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	<title>Earl Granville Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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	<title>Earl Granville Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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		<title>Échec des abolitions : témoignage du général Abderahman bin Omar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 07:40:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Salim]]></category>
		<category><![CDATA[Abderahman bin Omar]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Earl Granville]]></category>
		<category><![CDATA[Frederic Holmwood]]></category>
		<category><![CDATA[Ndzuani]]></category>
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		<category><![CDATA[Scott J. B. Willcox]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article s’inscrit dans une série au sein de laquelle Ɓeshelea s’est donné pour objectif de publier l’intégralité des traités relatifs à l’abolition de l’esclavage dans l’archipel des Comores.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">La prolifération des actes et traités d’abolition de l’esclavage dans l’archipel des Comores, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle<sup data-fn="21fa406b-ce9e-4bac-84a2-33ef64453517" class="fn"><a href="#21fa406b-ce9e-4bac-84a2-33ef64453517" id="21fa406b-ce9e-4bac-84a2-33ef64453517-link">1</a></sup>, reflète les difficultés considérables rencontrées dans leur application. Tantôt, d’un côté, une volonté assumée de ne pas appliquer ces dispositions ou de les détourner vers d’autres formes de traite — <a href="https://beshelea.com/esclavage-ordonnance-9-decembre-1846/">comme ce fut le cas à Maore</a>, où l’ordonnance d’abolition promulguée par les autorités coloniales françaises donna lieu à des pratiques ambiguës<sup data-fn="d926c389-b27e-4614-92d4-8cf27a46efe0" class="fn"><a href="#d926c389-b27e-4614-92d4-8cf27a46efe0" id="d926c389-b27e-4614-92d4-8cf27a46efe0-link">2</a></sup> —, tantôt, de l’autre, des sultans peu enclins à respecter les engagements qu’ils avaient eux-mêmes souscrits<sup data-fn="325de6a4-85be-4720-9773-65fe6ee0aa38" class="fn"><a href="#325de6a4-85be-4720-9773-65fe6ee0aa38" id="325de6a4-85be-4720-9773-65fe6ee0aa38-link">3</a></sup>. À cela s’ajoutaient les obstacles liés aux oppositions internes au sein même de l’aristocratie comorienne.</p>



<p>C’est précisément ce dernier aspect qui retient ici notre attention. Après la signature du <a href="https://beshelea.com/esclavage-traite-10-octobre-1882/">traité anglo-anjouanais du 10 octobre 1882</a>, le deuxième du genre pour l’île, une rébellion éclata presque aussitôt contre le sultan Abdallah bin Salim [Abdallah III]. Cette insurrection s’inscrivait notamment dans un contexte de refus d’appliquer les dispositions du traité par une partie de l’élite locale.</p>



<p>Nous présentons ici le témoignage clé d’un homme qui fut témoin direct de ces événements et qui livra son analyse des raisons de cet échec. Il s’agit du général Abderahman bin Omar, petit-fils du sultan Alawi bin Husein et proche du sultan Abdallah III. Il fut notamment le commandant du contingent anjouanais envoyé à Ngazidja pour prêter main-forte au sultan Saïd Ali wa Saïd Omar dans sa guerre<sup data-fn="0bbc188a-5739-4c90-ba7b-f7719b5817a1" class="fn"><a href="#0bbc188a-5739-4c90-ba7b-f7719b5817a1" id="0bbc188a-5739-4c90-ba7b-f7719b5817a1-link">4</a></sup>. Cet engagement militaire ne fit d’ailleurs pas non plus l’unanimité à Mtsamɗu.</p>



<p>Ce témoignage d’Abderahman bin Omar fut recueilli lors d’une entrevue avec le consul britannique Frederic Holmwood, en novembre 1883. Toutefois, avant d’y venir, il nous a semblé utile de présenter un extrait d’une lettre de l’Anglais Samuel Barrett Miles, alors en poste à Zanzibar, adressée à Granville George Leveson, comte Granville et secrétaire aux Affaires étrangères. Celle-ci relate les faits rapportés par le commandant britannique <a href="https://beshelea.com/americain-famille-ndzuani-1883/">Scott J. B. Willcox</a>, qui se trouvait à Ndzuani au moment de la rébellion.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mise en contexte avec un extrait d’une lettre du Lieutenant-Colonel Miles à l’Earl Granville</h4>



