Au milieu du XIXe siècle, l’île de Mwali est le théâtre de diverses influences étrangères et de bouleversements politiques. Parallèlement à ce monde en mutation, notre attention se porte sur la vie insulaire, en particulier sur son chef-lieu, Fumɓoni. En 1861, le missionnaire anglais Henry Rowley brosse un portrait de cette ville, alors sous le règne de la sultane Djumɓe Fatima binti Abdurahmane. Sa description minutieuse de cette cité portuaire, bien que modeste en taille, révèle un panorama où se côtoient forteresse militaire, palais royal et animation portuaire.
Trois ans plus tard, en 1864, l’explorateur allemand Otto Kersten offre une perspective complémentaire, mettant en lumière son architecture pittoresque, ses jardins luxuriants et sa richesse naturelle, tout en fournissant un aperçu détaillé des conditions locales ainsi que des us et coutumes de ses habitants. Ces témoignages revêtent une importance capitale, car la ville fut grandement endommagée par les bombardements de la marine française en novembre 1867.
Un prélude signé Père Finos Finaz, missionnaire français :
« Le 30 janvier 1860, Le Labourdonnais, commandé par le capitaine Desprez, jette l’ancre devant Fumɓoni, capitale de Mwali. En face de nous se présente le fort, avec ses vingt et une embrasures, garnies presque toutes de canons, et surmonté, vers le milieu, d’un mât de pavillon portant le drapeau arabe1. Le palais est contigu au fort. Une enceinte de murailles, trop étroite pour contenir les maisons de la ville, qui débordent de toute part à droite et à gauche, entoure Fumɓoni. La mosquée blanche, située au bord de la mer, paraît seule de quelque importance ; les autres habitations, à l’exception du palais, ne sont pour la plupart que de simples cases malgaches en terre ou en joncs. L’aspect de la campagne est riant et agréable à l’œil. La montagne qui domine Fumɓoni se nomme Imerina. Ce nom lui fut donné par Ramanetaka2 en souvenir de son pays natal. »
La description faite par Henry Rowley :
En avril 1861, le Révérend anglais Henry Rowley, accompagné de l’évêque anglican Charles Mackenzie, de David Livingstone, son frère Charles et John Kirk, fit une escale à Mwali. Cherchant à se ravitailler, ils jetèrent l’ancre le 2 avril dans un village au nord-ouest de l’île, probablement Hoani. Cependant, le commerce ne pouvait s’engager sans l’aval de la sultane. Des émissaires furent donc dépêchés à la capitale pour signaler leur arrivée. Le lendemain, un émissaire de la sultane, Abdallah Ben Ali, se présenta à eux, annonçant que la reine souhaitait les rencontrer à Fumɓoni.
Extrait :
« Le village était bien entretenu, propre et ordonné. Les habitants, composés d’Arabes, de Malgaches et d’Africains, n’étaient pas si sales ; les enfants se montraient prévenants et intelligents. Des hommes étaient assis sous les arbres et récitaient le Coran, car ils étaient en pleine ferveur du Ramadan, période durant laquelle tous les bons musulmans jeûnent et prient du lever au coucher du soleil, mais festoient et pèchent du coucher au lever du soleil. Les bananes et autres fruits tentaient les palais dans toutes les directions, mais jusqu’à ce que la reine autorise la vente, nous ne pouvions rien acheter. »
Le récit détaillé de Rowley dévoile un tableau vivant de Fumɓoni au milieu du 19e siècle. La ville est dominée par une forteresse armée de quarante canons, entourée d’un ensemble de constructions modestes : une mosquée, le palais royal, et environ trois à quatre cents maisons. Ce cadre urbain est vivifié par l’animation des boutres amarrés le long du rivage.
