>Quelques éléments du âɗa de Mroni au début du 20e siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 19:06:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mila]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Wazir]]></category>
		<category><![CDATA[Mroni]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article s’inscrit dans une série consacrée à d’anciens témoignages comoriens portant sur les notions de nɗola / harusi et de âɗa na mila à Ngazidja.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En matière d’âɗa na mila, chaque génération, au fil du temps, porte ses propres spécificités. Et même au sein d’une même génération, bien qu’il existe un socle commun, les coutumes ne sont pas uniformes à Ngazidja. Selon les localités, certains usages varient, tant dans leur forme que dans leur ampleur. La ville de Mroni n’échappe pas à cette réalité. Nous en avons aujourd’hui une connaissance plus fine grâce au témoignage du Ntsudjinien Abdallah bin Wazir, qui éclaire certaines subtilités du <a href="https://beshelea.com/mariage-coutumes-19e-ngazidja/">nɗola ya âɗa</a> dans cette localité du Ɓamɓao à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. Son récit a été recueilli à Hambourg en 1913 par le chercheur allemand Martin Heepe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Haɓari za âɗa za Mroni, par Abdallah bin Wazir (19 juillet 1913)</h3>



<p>« Rapports de Ngazidja provenant de la ville de Mroni :</p>



<p>Ainsi en est-il de leur coutume : lorsqu’une personne entre dans un <a href="https://beshelea.com/anciennes-traditions-ndola-ngazidja/">hirimu</a><sup data-fn="40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8" class="fn"><a id="40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8-link" href="#40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8">1</a></sup>, elle a pour habitude d’abattre (et de faire cuire) un <em>mɓuzi ya hirimu</em><sup data-fn="8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63" class="fn"><a id="8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63-link" href="#8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63">2</a></sup>. Ces chèvres des classes d’âge sont, depuis les temps anciens, un usage établi. Chez les gens d’autrefois, les chèvres qu’ils abattaient lors de leurs fêtes de mariage étaient peu nombreuses. L’un abattait une chèvre pour 5 rials<sup data-fn="65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3" class="fn"><a id="65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3-link" href="#65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3">3</a></sup>, un autre une chèvre pour 10 rials. Cela représentait une très grande chèvre pour les gens d’autrefois. En revanche, les chèvres que nous possédons aujourd’hui et que nous abattons maintenant dépassent de loin celles qu’ils avaient jadis lors de leurs festins de noces. La dépense pour les chèvres qu’une personne abat aujourd’hui s’élève déjà à 150 ou 200 rials.</p>



<p>Il en est ainsi des chèvres des classes d’âge [mɓuzi za hirimu] dans la ville de Mroni. Quant aux chèvres lors des mariages, elles sont innombrables. Chacun se marie selon ses moyens. Les gens apportent de nombreuses choses. Un homme a coutume d’apporter 250, ou 300, ou 400, ou 450 rials. Telle est la somme que l’on apporte aujourd’hui.</p>



<p>Et lorsque quelqu’un apporte ces biens, les femmes ont coutume de s’y rendre, de s’asseoir dans la maison de la femme à laquelle les biens ont été apportés, et de chanter et de danser. Lorsque les hommes arrivent avec les biens et qu’ils apportent environ 200 rials, les gens de la ville en reçoivent 100 rials. C’est le <em>karam</em><sup data-fn="68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607" class="fn"><a id="68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607-link" href="#68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607">4</a></sup> de la ville. Si quelqu’un apporte 300 rials, il organise un karam pour 140 rials ; si quelqu’un apporte 400 rials, il en dépense 160 rials : c’est le karam de la ville, financée à partir des biens qui ont été apportés.</p>



<p>Lorsque quelqu’un a entièrement livré les biens et offert le karam ya mdji, il retourne ensuite abattre de nouveau des <em>mɓe za karam</em><sup data-fn="8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650" class="fn"><a id="8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650-link" href="#8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650">5</a></sup> pour la célébration. Il abat un mfulwa mɓe<sup data-fn="a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3" class="fn"><a id="a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3-link" href="#a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3">6</a></sup>, un mɓe ɗume [taureau] et une mɓe nene [vache grasse]. Tels sont les bovins destinés à la fête. Puis il se repose. Et il met en ordre les biens qu’il enverra lorsque le marié fera son mdjio ɗahoni<sup data-fn="680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541" class="fn"><a id="680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541-link" href="#680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541">7</a></sup>. Telles sont les informations concernant le père de la femme.</p>



<p>De son côté, l’homme, après avoir apporté les biens, donné le karam et fait abattre les bovins pour la célébration [mɓe za karam], a coutume de préparer le « <em>ipamkono</em><sup data-fn="0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9" class="fn"><a id="0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9-link" href="#0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9">8</a></sup> » pour la femme. L’homme prend 10 <em>pauni</em><sup data-fn="4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97" class="fn"><a id="4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97-link" href="#4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97">9</a></sup> et les remet à l’orfèvre, puis il prend 15 pauni, et 12 pauni, et 3 pauni, et 5 pauni, et 2 pauni, et une pauni. Il les donne à l’orfèvre afin que celui-ci lui fabrique les objets destinés au ipamkono pour sa femme. Au moment où l’homme entre dans la maison, il emporte ces objets comme ipamkono et les remet à la femme.</p>



<p>Lorsqu’il est entré, il demeure jusqu’au quatrième jour ; alors il apporte 50 roupies, cinq sacs de riz décortiqué<sup data-fn="893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43" class="fn"><a id="893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43-link" href="#893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43">10</a></sup>, un mfule<sup data-fn="f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385" class="fn"><a id="f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385-link" href="#f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385">11</a></sup>, cinq charges de noix de coco<sup data-fn="2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f" class="fn"><a id="2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f-link" href="#2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f">12</a></sup> et cinq régimes de bananes<sup data-fn="330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167" class="fn"><a id="330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167-link" href="#330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167">13</a></sup>, qu’il fait entrer dans la maison. Le sixième jour, il apporte 60 roupies, deux mfule et six sacs de riz, et les introduit dans la maison. Et le neuvième jour, il apporte le <em>vao</em><sup data-fn="7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320" class="fn"><a id="7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320-link" href="#7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320">14</a></sup>. Ce neuvième jour, l’homme apporte 150 roupies, un très grand bœuf et 130 vêtements : ce sont les habits [vao] qu’il leur remet dans la maison.</p>