<p class="has-text-align-right"><em>Zanzibar, 15 décembre 1882</em></p>



<p>« Depuis l’envoi de ma lettre du 18 novembre dernier, transmettant le rapport de M. Holmwood sur les îles Comores, d’importantes nouvelles ont été reçues par divers canaux, tant de Ndzuani que de Ngazidja. Le navire de Sa Majesté <em>Harrier</em> est arrivé hier, après avoir quitté Ndzuani le 6 du courant, dans le but de présenter devant la Cour de l’Amirauté ici le cas d’une goélette britannique appartenant aux Seychelles que le capitaine Willcox avait saisie pour trafic d’esclaves entre Ndzuani et l’île française de Glorioso, laquelle, si j’ai bien compris, a été louée pour plusieurs années à un créole des Seychelles.</p>



<p>Lorsque le <em>Harrier</em> atteignit Ndzuani, deux des frères du roi étaient en rébellion<sup data-fn="f3d671ac-97c0-4d80-841b-f2e3a93b692e" class="fn"><a href="#f3d671ac-97c0-4d80-841b-f2e3a93b692e" id="f3d671ac-97c0-4d80-841b-f2e3a93b692e-link">5</a></sup> ouverte contre lui et avaient pris Mtsamɗu, la capitale, dont les habitants étaient déjà enclins à causer des troubles en raison du nouveau traité au moment du départ de M. Holmwood. Le roi écrivit au capitaine Willcox pour lui déclarer que sa vie était en danger et demander assistance, laquelle lui avait été promise au cas où son autorité serait menacée en raison des concessions assez étendues qu’il nous avait accordées dans la nouvelle convention.</p>



<p>Les instructions que le capitaine Willcox avait reçues de l’officier naval supérieur ici présent l’empêchèrent d’accéder à la demande du roi, et il ne put que lui offrir un asile à bord de son navire. Finalement, un certain nombre de sujets locaux se rallièrent au roi et l’un des frères fut amené à revenir à son allégeance. Le roi réoccupa alors la capitale, tandis que son frère, le prince Muhammad, se retira dans une ville reculée où il demeure à présent.</p>



<p>Il est probable que, si Son Altesse n’avait pas renvoyé ses soldats hors de l&rsquo;île, il aurait encouru peu ou point de danger de cette rébellion, et son intervention dans les affaires de Ngazidja a ainsi amené son propre châtiment. Je ne doute pas que la présence de l’un de nos navires à Ndzuani empêchera toute violence effective d’être exercée contre le roi, dont l’alarme est grandement aggravée par sa cécité et l’impuissance qui en résulte<sup data-fn="8287d358-6d57-4a52-b089-f0ae55e2ec95" class="fn"><a href="#8287d358-6d57-4a52-b089-f0ae55e2ec95" id="8287d358-6d57-4a52-b089-f0ae55e2ec95-link">6</a></sup> ; et la perte financière due à l’arrêt de sa sucrerie, bien que très sérieuse, pourra servir de leçon utile pour l’avenir. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Déclaration du général Abderahman bin Omar lors d&rsquo;un entretien avec Holmwood</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Ndzuani, novembre 1883</em></p>



<p>« La position du Roi est des plus difficiles. N’eût été la crainte que son moulin à sucre<sup data-fn="10b2c82c-b93f-4576-a00c-47e0d8099971" class="fn"><a href="#10b2c82c-b93f-4576-a00c-47e0d8099971" id="10b2c82c-b93f-4576-a00c-47e0d8099971-link">7</a></sup> puisse, à tout moment, être détruit par un navire de guerre, ou qu’on puisse exiger de lui le versement d’une indemnité, il se serait depuis longtemps entièrement rangé à l’opinion populaire. En l’état, je ne puis dire qu’il ait accompli beaucoup, bien qu’il ait honnêtement tenté de mettre en œuvre le nouveau Traité en ce qui concerne ses sujets. Il donna l’ordre au cheikh Muhammad de procéder à l’enregistrement, mais les propriétaires d’esclaves refusèrent unanimement ; et comme ils savaient que le Roi lui-même n’avait fait qu’une vaine apparence d’enregistrer ses propres esclaves, il dut renoncer.</p>