Le voyageur décrit avec minutie les lieux et les coutumes lors de sa visite au palais. L’entrée se fait par un poste de garde où les sentinelles, armées de lances, assurent la sécurité. La salle du conseil, simple et blanchie à la chaux, est ornée d’armement ancien. Le moment le plus notable du récit est la rencontre avec la reine. En montée vers la chambre royale, les visiteurs découvrent une pièce décorée sobrement où trône la souveraine. Djumɓe Fatima binti Abdurahmane se présente dans une tenue somptueuse, une robe rouge et or agrémentée d’un masque scintillant, tandis que son jeune fils, vêtu d’un costume arabe, se tient à ses côtés.
Impression générale de Rowley
« Fumɓoni se composait d’un fort équipé de quarante petits canons, du palais de la reine, d’une mosquée et de 300 ou 400 maisons. Sa position était charmante. Plusieurs grands boutres étaient amarrés près du rivage, dont l’un nous fut indiqué par Abdallah comme étant celui de la reine, mais dont nous apprîmes qu’elle ne l’utilisait jamais. Pourquoi le ferait-elle ? Une fois à Mwali, qui voudrait en partir […] Nous dépassâmes le fort et aperçûmes un certain nombre d’hommes armés de mousquets.
En entrant dans la cour du palais, nous trouvâmes un garde rangé, armé seulement de lances. On nous conduisit à la salle du conseil de cet État. C’était une pièce longue et étroite, blanchie à la chaux, avec des bancs de chaque côté. Les murs étaient ornés d’armes à feu, de pistolets et de lances d’apparence ancienne. Au fond de cette salle étaient assis divers hommes à barbe grise, chapelets à la main, car, comme certains chrétiens, le musulman récite ses prières avec un chapelet. Quand nous entrâmes, ces hommes se levèrent et nous invitèrent à prendre place aux sièges d’honneur. Les Makololo3 suivirent et, accroupis juste devant ces vénérables barbes grises, les examinèrent avec une curiosité intrépide.»
La rencontre avec la sultane
« Alors le personnage principal prit la parole gravement : « Comment allez-vous ? Quelles sont les nouvelles ? » Le Dr Livingstone exprima nos désirs et nos intentions, lui dit qui nous étions, où nous étions et où nous allions […] Puis un homme peu vêtu nous annonça que la reine était prête à nous recevoir, et nous montâmes par des marches et par une trappe dans une grande chambre mal meublée, où nous fûmes en présence royale.
Au fond de la pièce, la plus éloignée de l’entrée, la reine était assise sur un beau tapis de Turquie. Elle était vêtue d’une robe fluide rouge et or, et portait un masque scintillant de paillettes, qui cachait une partie de son visage tout en le laissant suffisamment découvert pour montrer qu’elle était jeune et belle. À ses côtés, son fils4, un joli enfant d’environ trois ans, vêtu d’un costume arabe, se tenait. Des dames d’honneur, vieilles et pas particulièrement soignées, mâchaient de la noix de bétel et crachaient abondamment par terre autour de leur royale maîtresse. La reine ne mâchait pas, mais elle exécutait ses fonctions royales avec grâce et dignité, nous invitant à nous asseoir avec respect.»
La description de Fumɓoni faite par Otto Kersten :
Trois ans plus tard, en avril 1864, Otto Kersten, un explorateur allemand, accoste également à Mwali. Son périple avait débuté à Nosy-Be (Madagascar), et son objectif était d’atteindre Fumɓoni et plus tard Itsandra Mdjini (Ngazidja). Cependant, la fortune du voyageur fut compromise par une mésaventure nocturne. Le 16 avril, alors que la nuit enveloppait l’archipel de son obscurité, le capitaine du djahazi, un boutre typique de la région, manqua l’entrée de Fumɓoni. L’erreur de navigation les conduisit plus au nord-ouest de l’île.