<p>Il fait forger : le pectoral (kiɗani<sup data-fn="87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68" class="fn"><a id="87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68-link" href="#87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68">15</a></sup>), le bandeau frontal (mɓo), les bracelets de bras (kekee<sup data-fn="d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4" class="fn"><a id="d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4-link" href="#d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4">16</a></sup>), le triple bracelet (ɓin agiri), les anneaux de cheville (mitale), les boucles d’oreilles (zitali<sup data-fn="05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac" class="fn"><a id="05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac-link" href="#05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac">17</a></sup>), le collier (mkufu<sup data-fn="417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e" class="fn"><a id="417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e-link" href="#417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e">18</a></sup>), l’ornement nasal (ipini<sup data-fn="65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea" class="fn"><a id="65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea-link" href="#65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea">19</a></sup>) et deux bagues (mbere) ; tel est le « Ipamkono » que les gens apportent de nos jours. Le pectoral est en or, le bandeau frontal est en or, les boucles d’oreilles sont en or, les bracelets de bras sont en or, le triple bracelet est en or, l’ornement nasal est en or, les deux bagues sont en or, tandis que les anneaux de cheville sont en argent et le collier en argent. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Die Komorendialekte Ngazidja, Nzwani und Mwali, <em>Martin Heepe (1920).</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8"><em>Classe d’âge à laquelle appartient un groupe d’individus.</em> <a href="#40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63"><em>Une chèvre destinée à la classe d’âge</em>. <a href="#8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3"><em>À cette époque, un rial équivaut à deux roupies (riali ndzima = rupia mɓili).</em> <a href="#65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607"><em>Repas de fête, festin. Dans le cas présent, il s’agit du <em>karamu ya mdji</em>, littéralement le festin de la ville.</em> <a href="#68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650"><em>Expression signifiant littéralement « bovins de festin ».</em> <a href="#8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3"><em>Contraction de <em>mfule ya mɓe</em>, qui désigne un bœuf castré.</em> <a href="#a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541"><em>La procession dite de « l’entrée dans la maison », marquant l’arrivée du marié chez la mariée.</em> <a href="#680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9"><em>Ensemble de bijoux en or offerts à la mariée par le mari lors du grand mariage, pour un poids estimé à plus de trois kilos d’or.</em> <a href="#0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97"><em>Pièces de monnaie anglaises en or.</em> <a href="#4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43"><em>Madjunia matsanu ya ntsohole.</em> <a href="#893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385"><em>Bouc castré.</em> <a href="#f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f"><em>Midzo mitsanu ya nazi.</em> <a href="#2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167"><em>Mirengo mitsanu ya ndrovi.</em> <a href="#330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320"><em>Ensemble des habits d’apparat offerts par l’un des époux à l’autre lors des festivités de mariage.</em> <a href="#7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68"><em>Grand collier en or, composé de plusieurs médaillons couvrant la poitrine ; il fait partie des bijoux constituant le <em>ipamkono</em>.</em> <a href="#87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4"><em>Bracelet large et rigide, en argent ou en or, fermé par une clavette. Il fait partie des bijoux offerts à la mariée lors d’un grand mariage.</em> <a href="#d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac"><em>Également appelé <em>zipuli</em>.</em> <a href="#05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e"><em>Chaîne portée par les femmes autour du cou. On distingue deux types de <em>mkufu</em> : le <em>mkufu wa dhahaɓu</em> (chaîne en or) et le <em>mkufu wa sulutri</em> (chaîne en or épinglée dans les cheveux et descendant sur le front depuis les deux oreilles). Le terme <em>mkufu</em> désigne également une tresse de cheveux allant du front à la nuque.</em> <a href="#417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea"><em>Bijou en or ou en argent porté dans un trou percé au nez, assimilable à un piercing.</em> <a href="#65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


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		<title>Anciennes traditions de Nɗola ya Âɗa à Ngazidja</title>
		<link>https://beshelea.com/anciennes-traditions-ndola-ngazidja/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 19:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mila]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Muhamadi]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Wazir]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
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		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article s’inscrit dans une série consacrée à d’anciens témoignages comoriens portant sur les notions de nɗola / harusi et de âɗa na mila à Ngazidja.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’anthropologue Sultan Chouzour écrit dans son œuvre majeure <em>Le Pouvoir de l’honneur</em><sup data-fn="c1b9af3c-d6c5-445b-a729-c7f4bd3aef71" class="fn"><a id="c1b9af3c-d6c5-445b-a729-c7f4bd3aef71-link" href="#c1b9af3c-d6c5-445b-a729-c7f4bd3aef71">1</a></sup> que : « Aux Comores, où le rôle dominant du groupe est réaffirmé à chaque occasion, la prise en charge de l’enfant afin d’en faire un élément digne de la société constitue une préoccupation majeure. » Il est en effet pertinent de rappeler que, d’un point de vue coutumier, le Comorien — particulièrement à Ngazidja — ne naît pas accompli : il le devient au fil de son existence. De la naissance à la mort, il franchit, au sein de son <em><em><em>ɓ</em></em>ea</em> (classe d’âge), une succession d’étapes au terme desquelles, <em>hirimu</em><sup data-fn="20cc659e-03c2-4ade-9246-d0809e17185d" class="fn"><a id="20cc659e-03c2-4ade-9246-d0809e17185d-link" href="#20cc659e-03c2-4ade-9246-d0809e17185d">2</a></sup> après <em>hirimu</em>, il ou elle se rapproche de la figure idéale et respectable définie par la société coutumière.</p>



<p><a href="https://beshelea.com/mariage-coutumes-19e-ngazidja/">Dans un précédent article</a>, nous avons montré que les festivités de mariage, quels qu’en soient les coûts, répondent avant tout à une nécessité sociologique. Il en va de même des autres jalons de la vie sociale : la naissance d’un enfant, sa circoncision lorsqu’il s’agit d’un garçon, sa mise à l’honneur par un <em>karamu</em><sup data-fn="847fc411-0812-4549-911a-9a5b259c8cfb" class="fn"><a id="847fc411-0812-4549-911a-9a5b259c8cfb-link" href="#847fc411-0812-4549-911a-9a5b259c8cfb">3</a></sup> lorsqu’il s’agit d’une fille, l’apprentissage des règles de bonne conduite en présence et face aux aînés, entre autres. En somme, il s’agit d’un système fondé sur le partage, au sein de la cité, des biens, du prestige et du savoir-vivre.</p>



<p>Or, chaque génération, à travers le temps, porte ses spécificités. Les traditions évoluent, naissent et parfois s’éteignent. C’est dans cette perspective que nous poursuivons la restitution des témoignages recueillis à Hambourg au début du XXᵉ siècle, plus précisément entre 1910 et 1920, par les équipes de Carl Meinhof et de Martin Heepe auprès de navigateurs et aventuriers comoriens. Cette fois, l’attention se porte sur les récits d’Abdallah bin Wazir et d’Abdallah bin Muhamadi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nɗola ya shiNgazidja, par Abdallah bin Wazir (18 juillet 1913)</h2>



<p>« Ceci est un mariage<sup data-fn="fdb0d65b-6911-4f43-bff0-78f79bfd0380" class="fn"><a id="fdb0d65b-6911-4f43-bff0-78f79bfd0380-link" href="#fdb0d65b-6911-4f43-bff0-78f79bfd0380">4</a></sup> de Ngazidja.<br>[Lorsqu’une personne se mariait autrefois — les gens d’autrefois, leur manière de se marier et de donner en mariage —] quand quelqu’un désirait se marier, il apportait des biens ; et les biens que l’on avait coutume d’apporter autrefois ne consistaient pas en argent. Les biens que l’on apportait étaient des vêtements et des esclaves. Un homme avait coutume d’apporter cinq vêtements, trois esclaves femmes wadjahazi et deux esclaves hommes. Tels étaient les biens que l’on apportait en premier lieu. Et lorsque quelqu’un avait apporté ces biens, les gens de la ville avaient coutume de recevoir deux vêtements et un bœuf. Cela constituait leur karamu.</p>



<p>Ensuite, le père de la femme avait coutume de donner, à cette fin, six bœufs et 25 rials<sup data-fn="36be2328-799d-4500-acb3-8fa363ba8266" class="fn"><a id="36be2328-799d-4500-acb3-8fa363ba8266-link" href="#36be2328-799d-4500-acb3-8fa363ba8266">5</a></sup>, qu’il distribuait aux gens de la ville. Cela constituait le karamu de la ville à l’occasion du mariage de sa fille. Le père de la femme se mettait alors à préparer les biens pour le mariage de sa fille : il se procurait beaucoup de riz, beaucoup de noix de coco, beaucoup de miel et beaucoup de chèvres, puis il se tenait prêt à attendre le mari de sa fille afin de le laisser venir et entrer lorsqu’il était prêt et souhaitait entrer dans la maison<sup data-fn="28ceb7fb-e5de-4183-bfcf-a6b9b6154739" class="fn"><a id="28ceb7fb-e5de-4183-bfcf-a6b9b6154739-link" href="#28ceb7fb-e5de-4183-bfcf-a6b9b6154739">6</a></sup>.</p>



<p>Et pour le jour où le marié souhaite entrer dans la maison, les gens préparent des pains, des crêpes et des pâtisseries<sup data-fn="0f509302-59eb-463e-bf87-d383a24eb0e6" class="fn"><a id="0f509302-59eb-463e-bf87-d383a24eb0e6-link" href="#0f509302-59eb-463e-bf87-d383a24eb0e6">7</a></sup>, ainsi que des chèvres, dont on en abat dix, quinze, ou même vingt, selon les capacités de chacun. Lorsque le marié est entré dans la maison, on partage ces pains, ces crêpes, ces pâtisseries et la viande de chèvre rôtie<sup data-fn="e3856892-88cb-442a-9d2c-cc8483a60349" class="fn"><a id="e3856892-88cb-442a-9d2c-cc8483a60349-link" href="#e3856892-88cb-442a-9d2c-cc8483a60349">8</a></sup>. Les gens les partagent entre eux et les emportent chez eux.</p>