<p>Par la suite, il fit saisir plusieurs esclaves qui avaient été vendus ou transférés en violation du Traité, et infligea des amendes aux propriétaires. Cela provoqua une rébellion, et sans le retour d’un certain nombre des meilleurs soldats du Roi, rapportant à ce moment-là un abondant butin<sup data-fn="5cbbf892-8edf-4ab3-9c29-526716b1cbff" class="fn"><a href="#5cbbf892-8edf-4ab3-9c29-526716b1cbff" id="5cbbf892-8edf-4ab3-9c29-526716b1cbff-link">8</a></sup> de Ngazidja, la situation aurait fort mal tourné pour Son Altesse. Quoi qu’il en soit, l’un des soldats envoyés pour empêcher l’entrée du prince Muhammad à Mtsamɗu fut abattu, et personne ne fut puni pour cet acte.</p>



<p>Le Roi se rendit alors dans la capitale et fit la paix avec la population. Il promit de ne plus prendre aucune mesure pour imposer le Traité, affirmant avoir reçu de Zanzibar la nouvelle que j’avais été rappelé en Angleterre avec disgrâce pour avoir conclu ce Traité, lequel n’aurait été qu’une erreur, et qu’il s’écoulerait des années avant qu’ils ne revoient un consul anglais. Les Anciens lui déclarèrent qu’il pouvait dire ce qu’il voulait, mais qu’il ne devait plus s’engager à signer quoi que ce soit, sans quoi ils le déposeraient ; et s’il se montrait trop puissant pour eux, ils pourraient à tout moment faire appel aux Français.</p>



<p>Je crois être la seule personne dans le pays à croire réellement que les Anglais feront jamais autre chose que proférer des menaces ; mais j’ai passé toute ma vie parmi des officiers britanniques. Il ne fait toutefois aucun doute que votre réapparition a suscité de grands doutes, et que l’île entière est en état d’alerte depuis qu’il est su que vous vous trouviez à bord du « Tourmaline ».</p>



<p>Le Roi ne sera pas en mesure d’imposer le Traité, et je lui conseillerai fermement de ne plus prétendre qu’il en est capable. Les habitants de la ville résisteront à coup sûr, et la rébellion s’étendrait à tout le pays. Depuis six mois, de nouveaux fusils Chassepot arrivent de Maore, accompagnés d’un important approvisionnement en munitions, et il n’est guère de maison où une telle arme ne soit dissimulée.</p>



<p>Le Roi, toutefois, craint les Français tout autant que son propre peuple, car ils lui ont montré qu’ils étaient prêts à tirer parti de la moindre ouverture qu’il pourrait leur offrir ; et même le prince Muhammad les préférerait au Traité.</p>



<p>Le Roi a encore près de 8 000 livres sterling à rembourser au titre de sa machinerie sucrière. Le coût initial, intérêts et assurance compris, s’élevait à 16 000 livres. Il doit déjà avoir versé cette somme, mais l’intérêt composé tous les six mois a lourdement alourdi la dette. Houdlette et Cie, de Maurice, ainsi que l’Oriental Bank, lui ont avancé l’équipement ; ils ont leurs propres agents pour produire le sucre et le surveiller, mais Son Altesse est fort habile.</p>



<p>Bien entendu, je sais à peu près ce qui s’est passé depuis votre départ, et je suis certain, d’après vos propos, que vous avez été bien informé ; toutefois, je ne dois pas m’étendre sur de tels sujets. La seule manière dont je puisse conseiller le Roi, même indirectement, est d’agir sur sa crainte du mécontentement anglais. Il répond toujours : « Vous savez bien qu’ils n’emploieront jamais la force, et leurs paroles ne nous inquiètent pas » — et que puis-je répliquer ? En vérité, il a de bonnes raisons de parler ainsi.</p>