Débarquement à Hoani
Dès le lendemain, se fiant à une brise plus favorable, ils débarquèrent au petit jour dans les modestes villages de Hoani et Mbatse. Dans l’après-midi, ils reprirent la mer, espérant atteindre Fumɓoni sans encombre. Cependant, une fois en mer, les conditions ne sont pas favorables : le vent se fait capricieux et le courant, contraire. À la tombée de la nuit, la ville se dessine enfin à l’horizon, mais la mer agitée empêche l’approche du port. Le lendemain, le 18 avril, un responsable du port prend des mesures pour assurer leur arrivée en toute sécurité. Il dépêche une flottille de six à huit pirogues à balancier pour tracter le boutre jusqu’au port.
Extrait :
« Deux petits villages, Hoani et Mbatse, se trouvent proches l’un de l’autre sur la plage. Les habitants semblaient n’avoir jamais vu de mzungu³ ; ils me suivaient partout et observaient toutes mes actions avec étonnement. Ils m’ont demandé d’abattre quelques milans (Milvus parasiticus Daud.), des prédateurs de leurs poules, et dès que j’ai fait descendre l’un de ces voleurs d’un arbre, des centaines de garçons et d’oiseaux ont crié leur approbation. J’ai également capturé quelques corbeaux à collier (Corvus seapulatus Daud., kunguru en swahili) comme proies ; ici, comme à Murunsanga, ils faisaient preuve d’une extrême audace, alors qu’à Nosy-Be, il était véritablement difficile de se retrouver à portée de tir d’eux. Ensuite, j’ai acheté un perroquet brun, dit noir, moyennant une somme d’argent ; comme je l’ai dit, ce perroquet, bien que muet, n’est pas originaire de l’île elle-même, mais vient de Madagascar. »
Dans son récit, Kersten se montre un observateur attentif, offrant une vue détaillée de la ville. Il évoque tout d’abord l’attrait pittoresque de Fumɓoni, dominée par un palais royal d’une blancheur éclatante, flanqué d’une mosquée en pierre. La ville, encerclée de cocotiers et de montagnes verdoyantes, présente une architecture singulière, mêlant cabanes traditionnelles et maisons à hauteurs variées. Les rues, larges et bien entretenues, contrastent avec d’autres villes côtières d’Afrique de l’Est.
Les alentours de la ville sont marqués par des jardins luxuriants et des plantations diverses, comparables à celles de Zanzibar. Le sol volcanique est fertile, favorisant la culture du riz, du maïs et du coton, bien que ce dernier soit rarement transformé. La faune et la flore captent aussi l’attention de Kersten, qui observe des oiseaux exotiques, une civette locale, des chauves-souris géantes et des oursins malgaches.
Impression générale de Kersten
« Là se trouvait le Fumɓoni tant désiré avec son fond de palmiers et ses montagnes magnifiquement formées et parfumées : une longue maison blanche (le palais de la reine) avec de nombreuses embrasures, à droite de celle-ci une mosquée en pierre, et tout autour les indigènes, des cabanes, une image particulière, différente de tout ce que j’ai vu lors de mes voyages jusqu’à présent. La route étroite est fermée par des talus bas et est assez plate, nous avons donc dû nous éloigner […] La ville de Fumɓoni comptait à elle seule plusieurs centaines de maisons, et il y en a en outre seize plus grandes dans d’autres beaux villages de l’île dont mon interprète m’a donné les noms.«
Durant son séjour, l’Allemand rendait régulièrement visite à Saïd Hamadi Mkadara, époux de la sultane, dont il a d’ailleurs réalisé un portrait. Il découvrit en lui un homme ouvert aux autres cultures. Lors de leurs entrevues, il n’était pas rare que des artistes viennent jouer de la musique pour le prince consort. Cette musique évoquait pour Kertsen les mélodies qu’il avait entendues à Zanzibar dans la cour du Sultan Saïd Majid, bien qu’elle fût exécutée avec une maîtrise particulière à Mwali chez Mkadara. « Pour ma part, Majid aime beaucoup son petit ‘warde’ ; néanmoins, ses batteurs et ses joueurs de cornemuse étaient bien mieux entraînés que ceux que j’ai entendus à Zanzibar. Ils jouaient plus fréquemment, plus longtemps et avec plus de variété.»