<p>Puis viennent les habitants de la ville : le premier hirimu est celui des <em>wafomamdji</em><sup data-fn="3216f10c-26c8-4c30-aa12-6709745d416d" class="fn"><a id="3216f10c-26c8-4c30-aa12-6709745d416d-link" href="#3216f10c-26c8-4c30-aa12-6709745d416d">9</a></sup> [notables de la ville] ; ils reçoivent six pains, quatre chèvres et les crêpes correspondantes ; ils les partagent<sup data-fn="3586daef-ae0e-46cc-8fbc-88f2d322c205" class="fn"><a id="3586daef-ae0e-46cc-8fbc-88f2d322c205-link" href="#3586daef-ae0e-46cc-8fbc-88f2d322c205">10</a></sup> et rentrent chez eux. Vient ensuite le second hirimu, celui des <em>wanazikofia</em><sup data-fn="f82e82c5-ce5d-47e7-9a4e-b051215e9ce9" class="fn"><a id="f82e82c5-ce5d-47e7-9a4e-b051215e9ce9-link" href="#f82e82c5-ce5d-47e7-9a4e-b051215e9ce9">11</a></sup> ; ils reçoivent cinq pains, les crêpes correspondantes et trois chèvres ; ils les partagent, les emportent et rentrent chez eux. Puis vient le hirimu des <em>nganashe</em><sup data-fn="3e576d7a-be01-4aba-b641-340c44a1823e" class="fn"><a id="3e576d7a-be01-4aba-b641-340c44a1823e-link" href="#3e576d7a-be01-4aba-b641-340c44a1823e">12</a></sup> [<em>wanashe</em> ?, jeunes gens] ; ils reçoivent trois pains et deux chèvres, les partagent, les emportent et rentrent chez eux. Les gens retournent ensuite appeler les <em>wanamdji</em><sup data-fn="9234cf83-c7e4-4d38-bbe8-8f5e7b0b8770" class="fn"><a id="9234cf83-c7e4-4d38-bbe8-8f5e7b0b8770-link" href="#9234cf83-c7e4-4d38-bbe8-8f5e7b0b8770">13</a></sup> afin qu’ils viennent manger (boire) la soupe<sup data-fn="3077f3d1-f115-46a4-b696-3446f3d85b11" class="fn"><a id="3077f3d1-f115-46a4-b696-3446f3d85b11-link" href="#3077f3d1-f115-46a4-b696-3446f3d85b11">14</a></sup> et prendre leur repas <em>ɗumɓuso</em>, celui des non-mariés.</p>



<p>C’est là le jour où le marié fait son mwenɗo ɗahoni [entrée dans la maison]. Le lendemain, les gens préparent cinq pains pour les notables de la ville et abattent trois chèvres. Et la seconde nuit, les notables de la ville mangent les plats. Le troisième jour, alors que le marié est encore dans la maison, on a coutume d’apporter une chèvre, quatre sacs de riz<sup data-fn="dca77a73-f117-4dd1-929b-9b583d178169" class="fn"><a id="dca77a73-f117-4dd1-929b-9b583d178169-link" href="#dca77a73-f117-4dd1-929b-9b583d178169">15</a></sup>, quatre charges de bananes portées sur perches<sup data-fn="31b6a176-976d-4049-b08f-3272868507ad" class="fn"><a id="31b6a176-976d-4049-b08f-3272868507ad-link" href="#31b6a176-976d-4049-b08f-3272868507ad">16</a></sup> et quatre charges de noix de coco<sup data-fn="d03dfb62-84c1-408e-9791-4ceec84fca13" class="fn"><a id="d03dfb62-84c1-408e-9791-4ceec84fca13-link" href="#d03dfb62-84c1-408e-9791-4ceec84fca13">17</a></sup>.</p>



<p>Le quatrième jour, on prépare quatre pains et deux chèvres pour les wanazikofia ; ils mangent ce quatrième jour. Le cinquième jour, les jeunes gens viennent et reçoivent trois pains et une chèvre. Le sixième jour a lieu une cérémonie dite <em>keso</em><sup data-fn="17e48086-633e-4c7c-b6a1-90bd7253105b" class="fn"><a id="17e48086-633e-4c7c-b6a1-90bd7253105b-link" href="#17e48086-633e-4c7c-b6a1-90bd7253105b">18</a></sup> durant toute la nuit. Les gens veillent pendant la nuit et récitent le Maulid<sup data-fn="2a88c9e4-435d-4ca2-8abf-4c6ee1f2fcf9" class="fn"><a id="2a88c9e4-435d-4ca2-8abf-4c6ee1f2fcf9-link" href="#2a88c9e4-435d-4ca2-8abf-4c6ee1f2fcf9">19</a></sup> pour le marié. Et celui-ci apporte cinq sacs de riz, deux mfule<sup data-fn="bf7c1591-a40d-41eb-86d6-7a234497f942" class="fn"><a id="bf7c1591-a40d-41eb-86d6-7a234497f942-link" href="#bf7c1591-a40d-41eb-86d6-7a234497f942">20</a></sup>, cinq doubles charges de bananes et cinq charges de noix de coco, qu’il apporte pour le keso.</p>



<p>Le septième jour, les gens ont coutume de préparer quatre pains, d’apporter deux mfule et les crêpes correspondantes. Les wafomamdji viennent alors manger. Le huitième jour, il y a trois pains et un mfule ; les wanazikofia viennent manger. Le neuvième jour vient le dernier hirimu. Ils reçoivent deux pains, les crêpes correspondantes et un mfule ; ils viennent manger puis rentrent chez eux.</p>



<p>Ainsi s’achève le mariage pour la ville. Le neuvième jour, <em>ntswashenɗa</em>, le marié apporte des biens dans la maison de la mariée. Il apporte cinquante sacs de riz, un bœuf, cinquante charges de noix de coco et cinquante doubles charges de bananes. Il apporte également douze vêtements de soie<sup data-fn="efcb6147-e9a1-4615-9e2c-660c600fbfc4" class="fn"><a id="efcb6147-e9a1-4615-9e2c-660c600fbfc4-link" href="#efcb6147-e9a1-4615-9e2c-660c600fbfc4">21</a></sup>, cinquante vêtements en fil<sup data-fn="5c72ef6c-a4e3-4d29-b8a5-74ef4b5205e8" class="fn"><a id="5c72ef6c-a4e3-4d29-b8a5-74ef4b5205e8-link" href="#5c72ef6c-a4e3-4d29-b8a5-74ef4b5205e8">22</a></sup>, six anneaux de cheville<sup data-fn="20f2433f-38a1-4672-b229-bd5a0efecf4d" class="fn"><a id="20f2433f-38a1-4672-b229-bd5a0efecf4d-link" href="#20f2433f-38a1-4672-b229-bd5a0efecf4d">23</a></sup> en argent (trois à porter à chaque cheville), deux bracelets<sup data-fn="9ca0f5c3-fa17-47cb-9c9e-63a22eb5c7db" class="fn"><a id="9ca0f5c3-fa17-47cb-9c9e-63a22eb5c7db-link" href="#9ca0f5c3-fa17-47cb-9c9e-63a22eb5c7db">24</a></sup> en argent ou en or, un bandeau frontal<sup data-fn="cb5abbca-a966-40d5-a3ed-1ae08b4acdc2" class="fn"><a id="cb5abbca-a966-40d5-a3ed-1ae08b4acdc2-link" href="#cb5abbca-a966-40d5-a3ed-1ae08b4acdc2">25</a></sup> en or et un collier<sup data-fn="23a75a5a-6051-41ca-a574-8d025ee0f2fe" class="fn"><a id="23a75a5a-6051-41ca-a574-8d025ee0f2fe-link" href="#23a75a5a-6051-41ca-a574-8d025ee0f2fe">26</a></sup> en argent. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Uliha ze mɓe za harusi à Ngazidja, par Abdallah bin Muhamadi (3 mars 1920)</h3>