<p>J’admets avoir acheté des esclaves récemment. Il est exact que les deux jeunes filles que vous avez vues dans ma maison venaient de Ngazidja ; mais il n’est pas une personne aisée dans cette île qui n’ait tiré profit de l’affaire de Ngazidja. Il est facile au prince Muhammad et à Othman de dire que Son Altesse a été fort imprudente de s’immiscer dans les affaires de Ngazidja et de Saïd Ali ; cela est peut-être vrai, mais tous deux auraient agi de même s’ils s’étaient trouvés à sa place. Il fut soumis à de grandes tentations, et il a du moins pour excuse d’avoir été vivement conseillé par les Français. À présent, il voit peut-être qu’ils se servent de lui pour accomplir leur sale besogne ; mais il a pris grand soin d’en être dûment rémunéré. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Références :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Correspondence relative to the slave trade 1858-1892, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers, <em>Foreign Office (february 1884)</em>.</li>



<li>British and Foreign State Papers 1882-1883, Vol. LXXIV.,&nbsp;<em>Edward Hertslet (1890)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="21fa406b-ce9e-4bac-84a2-33ef64453517"><em>Il y eut, au total, entre 1844 et 1904, onze actes, ordonnances et traités visant officiellement à abolir l’esclavage dans l’archipel des Comores.</em> <a href="#21fa406b-ce9e-4bac-84a2-33ef64453517-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d926c389-b27e-4614-92d4-8cf27a46efe0"><em>Dans les faits, cette abolition ne fut souvent qu’une façade. Par la même ordonnance censée supprimer l’esclavage, la France mit en place un système d’engagisme qui, en réalité, constituait une continuité à peine voilée de la traite.</em> <a href="#d926c389-b27e-4614-92d4-8cf27a46efe0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="325de6a4-85be-4720-9773-65fe6ee0aa38"><em>Parmi les sultans signataires de ces actes, la plupart étaient eux-mêmes, à l’instar d’Ahmed bin Saïd Ali bin Swaleh (Mwinyi Mkuu) de Ngazidja, de grands esclavagistes et n’envisageaient nullement d’abandonner une pratique qui leur procurait d’importants revenus.</em> <a href="#325de6a4-85be-4720-9773-65fe6ee0aa38-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="0bbc188a-5739-4c90-ba7b-f7719b5817a1"><em>La seconde Nkoɗo nkuu de Ngazidja, qui opposa les sultans Msafumu wa Fefumu et Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#0bbc188a-5739-4c90-ba7b-f7719b5817a1-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f3d671ac-97c0-4d80-841b-f2e3a93b692e"><em>L’instigateur de cette insurrection est le prince Muhammad, épaulé par le prince Othman.</em> <a href="#f3d671ac-97c0-4d80-841b-f2e3a93b692e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8287d358-6d57-4a52-b089-f0ae55e2ec95"><em>Atteint de cataracte, le sultan Abdallah bin Salim avait complètement perdu la vue vers 1876-1877. Il ne la recouvra qu’à la suite d’un voyage à Maurice. Le 18 mars 1879, il y fut opéré par le docteur O. Beaugeard, assisté de ses confrères Vitry, Roger, Pouget et Sakir, précise un article du journal <em>La Sentinelle de Maurice</em> publié la même année. Mais, à son retour à Ndzuani, il perdit de nouveau la vue quelques années plus tard, n’ayant pas observé les prescriptions que le médecin mauricien lui avait recommandées, affirme Saïd Ahmed Zaki dans sa chronique de 1927.</em> <a href="#8287d358-6d57-4a52-b089-f0ae55e2ec95-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="10b2c82c-b93f-4576-a00c-47e0d8099971"><em>Se trouvant dans son domaine de Ɓamɓao Mtsanga. </em> <a href="#10b2c82c-b93f-4576-a00c-47e0d8099971-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="5cbbf892-8edf-4ab3-9c29-526716b1cbff"><em>Le butin en question était constitué à la fois d’esclaves et de sommes d’argent que le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar de Ngazidja devait au sultan Abdallah bin Salim, en contrepartie de l’aide militaire et des vivres que ce dernier lui avait fournis dans sa guerre.</em> <a href="#5cbbf892-8edf-4ab3-9c29-526716b1cbff-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<item>
		<title>Lettres et rapports sur le début du conflit entre Msafumu et Saïd Ali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah wa Saïd Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Abdurahmane bin Saïd Hamadi]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Barghash bin Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Earl Granville]]></category>
		<category><![CDATA[Kara Hadji]]></category>
		<category><![CDATA[Msafumu wa Fefumu]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Percy Luxmoore]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Ali wa Saïd Omar]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar wa Saïd Hasan]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Barrett Miles]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
		<category><![CDATA[Zanzibar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : En mai 1882, la ville de Mroni, où s’est retranché le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar, demeure assiégée par les troupes du sultan Ntiɓe Msafumu wa Fefumu. Des correspondances britanniques nous livrent des détails sur les débuts de ce conflit, la seconde nkoɗo nkuu, jusqu’à ce stade des événements. Deux de ces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> En mai 1882, la ville de Mroni, où s’est retranché le sultan <a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Saïd Ali wa Saïd Omar</a>, demeure assiégée par les troupes du sultan Ntiɓe Msafumu wa Fefumu. Des correspondances britanniques nous livrent des détails sur les débuts de ce conflit, la seconde nkoɗo nkuu, jusqu’à ce stade des événements.</em></p>