Aménagement de la ville
« Fumɓoni a également l’air très conviviale lorsqu’on se promène dans les rues, contrairement à d’autres villes similaires, qui ont tendance à créer une impression désagréable. Les cabanes et les maisons, de conception similaire à celles de Nosy Be et de Zanzibar, sont en partie entourées de hautes clôtures grillagées, en partie par des haies vives ; les rues sont bien entretenues et assez larges. Certains quartiers de la ville de Zanzibar m’ont rappelé les magasins avec leurs marchandises, tissus, peintures et médicaments.
Mais Fumɓoni a aussi ses particularités et ses « repères » : l’un est un hangar au milieu de la ville où la viande des bœufs abattus est conservée jusqu’à ce qu’elle soit vendue aux navires de passage ; l’autre est formé de gros blocs de lave, en certains endroits de la route, avec des trous lisses et ronds de six à huit pouces de profondeur, des mortiers dans lesquels des éclats de porcelaine sont écrasés à l’aide d’une pierre oblongue pour obtenir une poudre tranchante pour le tir.»
Paysage naturel et agriculture
« En dehors de la ville, on entre immédiatement dans de magnifiques jardins et plantations, dans des shamba5, qui ne sont en rien inférieurs à ceux de l’île de Zanzibar en raison de l’abondance de la végétation et de la variété de leurs produits. L’ouest du sol volcanique est partout recouvert d’une couche érosive épaisse et fertile, et même les nombreux sommets des montagnes qui s’élèvent à plusieurs milliers de pieds sont recouverts d’une couche verte, d’herbe ou décorés de buissons et de forêts, et ce n’est que dans quelques endroits escarpés que les zones nues sont visibles. Les plaines de l’île et les vallées produisent beaucoup de riz et de mtama6 ; le coton pousse partout à l’état sauvage, mais il est rarement transformé.»
Faune locale et observations spécifiques
« Pendant les quelques jours de mon séjour, outre les oiseaux déjà mentionnés et quelques oiseaux de plage, j’ai vu une espèce de civette7, le fungo des Swahilis, des chiens volants de taille extraordinaire (Pteropus Edwardsii Geoffr., chauve-souris, ici la Roussette d’Edwards) et l’oursin malgache ou Tanret. De plus, un grand bandicoot (Birgus latro F.)8, un animal armé d’énormes griffes, a été amené chez moi ; un de mes hommes, qui s’approchait négligemment avec sa main, fut saisi si fort qu’il cria et ne put être libéré des terribles pinces que grâce aux efforts conjugués de deux de ses compagnons. Je ne vis pas d’autres animaux, surtout des reptiles.»

Population, langues locales et climat
« La majorité des habitants présentent clairement le type Angazija9, que je connaissais de Zanzibar ; mais parmi eux, on trouve aussi de nombreux métis et immigrants venus de Madagascar et des côtes africaines. Ils parlent majoritairement à la fois l’Angazija10, le swahili et le malgache. De forte croissance et d’apparence saine, ils ne révèlent pas qu’ils habitent une île dont le climat est considéré comme l’un des plus inhospitaliers de la côte africaine : on raconte que parfois les équipages de navires qui n’ont fait qu’un court séjour dans le port de Fumɓoni ont été presque complètement anéantis.
Il est possible, cependant, que les conditions locales de Mwali ne semblent pas si dangereuses aux indigènes, mais il est également possible que d’autres causes, encore inexplorées, provoquent de telles hostilités. Maore et Nosy Be ne sont pas moins décriées en raison de leur climat meurtrier, et pourtant dans les années 1840, le capitaine Margotin du trois-mâts Bisson de Nantes et son équipage nombreux passèrent 115 jours à Maore et quarante-deux jours à Nosy Be, sans un seul cas de maladie grave.»