<p>« Lorsqu’à Ngazidja quelqu’un abat des bœufs [fête de mariage dite <em>uliha ze mɓe za harusi</em>], il appelle les bouviers<sup data-fn="ed761f62-be0b-44e7-af09-59a6808e170c" class="fn"><a id="ed761f62-be0b-44e7-af09-59a6808e170c-link" href="#ed761f62-be0b-44e7-af09-59a6808e170c">27</a></sup>, et ceux-ci coupent des bâtons de l’arbre mynemɓa (qui sont légers et souples). Puis ils se rendent avec eux au mfureni<sup data-fn="3913b1d0-fbd9-4bfe-8df7-93940a9e5004" class="fn"><a id="3913b1d0-fbd9-4bfe-8df7-93940a9e5004-link" href="#3913b1d0-fbd9-4bfe-8df7-93940a9e5004">28</a></sup>, et ils mettent à part trente bœufs et les font sortir. L’un a coutume de marcher devant et de porter <em>ze âmali</em><sup data-fn="d66753c8-ddff-46f2-b1b3-979cf3b62c33" class="fn"><a id="d66753c8-ddff-46f2-b1b3-979cf3b62c33-link" href="#d66753c8-ddff-46f2-b1b3-979cf3b62c33">29</a></sup>, et les bœufs ont coutume de le suivre, de sorte qu’ils ne se dispersent pas ; on les attire et on les pousse (en avant) jusqu’à ce qu’on arrive avec eux à la ville et qu’on les fasse entrer là au pasheni [dans l’enclos].</p>



<p>Si un bœuf est récalcitrant, les bouviers se mettent en route, prennent le bâton [magique, ze âmali], vont le chercher jusqu’à ce qu’ils le trouvent, et lui tendent le bâton. Alors il a coutume de les suivre ; ils le prennent et viennent avec lui et le mettent dans l’enclos (en ville). Ils restent là jusqu’au matin. Alors les jeunes gens viennent à la porte de cet enclos et se tiennent là, et d’autres s’agenouillent sur le ɓangwe<sup data-fn="b408c6b6-fa2a-4e9d-ba4e-5933c06b19fd" class="fn"><a id="b408c6b6-fa2a-4e9d-ba4e-5933c06b19fd-link" href="#b408c6b6-fa2a-4e9d-ba4e-5933c06b19fd">30</a></sup>. Un bouvier entre dans l’enclos et laisse sortir les bœufs un à un.</p>



<p>Ensuite les wanamdji en saisissent un : l’un le prend d’un côté et un autre le saisit par une corne ; alors le bœuf a coutume de bondir et de les faire tomber. Les autres restent agenouillés, et lorsque le bœuf arrive, ils le saisissent par les cornes ; il s’enfuit rapidement, et les gens le suivent, vont l’attraper, l’abattent, puis reviennent et attendent. Les autres bœufs qui sont dans l’enclos sont, de la même manière, laissés sortir un à un et abattus.</p>



<p>Et lorsqu’ils ont abattu les trente bœufs, ils sont découpés et répartis, et apportés dans les maisons des <em>wandrwadzima</em><sup data-fn="c67822ca-1f50-4c83-a2a2-7bc5b2847eb2" class="fn"><a id="c67822ca-1f50-4c83-a2a2-7bc5b2847eb2-link" href="#c67822ca-1f50-4c83-a2a2-7bc5b2847eb2">31</a></sup>. La viande est cuite avec des bananes, et les wanamdji qui saisissaient les bœufs sont appelés, reçoivent la viande de bœuf, s’en vont et mangent. Ceci est le récit de ce qui se fait lorsqu’on abat des bœufs à l’occasion d’un mariage.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De la mort d&rsquo;un membre de l&rsquo;aristocratie</h4>