<p><em>Deux de ces documents sont des lettres de Samuel Barrett Miles adressées à Granville George Leveson, <a href="https://beshelea.com/said-ali-wa-said-omar-octobre-1883/">comte Granville</a> et secrétaire aux Affaires étrangères. L’une évoque le recrutement de soldats à Zanzibar pour soutenir Msafumu, tandis que l’autre est accompagnée d’un mémorandum relatif à une mission effectuée par l’un des agents de Miles en avril 1882 à Ngazidja. Entre ces deux lettres figure également un courrier envoyé par cet agent, Rider Garforth, à Percy Luxmoore, officier supérieur de la Marine et agent politique intérimaire à Zanzibar.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Lieutenant-colonel Miles à Earl Granville (1)</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Zanzibar, 8 mars 1882</em></p>



<p><em>[Extrait]</em></p>



<p>« Entre-temps, je dois signaler que les frères<sup data-fn="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37" class="fn"><a id="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37-link" href="#d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37">1</a></sup> de Msafumu, l’un des chefs de Ngazidja déposés par Saïd Ali, ont quitté ce lieu avec une troupe d’environ 200 hommes bien armés<sup data-fn="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd" class="fn"><a id="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd-link" href="#6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd">2</a></sup>, afin de rejoindre leur frère, lequel a rassemblé, dans une position forte des montagnes de Ngazidja, un grand nombre de ses partisans, mais mal armés. À moins qu’une aide extérieure ne soit accordée à l’usurpateur<sup data-fn="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2" class="fn"><a id="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2-link" href="#98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2">3</a></sup>, les deux forces réunies n’auront guère de difficulté à le chasser du pays.</p>



<p>Son Altesse Saïd Barghash a, je crois, secrètement fourni à cette troupe armes, munitions et fonds, et elle est accompagnée de son agent de confiance<sup data-fn="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8" class="fn"><a id="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8-link" href="#4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8">4</a></sup>, qui a organisé clandestinement l’expédition.</p>



<p>Son Altesse n’a d’ailleurs pas caché son opposition à la présence de ces réfugiés, bien que cela suffise à peine à expliquer son attitude actuelle. Il est cependant notoire que l’échec de Saïd Ali à rembourser le roi de Ndzuani des lourdes dépenses qu’il a récemment engagées en sa faveur a provoqué une tension considérable dans leurs relations, et il n’est pas improbable que le roi<sup data-fn="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5" class="fn"><a id="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5-link" href="#b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5">5</a></sup> se retourne entièrement contre le chef de Ngazidja<sup data-fn="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d" class="fn"><a id="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d-link" href="#9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d">6</a></sup> si cette négligence devait se poursuivre. Cela s’est peut-être déjà produit, et les faits auraient été communiqués à Son Altesse Saïd Barghash.</p>



<p>Le sultan Abdallah<sup data-fn="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf" class="fn"><a id="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf-link" href="#eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf">7</a></sup> ne s’est pas joint à ce groupe, mais il est depuis parti pour Ngazidja avec dix-sept partisans, sans doute dans le but d’observer l’évolution des événements.</p>