Les caractéristiques uniques et le charme de Mwali
Au-delà de la simple découverte de Fumɓoni, l’île de Mwali dévoile un charme incontestable qui a su captiver le cœur de nombreux visiteurs, tel que le Français Désiré Charnay. En 1863, un an avant le passage de Kertsen, Charnay n’a pu cacher son admiration pour cette île, malgré une certaine condescendance perceptible dans son récit. Il la décrit comme « la plus belle des Comores ». Ses descriptions dessinent une île luxuriante et harmonieuse, où la nature semble avoir déployé ses trésors les plus précieux. En exaltant les majestueux baobabs, les riants ombrages des petits chemins et les ruisseaux cascadant des collines, dévoile une terre où la nature s’exprime avec une beauté saisissante.
L’île de Djumɓe Fatima ne se contente pas de séduire par son paysage ; elle suscite un désir profond de quiétude et de retraite. « Mwali est une île où l’on aimerait vivre dans la paix et le silence, loin des hommes, entouré de cette nature merveilleuse », confie-t-il. Ce tableau idyllique d’un lieu propice à la tranquillité et à la contemplation s’achève sur une note mélancolique, alors que Charnay exprime son regret de quitter cette oasis de sérénité. « Je la quittai non sans regret », écrit-il, laissant entrevoir combien cette île l’avait profondément marqué par sa beauté et sa quiétude.
Extrait :
« L’île de Mwali m’a semblé la plus belle des Comores ; c’est la plus petite mais la plus verdoyante ; d’innombrables plantations de cocotiers lui donnent l’aspect gracieux des terres tropicales ; d’immenses baobabs y élèvent leurs troncs majestueux semblables à des pyramides ; de petits chemins sillonnent l’île, tout couverts de riants ombrages, et des ruisseaux se précipitant en cascade du haut des collines, prodiguent à ce coin de terre enchanteur une eau limpide, une fraîcheur précieuse en ces climats brûlants, et des bains naturels où nous nous plongeâmes avec délices.
Mwali est une île où l’on aimerait vivre dans la paix et dans le silence, loin des hommes, entouré de cette nature merveilleuse, environné de l’océan vermeil qui en fait une oasis dans sa vaste solitude. Je la quittai non sans regret ; nous devions toucher à Maore, revoir Nosy-be, Sainte-Marie, Tamatave, ce qui nous demandait encore douze jours de navigation, avant d’arriver à Saint-Denis de la Réunion, notre dernière étape.»
Références :
- The Story of the Universities’ Mission to Central Africa, Henry Rowley (1866)
- Baron Carl Claus von der Decken’s » Reisen in Ost-Afrika in den Jahren 1859 bis 1865, Carl Claus von der Decken (1870)
- Histoire de Madagascar: ses habitants et ses missionnaires, Volume 1, Camille de La Vaissière (1884)
- Madagascar à vol d’oiseau, Désiré Charnay (1864)
Notes :
- Le pavillon de Mwali, mais l’utilisation du mot « arabe » porte à confusion. Celui-ci pourrait aussi désigner le pavillon de Zanzibar qui aurait été hissé par l’Arabo-Zanzibari Saïd Hamadi Mkadara, mari de la sultane. ↩︎
- Père de la Sultane Djumɓe Fatima, malgache originaire d’Imerina et cousin de Radama 1er, ancien roi de Madagascar. Il s’est converti à l’islam une fois à Mwali et prend le nom d’Abdurahmane. ↩︎
- Une population d’Afrique australe dont certains ont accompagné David Livingstone durant ses explorations. ↩︎
- Muhammad bin Saïd Hamadi. ↩︎
- Champ en swahili et en shikomori. ↩︎
- Maïs en swahili, trama en shikomori. ↩︎
- Ngava en shikomori. ↩︎
- Crabe de cocotier. ↩︎
- Pour dire comorien. C’est avec ce terme que l’on désignait les Comoriens à Zanzibar à cette époque en raison de la présence de nombreux originaires de Ngazidja. ↩︎
- Le Shikomori, il s’agit ici du dialecte ShiMwali. ↩︎