<p>Et lorsqu’à Ngazidja un sultan ou un homme de rang élevé meurt, les esclaves femmes wadjahazi prennent des feuilles de bananier sèches et se les enroulent autour de la tête comme un turban, et d’autres feuilles, elles se les mettent autour du cou, et elles vont au ɓangweni, se lamentent et dansent. Et le neuvième jour, les bœufs du deuil<sup data-fn="f749dc47-0123-49a7-98f7-4fd6d5e08afd" class="fn"><a id="f749dc47-0123-49a7-98f7-4fd6d5e08afd-link" href="#f749dc47-0123-49a7-98f7-4fd6d5e08afd">32</a></sup> (de l’enterrement) sont abattus ; du riz est cuit et donné aux gens, et ils mangent. Et ils reçoivent aussi de l’argent (en moyenne une roupie chacun). Ils accomplissent des <em>tahalili</em><sup data-fn="97f05353-d2d8-4993-99f8-141c12bb97ab" class="fn"><a id="97f05353-d2d8-4993-99f8-141c12bb97ab-link" href="#97f05353-d2d8-4993-99f8-141c12bb97ab">33</a></sup>, puis ils distribuent l’argent et rentrent chez eux dans leurs maisons. Ceci est le récit de ce qui se fait lorsqu’à Ngazidja un sultan ou un homme de rang élevé meurt. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Die Komorendialekte Ngazidja, Nzwani und Mwali, <em>Martin Heepe (1920).</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="c1b9af3c-d6c5-445b-a729-c7f4bd3aef71"><em>Le pouvoir de l&rsquo;honneur: Tradition et contestation en Grande Comores, Sultan Chouzour (1994).</em> <a href="#c1b9af3c-d6c5-445b-a729-c7f4bd3aef71-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="20cc659e-03c2-4ade-9246-d0809e17185d"><em>Classe d’âge à laquelle appartient un groupe d&rsquo;individus.</em> <a href="#20cc659e-03c2-4ade-9246-d0809e17185d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="847fc411-0812-4549-911a-9a5b259c8cfb"><em>Repas de fête. Un festin, abattage cérémoniel au profit du fiancé / marié.</em> <a href="#847fc411-0812-4549-911a-9a5b259c8cfb-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="fdb0d65b-6911-4f43-bff0-78f79bfd0380"><em>Il est question ici d&rsquo;un nɗola nkuu (grand mariage).</em> <a href="#fdb0d65b-6911-4f43-bff0-78f79bfd0380-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="36be2328-799d-4500-acb3-8fa363ba8266"><em>À cette époque, un rial équivaut à deux roupies (riali ndzima = rupia mɓili).</em> <a href="#36be2328-799d-4500-acb3-8fa363ba8266-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="28ceb7fb-e5de-4183-bfcf-a6b9b6154739"><em>Au moment où il sera prêt à faire le mdjio ɗahoni. La procession dite de « l’entrée dans la maison », marquant l’arrivée du marié chez la mariée. </em> <a href="#28ceb7fb-e5de-4183-bfcf-a6b9b6154739-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="0f509302-59eb-463e-bf87-d383a24eb0e6"><em>Mikatre na zikatre na zom<em>ɓ</em>o.</em> <a href="#0f509302-59eb-463e-bf87-d383a24eb0e6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e3856892-88cb-442a-9d2c-cc8483a60349"><em>Nyama ya mɓuzi ya hohwa</em>. <a href="#e3856892-88cb-442a-9d2c-cc8483a60349-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="3216f10c-26c8-4c30-aa12-6709745d416d"><em>Wafomamdji (sing. <em>Mfoma mdji</em>), littéralement « rois de la cité » ou « rois de la ville » (<em>mfaume wa mdji</em>). Ce terme désigne le <em>hirimu</em> (groupe) des personnes ayant accompli leur grand mariage ainsi que celui de leur fille aînée.</em> <a href="#3216f10c-26c8-4c30-aa12-6709745d416d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="3586daef-ae0e-46cc-8fbc-88f2d322c205"><em>Il utilise le verbe waâna, alors qu’aujourd’hui on emploierait plus volontiers wanyisa (partager).</em> <a href="#3586daef-ae0e-46cc-8fbc-88f2d322c205-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f82e82c5-ce5d-47e7-9a4e-b051215e9ce9"><em>Wanazikofia (sing. <em>Mna ikofia</em>), littéralement « porteurs de calotte » (<em>kofia</em>, petit bonnet). Il s’agit du nom attribué au <em>hirimu</em> des hommes ayant réalisé leur grand mariage.</em> <a href="#f82e82c5-ce5d-47e7-9a4e-b051215e9ce9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="3e576d7a-be01-4aba-b641-340c44a1823e"><em>Le sens exact de ce terme demeure incertain, bien que l’on suppose qu’il puisse signifier « jeunes gens ». S’il s’agit d’une erreur de transcription, le mot approprié serait Wanashe (sing. <em>Mwanashe</em>), qui signifie « cadet » ou « serviteur », une acception qui, dans les faits, renvoie à une condition comparable.</em> <a href="#3e576d7a-be01-4aba-b641-340c44a1823e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9234cf83-c7e4-4d38-bbe8-8f5e7b0b8770"><em>Wanamdji (sing. <em>Mna Mdji</em>). Ce nom désigne le <em>hirimu</em> des jeunes adultes n’ayant pas encore accompli leur grand mariage. Cette classe d’âge se subdivise en plusieurs sous-groupes hiérarchisés, allant du rang le plus bas au plus élevé : <em>washondje</em>, <em>wazuguwa</em> et <em>wafomanamdji</em>.</em> <a href="#9234cf83-c7e4-4d38-bbe8-8f5e7b0b8770-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="3077f3d1-f115-46a4-b696-3446f3d85b11"><em>Uɓu.</em> <a href="#3077f3d1-f115-46a4-b696-3446f3d85b11-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="dca77a73-f117-4dd1-929b-9b583d178169"><em>Zigozi zine za maele.</em> <a href="#dca77a73-f117-4dd1-929b-9b583d178169-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="31b6a176-976d-4049-b08f-3272868507ad"><em>Mirengo (sing, mrengo) mine ya ndrovi.</em> <a href="#31b6a176-976d-4049-b08f-3272868507ad-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d03dfb62-84c1-408e-9791-4ceec84fca13"><em>Midzo mine ya nazi.</em> <a href="#d03dfb62-84c1-408e-9791-4ceec84fca13-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="17e48086-633e-4c7c-b6a1-90bd7253105b"><em>La festivité du sixième jour du grand mariage est marquée par l’invitation des notables, réunis pour la lecture d’une prière.</em> <a href="#17e48086-633e-4c7c-b6a1-90bd7253105b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="2a88c9e4-435d-4ca2-8abf-4c6ee1f2fcf9"><em>Mauliɗa ya keso</em> <a href="#2a88c9e4-435d-4ca2-8abf-4c6ee1f2fcf9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="bf7c1591-a40d-41eb-86d6-7a234497f942"><em>Boucs castrés.</em> <a href="#bf7c1591-a40d-41eb-86d6-7a234497f942-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 20"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="efcb6147-e9a1-4615-9e2c-660c600fbfc4"><em>Nguo kume na m<em>ɓ</em>ili za hariri.</em> <a href="#efcb6147-e9a1-4615-9e2c-660c600fbfc4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 21"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="5c72ef6c-a4e3-4d29-b8a5-74ef4b5205e8"><em>Nguo mengo mitsanu za uzi.</em> <a href="#5c72ef6c-a4e3-4d29-b8a5-74ef4b5205e8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 22"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="20f2433f-38a1-4672-b229-bd5a0efecf4d"><em>Nkunku ndra<em><em>ɗ</em></em>aru za feza.</em> <a href="#20f2433f-38a1-4672-b229-bd5a0efecf4d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 23"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9ca0f5c3-fa17-47cb-9c9e-63a22eb5c7db"><em>Kekee mɓili za feza au dhahaɓu</em>. <a href="#9ca0f5c3-fa17-47cb-9c9e-63a22eb5c7db-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 24"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="cb5abbca-a966-40d5-a3ed-1ae08b4acdc2"><em>Mɓo wa dhahaɓu</em>. <a href="#cb5abbca-a966-40d5-a3ed-1ae08b4acdc2-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 25"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="23a75a5a-6051-41ca-a574-8d025ee0f2fe"><em>Mkufu wa feza.</em> <a href="#23a75a5a-6051-41ca-a574-8d025ee0f2fe-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 26"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ed761f62-be0b-44e7-af09-59a6808e170c"><em>Watswam<em>ɓ</em>e.</em> <a href="#ed761f62-be0b-44e7-af09-59a6808e170c-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 27"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="3913b1d0-fbd9-4bfe-8df7-93940a9e5004"><em>Vaste enclos, ouvert, généralement situé dans les champs..</em> <a href="#3913b1d0-fbd9-4bfe-8df7-93940a9e5004-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 28"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d66753c8-ddff-46f2-b1b3-979cf3b62c33"><em>Elle implique l’usage d’un objet assimilé à un bâton rituel, accompagné d’autres accessoires. Cet outil peut consister en une tige, ou en la nervure d’une feuille de bananier, sur laquelle sont inscrites des lettres à caractère magique, tirées du Coran.</em> <a href="#d66753c8-ddff-46f2-b1b3-979cf3b62c33-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 29"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b408c6b6-fa2a-4e9d-ba4e-5933c06b19fd"><em>Place publique. </em>L’enclos (<em>pashe</em>) était le plus souvent installé à l’entrée du <em>ɓangwe</em>. <a href="#b408c6b6-fa2a-4e9d-ba4e-5933c06b19fd-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 30"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="c67822ca-1f50-4c83-a2a2-7bc5b2847eb2"><em>Wandrwadzima (sing. <em>Mndru Mdzima</em>). Cette appellation désigne les hommes ayant uniquement accompli leur propre grand mariage. Il s’agit d’un statut acquis automatiquement, mais situé à un échelon inférieur. L’individu est alors appelé <em>Mna ikofia</em>.</em> <a href="#c67822ca-1f50-4c83-a2a2-7bc5b2847eb2-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 31"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f749dc47-0123-49a7-98f7-4fd6d5e08afd"><em>Mɓe za madziho.</em> <a href="#f749dc47-0123-49a7-98f7-4fd6d5e08afd-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 32"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="97f05353-d2d8-4993-99f8-141c12bb97ab"><em>Les prescriptions rituelles effectuées sur la tombe d’un défunt, en guise de prières pour le repos de son âme, sont désignées en shiKomori par l’expression « uvura tahalili ».</em> <a href="#97f05353-d2d8-4993-99f8-141c12bb97ab-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 33"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Mariage et coutumes à la fin du 19e siècle à Ngazidja</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 20:18:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mila]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Muhamadi]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd bin Amur]]></category>
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		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article s’inscrit dans une série consacrée à d’anciens témoignages comoriens portant sur les notions de nɗola / harusi et de âɗa na mila à Ngazidja.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Certains diraient, en évoquant les festivités du nɗola nkuu<sup data-fn="c2013d1f-cb0b-4bc5-b14b-507a180abde7" class="fn"><a id="c2013d1f-cb0b-4bc5-b14b-507a180abde7-link" href="#c2013d1f-cb0b-4bc5-b14b-507a180abde7">1</a></sup> à Ngazidja : « C’était mieux avant ». « Il est temps de le réformer », rétorqueront d’autres. La question du mariage traditionnel continue ainsi de passionner, opposant réformateurs — partisans de la notion dite <em>katiɓa</em><sup data-fn="c7f761c4-466c-43d1-8c39-dc33bf724e08" class="fn"><a id="c7f761c4-466c-43d1-8c39-dc33bf724e08-link" href="#c7f761c4-466c-43d1-8c39-dc33bf724e08">2</a></sup> — et conservateurs, résolument anti-<em>katiɓa</em>. Néanmoins, contrairement à une idée largement répandue, les notions d’<em>â<em>ɗ</em>a na mila</em> (us et coutumes) se réforment souvent d’elles-mêmes. Elles s’adaptent aux époques sans qu’il soit nécessaire qu’un mouvement humain coordonné et structuré ne les accompagne.</p>



<p>La division autour de la notion de <em>kati<em>ɓ</em>a</em> réside essentiellement, et en grande partie, dans la question des dépenses. Or, la notion même de richesse varie selon les périodes. Autrefois, être considéré comme riche, au sens monétaire du terme, pouvait se résumer, pour un Comorien, à la possession d’une centaine de rials. Pourtant, l’on sait bien que la richesse comorienne résidait surtout ailleurs : dans le patrimoine foncier, le bétail et divers biens matériels.</p>