<p>Le sultan <a href="https://beshelea.com/abdurahmane-ii-assassine-peuple/">Abdurahmane de Mwali</a>, arrivé ici il y a un mois en visite auprès de Son Altesse Saïd Barghash, est reparti par courrier pour le Mozambique, sans doute dans l’espoir d’y obtenir rapidement des nouvelles des Comores. Ce prince n’a reçu aucun encouragement de la part de Son Altesse Saïd Barghash, qui connaît parfaitement son caractère<sup data-fn="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843" class="fn"><a id="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843-link" href="#eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843">8</a></sup>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Capitaine Garforth au Capitaine Luxmoore</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>« Éclipse », en mer, 20 avril 1882</em></p>



<p>« À notre arrivée à Mroni, île de Ngazidja, le 15 avril, je trouvai la ville, ceinte de murailles, occupée par l’actuel prétendu chef de l’île, Saïd Ali, et ses partisans. En même temps, elle était assiégée par l’ancien chef de Ngazidja, Msafumu, dont le quartier général se trouvait au village d’Itsandraya, à environ quatorze milles de là. Celui-ci était assisté d’environ 150 soldats envoyés par le sultan de Zanzibar, il y a de cela deux mois.</p>



<p>Saïd Ali et ses partisans étaient entièrement encerclés et ne pouvaient sortir de la ville. Un boutre était récemment arrivé avec une cargaison de riz, ce qui pourrait lui permettre de tenir un peu plus longtemps. Les embarcations qui débarquaient la cargaison, à une encablure de ce navire, furent prises pour cible par les gens de Msafumu après notre arrivée.</p>



<p>J’eus un entretien à bord de ce navire avec Msafumu et l’officier commandant les soldats du sultan<sup data-fn="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4" class="fn"><a id="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4-link" href="#f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4">9</a></sup>. Ils m’assurèrent que, s’ils s’emparaient de la ville de Mroni — ce qui, étant donné l’encerclement, n’était qu’une question de temps — ils respecteraient toute propriété privée et enverraient Saïd Ali à Zanzibar. J’informai le chef qu’il s’agissait là d’une affaire sur laquelle je ne pouvais émettre aucune opinion personnelle, mais qu’au moment de la prise de la ville, toute privation inutile imposée aux habitants ne manquerait pas d’attirer le mécontentement du gouvernement anglais.</p>



<p>Je revisite l’île le 19 du courant et constatai qu’aucun changement n’était intervenu dans la situation. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lieutenant-colonel Miles à Earl Granville (2)</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Zanzibar, 5 mai 1882</em></p>



<p>« Comme le navire de Sa Majesté <em>« Philomel »</em> avait reçu l’ordre de se rendre aux îles Comores, j’ai profité de l’occasion pour y envoyer un officier afin de suivre les événements. Il quitta Zanzibar le 13 avril et revint le 22 à bord du navire de Sa Majesté <em>« Eclipse »</em>, et j’ai l’honneur de joindre un mémorandum des notes qu’il a prises.<br>J’y joins également copie d’un rapport du capitaine Garforth, commandant le navire de Sa Majesté <em>« Eclipse »</em>, qui m’a été obligeamment communiqué par l’officier supérieur de la marine présent ici, le capitaine Luxmoore, C.B.<br>Le départ de l’expédition organisée et expédiée par Son Altesse Saïd Barghash avec les frères de Msafumu a été signalé dans ma dépêche du 8 mars, et, d’après les informations maintenant reçues, il semble y avoir peu de doute quant à son succès final dans l’expulsion de Saïd Ali de Mroni. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mémorandum</h4>



<p>« Il arriva à Ngazidja le 19 avril 1882 et se rendit à Itsandraya, où je trouvai Msafumu<sup data-fn="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070" class="fn"><a id="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070-link" href="#61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070">10</a></sup> et Abdallah bin Hamza<sup data-fn="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a" class="fn"><a id="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a-link" href="#b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a">11</a></sup>. Msafumu m’informa que Mroni avait autrefois appartenu à Saïd Ahmed<sup data-fn="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f" class="fn"><a id="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f-link" href="#b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f">12</a></sup>, qui, à sa mort, l’avait légué à son fils Muhammad. Saïd Muhammad l’avait transmis à Mwinyi Mdji qui, avant de mourir, en donna la préférence à Saïd Abdallah bin Hamza, plus âgé que son demi-frère<sup data-fn="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9" class="fn"><a id="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9-link" href="#4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9">13</a></sup> Saïd Ali. Il y a quatre ans<sup data-fn="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501" class="fn"><a id="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501-link" href="#90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501">14</a></sup>, Saïd Ali se rendit auprès de Msafumu et lui demanda de lui remettre Mroni. Msafumu répondit qu’Ali était trop jeune, mais que, d’ici deux ou trois ans, il le ferait. Ali se rendit alors à Zanzibar et obtint de Saïd Barghash une lettre en sa faveur adressée à Msafumu. Cependant, lorsque ce dernier la reçut, il répondit la même chose qu’auparavant, à savoir qu’il fallait attendre.</p>