<p>Enfin, s’agissant des us et coutumes, il n’est guère besoin de rappeler que certaines pratiques disparaissent sans qu’une volonté humaine n’y mette fin, dès lors que leurs fondements sociologiques ne sont plus d’actualité. C’est le cas du <em>mawaha</em> et d’autres usages, aujourd’hui présents uniquement dans certaines localités de Ngazidja. Les traditions évoluent, naissent et s’éteignent au fil du temps.</p>



<p>C’est dans cet esprit que nous avons jugé nécessaire de partager des témoignages de Comoriens nés vers la fin du XIXᵉ siècle, évoquant le mariage sous toutes ses formes ainsi que la notion d’<em>âɗa na mila</em> telle qu’elle existait à leur époque. Ces témoignages ont été recueillis à Hambourg, en Allemagne, en 1912 et 1913, par les équipes de Carl Meinhof et Martin Heepe, auprès de Saïd bin Âmur et d’Abdallah bin Muhamadi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nɗola ntiti (Le petit mariage), par Saïd bin Âmur (24 juin 1912)</h3>



<p>« Lorsque je veux me marier, je dois avant toute chose réunir de l’argent. Il s’agit d’un petit mariage, et non d’un grand mariage<sup data-fn="d02790c7-12c1-4e48-bc8b-1f1362d7b9fa" class="fn"><a id="d02790c7-12c1-4e48-bc8b-1f1362d7b9fa-link" href="#d02790c7-12c1-4e48-bc8b-1f1362d7b9fa">3</a></sup>. J’apporterai 200 rials<sup data-fn="f4abcf16-093b-4f46-b1c2-be883e380120" class="fn"><a id="f4abcf16-093b-4f46-b1c2-be883e380120-link" href="#f4abcf16-093b-4f46-b1c2-be883e380120">4</a></sup> en argent pour la femme, à ses parents. Ces 200 rials constituent le commencement du mariage. Ensuite, ils prendront cet argent et iront acheter les affaires destinées à la femme. Ils iront acheter un lit, des matelas et des oreillers<sup data-fn="4e280f21-78d4-47ad-a379-17a27ed51b27" class="fn"><a id="4e280f21-78d4-47ad-a379-17a27ed51b27-link" href="#4e280f21-78d4-47ad-a379-17a27ed51b27">5</a></sup>, des miroirs et des chaises, des cruches<sup data-fn="8b5276b2-6cb6-4cb5-ac4a-92f5f5422715" class="fn"><a id="8b5276b2-6cb6-4cb5-ac4a-92f5f5422715-link" href="#8b5276b2-6cb6-4cb5-ac4a-92f5f5422715">6</a></sup> et des poêles, des plats<sup data-fn="255cea9c-d6b7-480d-9da1-8aff84363987" class="fn"><a id="255cea9c-d6b7-480d-9da1-8aff84363987-link" href="#255cea9c-d6b7-480d-9da1-8aff84363987">7</a></sup> et des marmites, ainsi que des récipients pour la farine<sup data-fn="fb53b13c-4e49-46e3-83ca-af4b1adc28be" class="fn"><a id="fb53b13c-4e49-46e3-83ca-af4b1adc28be-link" href="#fb53b13c-4e49-46e3-83ca-af4b1adc28be">8</a></sup> et des ustensiles pour le tamisage<sup data-fn="edc7f25e-4f73-4a20-9645-a9ed01a28496" class="fn"><a id="edc7f25e-4f73-4a20-9645-a9ed01a28496-link" href="#edc7f25e-4f73-4a20-9645-a9ed01a28496">9</a></sup>.</p>



<p>Après cela, lorsque tu auras apporté cet argent, ils te diront : « Maintenant, nous sommes prêts », c’est-à-dire les parents de la femme. Et tu demanderas alors un jour pour entrer dans la maison. Ils te diront : « Lorsque dix jours se seront écoulés, nous serons prêts. » Tu iras alors trouver tes amis pour leur dire : « Quand les dix jours seront passés, j’entrerai dans la maison. »</p>



<p>Tes amis viendront te chercher et t’accompagneront jusqu’à la maison afin d’entrer à la célébration du mariage. Tu demeureras dans la maison pendant sept jours. Tu n’auras aucune dépense, ni pour le repas de midi ni pour celui du soir. Tous les frais incombent à la femme pendant sept jours. Lorsque ces sept jours seront achevés, la subsistance quotidienne t’incombera, jour après jour, jusqu’à ce que l’homme ou la femme meure<sup data-fn="add82651-8970-474c-82f6-d793a9a3fc27" class="fn"><a id="add82651-8970-474c-82f6-d793a9a3fc27-link" href="#add82651-8970-474c-82f6-d793a9a3fc27">10</a></sup>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nɗola na Âɗa za shiNgazidja (Mariage et coutumes de Ngazidja), par Abdallah bin Muhamadi (11 février 1913)</h3>



<p>« Si tu organises une fête de mariage à Ngazidja, tu dois fournir du rôti de chèvre<sup data-fn="4268ec47-6a20-461b-a1c0-9fdb18b35bd0" class="fn"><a id="4268ec47-6a20-461b-a1c0-9fdb18b35bd0-link" href="#4268ec47-6a20-461b-a1c0-9fdb18b35bd0">11</a></sup> (de la viande). Et pour ce rôti de chèvre, on abat quatre mfule<sup data-fn="8f58ba61-b6a4-4c75-a8af-38e97ced11cf" class="fn"><a id="8f58ba61-b6a4-4c75-a8af-38e97ced11cf-link" href="#8f58ba61-b6a4-4c75-a8af-38e97ced11cf">12</a></sup>, dont l’un doit être un grand, nourri uniquement de terre<sup data-fn="a491fdbb-b7e2-4bdd-a73e-1748943c0bfc" class="fn"><a id="a491fdbb-b7e2-4bdd-a73e-1748943c0bfc-link" href="#a491fdbb-b7e2-4bdd-a73e-1748943c0bfc">13</a></sup>. En effet, cela donne beaucoup de graisse lorsqu’il ne reçoit pas de fourrage vert. Et cela est destiné à son hirimu<sup data-fn="bb2bf884-1aab-451b-a44d-441adc7bbdac" class="fn"><a id="bb2bf884-1aab-451b-a44d-441adc7bbdac-link" href="#bb2bf884-1aab-451b-a44d-441adc7bbdac">14</a></sup>.</p>



<p>Ensuite, il faut préparer du riz dit maele ya suri : trois mesures de riz cuit, qui doivent être remplies et entassées jusqu’à hauteur de poitrine<sup data-fn="cdc21755-9367-425a-9da2-6079a5643488" class="fn"><a id="cdc21755-9367-425a-9da2-6079a5643488-link" href="#cdc21755-9367-425a-9da2-6079a5643488">15</a></sup>. Et cela est destiné à son hirimu. Puis il faut beaucoup de bétel<sup data-fn="66b42775-c92b-494f-9e34-63ae9357ade9" class="fn"><a id="66b42775-c92b-494f-9e34-63ae9357ade9-link" href="#66b42775-c92b-494f-9e34-63ae9357ade9">16</a></sup> et de pain ; pendant trois jours, les gens mangent de ces pains. Le quatrième jour, on fait préparer du riz dit maele ya hirimu. À l’heure de midi, les gens de la classe d’âge sont appelés ; ils viennent et mangent.</p>



<p>Un plat (de riz) suri est habituellement consommé par huit ou neuf personnes, et ils le mangent sec, accompagné de viande. À côté de cela, il y a 60 jarres<sup data-fn="73b219e5-a78d-4ad5-bc6f-fbc1e9bc958b" class="fn"><a id="73b219e5-a78d-4ad5-bc6f-fbc1e9bc958b-link" href="#73b219e5-a78d-4ad5-bc6f-fbc1e9bc958b">17</a></sup> de lait, ainsi que beaucoup de bétel et de tabac<sup data-fn="0d1b5965-123e-4632-8bf4-53422111c553" class="fn"><a id="0d1b5965-123e-4632-8bf4-53422111c553-link" href="#0d1b5965-123e-4632-8bf4-53422111c553">18</a></sup>. Quand on a fini de manger, on boit le lait, puis on apporte le bétel et le tabac et on les distribue<sup data-fn="bb22c121-3486-49ff-88fd-ebab932010c6" class="fn"><a id="bb22c121-3486-49ff-88fd-ebab932010c6-link" href="#bb22c121-3486-49ff-88fd-ebab932010c6">19</a></sup>. Les frais s’élèvent, en tout, à 400 roupies. Et lorsque tu te maries, tu dois apporter 400 roupies d’argent afin de demander la femme en mariage<sup data-fn="f520a894-ea03-4857-9e43-db06b43b3537" class="fn"><a id="f520a894-ea03-4857-9e43-db06b43b3537-link" href="#f520a894-ea03-4857-9e43-db06b43b3537">20</a></sup>. Et tu dois encore te procurer de l’argent supplémentaire pour le mdjio ɗahoni<sup data-fn="efc13ba4-67de-46f5-bdd1-bfe3719db054" class="fn"><a id="efc13ba4-67de-46f5-bdd1-bfe3719db054-link" href="#efc13ba4-67de-46f5-bdd1-bfe3719db054">21</a></sup>.</p>



<p>Chez la femme, le jour où tu apportes cet argent, quatre bœufs sont abattus et donnés aux gens de la ville pour être mangés. Ainsi est la coutume<sup data-fn="7749a4c8-39b7-448c-9d2c-acc5d9a90762" class="fn"><a id="7749a4c8-39b7-448c-9d2c-acc5d9a90762-link" href="#7749a4c8-39b7-448c-9d2c-acc5d9a90762">22</a></sup> dans la ville : quiconque organise une fête de mariage abat quatre bœufs et les donne aux gens de la ville pour le repas.</p>



<p>Et lorsque tu t’es procuré de l’argent, tu achètes des vêtements pour toi et pour la femme, et tu fais fabriquer (forger) les bijoux (hulia<sup data-fn="8a8dca35-9124-4c85-b37f-e7895cdd5d80" class="fn"><a id="8a8dca35-9124-4c85-b37f-e7895cdd5d80-link" href="#8a8dca35-9124-4c85-b37f-e7895cdd5d80">23</a></sup>) pour la femme. Quand tu as reçu les bijoux en or et en argent, alors tu peux faire ton entrée dans la maison. Et lorsque tu es entré dans la maison, tu donnes à la femme ses bijoux, et le père de la femme a coutume d’offrir un karamu<sup data-fn="a5828d32-c924-42b1-8daf-e16e8fd31a1a" class="fn"><a id="a5828d32-c924-42b1-8daf-e16e8fd31a1a-link" href="#a5828d32-c924-42b1-8daf-e16e8fd31a1a">24</a></sup> (un repas de fête) pour toute la ville, pendant neuf jours (il les nourrit).</p>



<p>Le premier jour, on abat vingt chèvres ; les autres jours, deux, trois ou quatre, jusqu’au neuvième jour. Le neuvième jour, on apporte vingt sacs<sup data-fn="fb67805b-3c8b-4f49-9ed9-c40c676783a6" class="fn"><a id="fb67805b-3c8b-4f49-9ed9-c40c676783a6-link" href="#fb67805b-3c8b-4f49-9ed9-c40c676783a6">25</a></sup> de riz, deux cents noix de coco, dix charges de bananes portées sur des perches<sup data-fn="889c78a5-bbd4-46d8-8a3e-fbb9e8f8ee1b" class="fn"><a id="889c78a5-bbd4-46d8-8a3e-fbb9e8f8ee1b-link" href="#889c78a5-bbd4-46d8-8a3e-fbb9e8f8ee1b">26</a></sup>, un bœuf et quarante étoffes, dont la moitié est destinée à la femme, et l’autre moitié à sa mère et à ses aides (servantes) lors de la fête de mariage.</p>



<p>Quand les neuf jours sont écoulés, le marié a coutume de sortir, d’aller auprès de ses parents et de les saluer ; ensuite, il revient et s’installe dans la maison de sa femme. Et tous les gens rentrent chez eux. Les frais pour cela s’élèvent à 1450 roupies. Ce sont les dépenses de l’homme ; celles de la femme n’y sont pas encore comprises.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La naissance d&rsquo;un enfant et la circoncision des garçons</h4>



<p>Lorsque la femme a accouché, on apporte vingt sacs de riz, ainsi que des bananes, des noix de coco et un bœuf. Et si l’enfant est une fille, on organise pour elle une fête de mariage semblable, lorsqu’elle se mariera plus tard. Si c’est un garçon, son père le circoncit et abat à cette occasion six bœufs, et il donne de l’argent aux gens de la ville, parce qu’il veut faire circoncire son enfant.</p>



<p>Et le jour de la circoncision, on abat un bœuf et on récite le <em>Halal Badiri</em><sup data-fn="6b4363c5-f266-4440-add5-fdbcf8cc0367" class="fn"><a id="6b4363c5-f266-4440-add5-fdbcf8cc0367-link" href="#6b4363c5-f266-4440-add5-fdbcf8cc0367">27</a></sup>. Ensuite, on circoncit l’enfant<sup data-fn="893d8d96-ef1d-4b7f-8c92-ba30b4b5352e" class="fn"><a id="893d8d96-ef1d-4b7f-8c92-ba30b4b5352e-link" href="#893d8d96-ef1d-4b7f-8c92-ba30b4b5352e">28</a></sup>. Après cela, il reste trois jours dans la maison, et le jour où il sort, tous ses parents ont coutume de cuire du riz en son honneur et d’inviter les gens à manger.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques coutumes de la vie quotidienne</h4>



<p>Si, à Ngazidja, tu n’es pas encore marié, tu n’as pas le droit de porter un manteau djoho<sup data-fn="9e6f06ae-332d-451a-8115-5bfec24ffd7f" class="fn"><a id="9e6f06ae-332d-451a-8115-5bfec24ffd7f-link" href="#9e6f06ae-332d-451a-8115-5bfec24ffd7f">29</a></sup> ou ɓushti<sup data-fn="7d05cb77-ce2f-42c1-b50b-38d2626a9a91" class="fn"><a id="7d05cb77-ce2f-42c1-b50b-38d2626a9a91-link" href="#7d05cb77-ce2f-42c1-b50b-38d2626a9a91">30</a></sup> ni un djamɓia<sup data-fn="419ebe4b-5259-45d8-b687-1f375be3c3ab" class="fn"><a id="419ebe4b-5259-45d8-b687-1f375be3c3ab-link" href="#419ebe4b-5259-45d8-b687-1f375be3c3ab">31</a></sup>, à moins que tu n’organises une fête de mariage [nɗola nkuu]. Ce n’est qu’après t’être marié que tu peux les porter. Les gens te réprimanderaient si tu portais de beaux (fins) vêtements tant que tu n’es pas marié. Si tu souhaites porter de beaux habits, va d’abord organiser une fête de mariage ; ce n’est qu’ensuite que tu pourras t’habiller élégamment.</p>



<p>À Ngazidja, un enfant n’a pas le droit de manger avec les adultes (de sa maison). Il ne doit pas s’asseoir pour manger ; il doit manger debout. Et il ne doit pas manger d’accompagnement (de viande), sauf si on lui en donne. En revanche, il doit leur laver les mains. Et sur la véranda, il n’ose pas passer ni s’y asseoir lorsque les adultes (de sa maison) s’y trouvent. Et lorsqu’il y a de la viande ou du poisson, il n’ose pas en prendre avant qu’on ne lui en donne ; ce n’est qu’alors qu’il en prend. Si on ne lui donne rien, il ne prend rien pour lui-même. Et s’il traverse la véranda, qu’on lui ordonne de partir et qu’il n’obéit pas, alors il est puni par les adultes.</p>



<p>Telles sont les indications concernant la fête de mariage à Ngazidja, et telles sont les prescriptions concernant les enfants (telle est la coutume pour les enfants) à Ngazidja. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Die Komorendialekte Ngazidja, Nzwani und Mwali, <em>Martin Heepe (1920).</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="c2013d1f-cb0b-4bc5-b14b-507a180abde7"><em>Grand mariage.</em> <a href="#c2013d1f-cb0b-4bc5-b14b-507a180abde7-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="c7f761c4-466c-43d1-8c39-dc33bf724e08"><em>Littéralement « convention » ou « contrat social », il s’agit d’un mouvement né au début des années 1960, visant à réformer les festivités du <em>nɗola nkuu</em> (grand mariage) à Ngazidja.</em> <a href="#c7f761c4-466c-43d1-8c39-dc33bf724e08-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d02790c7-12c1-4e48-bc8b-1f1362d7b9fa"><em>« Inu harusi ntsuntsu, tsi harusi nkuu », dit-il.</em> <a href="#d02790c7-12c1-4e48-bc8b-1f1362d7b9fa-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f4abcf16-093b-4f46-b1c2-be883e380120"><em>À cette époque, un rial équivaut à deux roupies (riali ndzima = rupia mɓili).</em> <a href="#f4abcf16-093b-4f46-b1c2-be883e380120-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4e280f21-78d4-47ad-a379-17a27ed51b27"><em>Il utilise « miro » à la place de « mitao ».</em> <a href="#4e280f21-78d4-47ad-a379-17a27ed51b27-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8b5276b2-6cb6-4cb5-ac4a-92f5f5422715"><em>Maɓirika.</em> <a href="#8b5276b2-6cb6-4cb5-ac4a-92f5f5422715-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="255cea9c-d6b7-480d-9da1-8aff84363987"><em>Sinia.</em> <a href="#255cea9c-d6b7-480d-9da1-8aff84363987-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="fb53b13c-4e49-46e3-83ca-af4b1adc28be">L’outil en question se nomme <em>utseo</em>. <a href="#fb53b13c-4e49-46e3-83ca-af4b1adc28be-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="edc7f25e-4f73-4a20-9645-a9ed01a28496"><em>Zikuntro.</em> <a href="#edc7f25e-4f73-4a20-9645-a9ed01a28496-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="add82651-8970-474c-82f6-d793a9a3fc27"><em>Autrement dit, l’union est scellée jusqu’à ce que la mort les sépare.</em> <a href="#add82651-8970-474c-82f6-d793a9a3fc27-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4268ec47-6a20-461b-a1c0-9fdb18b35bd0"><em>Cette modeste cérémonie à caractère gastronomique est désignée sous le nom d’<em>upiha mɓuzi</em>.</em> <a href="#4268ec47-6a20-461b-a1c0-9fdb18b35bd0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8f58ba61-b6a4-4c75-a8af-38e97ced11cf"><em>Le <em>mfule</em> désigne un bouc castré.</em> <a href="#8f58ba61-b6a4-4c75-a8af-38e97ced11cf-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a491fdbb-b7e2-4bdd-a73e-1748943c0bfc">« <em>Yo keli hindru itso nkafu », dit-il.</em> <a href="#a491fdbb-b7e2-4bdd-a73e-1748943c0bfc-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="bb2bf884-1aab-451b-a44d-441adc7bbdac"><em>Il est ici question de la classe d’âge à laquelle appartient l’individu concerné.</em> <a href="#bb2bf884-1aab-451b-a44d-441adc7bbdac-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="cdc21755-9367-425a-9da2-6079a5643488"><em>On utilise un récipient en terre cuite d’environ un mètre de diamètre et d’environ un mètre de hauteur.</em> <a href="#cdc21755-9367-425a-9da2-6079a5643488-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="66b42775-c92b-494f-9e34-63ae9357ade9"><em>Ramɓuu.</em> <a href="#66b42775-c92b-494f-9e34-63ae9357ade9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="73b219e5-a78d-4ad5-bc6f-fbc1e9bc958b"><em>Mitsundji (sing, mtsundji).</em> <a href="#73b219e5-a78d-4ad5-bc6f-fbc1e9bc958b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="0d1b5965-123e-4632-8bf4-53422111c553"><em>Msi</em>. <a href="#0d1b5965-123e-4632-8bf4-53422111c553-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="bb22c121-3486-49ff-88fd-ebab932010c6"><em>Il est intéressant de s’arrêter sur le terme en shikomori employé par Âmur pour le verbe « distribuer ». Il utilise l’expression <em>wenɗe waâna, alors qu’aujourd’hui on emploierait plus volontiers wenɗe wanyisa</em> (partager entre eux) ou wenɗe <em>wanika</em> (donner aux gens).</em> <a href="#bb22c121-3486-49ff-88fd-ebab932010c6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f520a894-ea03-4857-9e43-db06b43b3537"><em>Cette demande est appelée <em>uposa</em>. La même phrase permet également d’apprendre qu’à cette période la dot s’élevait en moyenne à 400 roupies.</em> <a href="#f520a894-ea03-4857-9e43-db06b43b3537-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 20"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="efc13ba4-67de-46f5-bdd1-bfe3719db054"><em>Il est fait référence à la procession dite de « l’entrée dans la maison », marquant l’arrivée du marié chez la mariée. Dans la société comorienne, l’homme s’installe traditionnellement au domicile de son épouse.</em> <a href="#efc13ba4-67de-46f5-bdd1-bfe3719db054-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 21"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7749a4c8-39b7-448c-9d2c-acc5d9a90762"><em>Il utilise le mot <em>dasturi</em>, employé pour désigner la norme, c’est-à-dire ce qui relève de l’usage établi.</em> <a href="#7749a4c8-39b7-448c-9d2c-acc5d9a90762-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 22"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8a8dca35-9124-4c85-b37f-e7895cdd5d80"><em>Ancien grand collier.</em> <a href="#8a8dca35-9124-4c85-b37f-e7895cdd5d80-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 23"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a5828d32-c924-42b1-8daf-e16e8fd31a1a"><em>Un festin, abattage cérémoniel au profit du fiancé / marié.</em> <a href="#a5828d32-c924-42b1-8daf-e16e8fd31a1a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 24"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="fb67805b-3c8b-4f49-9ed9-c40c676783a6"><em>Zigozi mengo mili za maele.</em> <a href="#fb67805b-3c8b-4f49-9ed9-c40c676783a6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 25"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="889c78a5-bbd4-46d8-8a3e-fbb9e8f8ee1b"><em>Mirengo kume ya ndrovi.</em> <a href="#889c78a5-bbd4-46d8-8a3e-fbb9e8f8ee1b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 26"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6b4363c5-f266-4440-add5-fdbcf8cc0367"><em>Il s’agit d’une pratique à la fois culturelle, religieuse et mystique, faisant explicitement référence aux <em>ahl al-Badr</em>, c’est-à-dire aux combattants de la bataille de Badr à l’époque du prophète Muhammad.</em> <a href="#6b4363c5-f266-4440-add5-fdbcf8cc0367-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 27"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="893d8d96-ef1d-4b7f-8c92-ba30b4b5352e"><em>Urina ye mwana.</em> <a href="#893d8d96-ef1d-4b7f-8c92-ba30b4b5352e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 28"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9e6f06ae-332d-451a-8115-5bfec24ffd7f"><em>Manteau d&rsquo;homme brodé devant avec du fil doré, porté lors des grandes cérémonies, et offert au marié lors du grand mariage.</em> <a href="#9e6f06ae-332d-451a-8115-5bfec24ffd7f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 29"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7d05cb77-ce2f-42c1-b50b-38d2626a9a91"><em>Manteau d&rsquo;homme d&rsquo;origine omanaise, ample, notamment dans le dos, richement orné et brodé de brocart. Il se distingue par ses manches courtes et ouvertes et est porté lors des grandes cérémonies traditionnelles.</em> <a href="#7d05cb77-ce2f-42c1-b50b-38d2626a9a91-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 30"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="419ebe4b-5259-45d8-b687-1f375be3c3ab"><em>Poignard recourbé d&rsquo;apparat.</em> <a href="#419ebe4b-5259-45d8-b687-1f375be3c3ab-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 31"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


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