<p>Saïd Ali s’adressa alors à son père à Maore pour obtenir de l’aide, et celui-ci lui donna une lettre de recommandation pour le sultan Abdallah de Ndzuani, dans laquelle il s’engageait à couvrir toutes les dépenses encourues par le sultan pour envoyer des soldats aider son fils à obtenir Mroni. Le sultan Abdallah promit son assistance et dit à Saïd Ali de retourner à Ngazidja et d’attendre à Shinɗini<sup data-fn="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8" class="fn"><a id="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8-link" href="#122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8">15</a></sup>. Peu de temps après, il envoya 150 soldats armés sur l’un de ses propres boutres. C’était il y a environ six mois.</p>



<p>Msafumu, percevant les intentions hostiles d’Ali, en informa aussitôt Saïd Barghash, qui envoya son homme Kara Hadji, un natif de Ngazidja. Kara ne fut pas écouté par Saïd Ali, qui le rattrapa sur la route après qu’il eut été congédié, et l’aurait tué si Kara n’avait réussi à s’échapper à bord d’un boutre arabe. Ali attaqua également un certain Muttar bin Abdullah, un autre émissaire envoyé par Saïd Barghash pour affaires, et faillit le tuer. Mais Muttar parvint à s’enfuir.</p>



<p>Said Ali attaqua ensuite la maison de son frère à Mroni, mais Saïd Abdallah et son épouse s’échappèrent à bord d’un boutre arabe. La ville, en revanche, fut prise, et 49 personnes, dont trois femmes, furent tuées dans l’affaire. Après avoir quitté Mroni, Ali se rendit à Itsandraya pour en expulser Msafumu. Celui-ci, n’ayant pas la force de résister, s’enfuit, et Itsandraya fut facilement pris<sup data-fn="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22" class="fn"><a id="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22-link" href="#e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22">16</a></sup> et remis à Ntiɓe Mbamba, cousin de Msafumu.</p>



<p>Depuis Itsandraya, Ali écrivit à <a href="https://beshelea.com/bwana-fumu-wa-mbafumu-1883/">Ɓwana Fumu</a><sup data-fn="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0" class="fn"><a id="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0-link" href="#97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0">17</a></sup>, le sultan de Mitsamihuli, le menaçant de l’attaquer à moins qu’il ne se soumît. Ɓwana Fumu céda et fut envoyé par Ali demander la soumission de Singa<sup data-fn="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95" class="fn"><a id="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95-link" href="#7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95">18</a></sup>, la sultane de Mbuɗe. La reine n’opposant aucune résistance, Ali marcha ensuite sur Ntsudjini, un lieu appartenant à Msafumu et tenu par l’un de ses hommes. Dans cette expédition, il réussit également et chassa l’homme de Msafumu. Il se rendit ensuite à Hamahame et s’en empara aussi<sup data-fn="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1" class="fn"><a id="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1-link" href="#9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1">19</a></sup>, saisissant tous les esclaves du sultan Abdallah sur ses deux plantations, nommées Silleit et Ɓiladi. Saïd Ali s’empara de tous les biens de Msafumu à Itsandraya — esclaves, ornements, argent — et fit couper les mains de sa belle-mère.</p>



<p>Pendant ce temps, Msafumu, qui s’était réfugié dans la brousse<sup data-fn="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45" class="fn"><a id="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45-link" href="#e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45">20</a></sup>, se rendit à Galiani<sup data-fn="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905" class="fn"><a id="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905-link" href="#c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905">21</a></sup>, d’où il recruta 100 hommes pour l’aider contre Ali. Marchant ensuite vers Maweni<sup data-fn="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af" class="fn"><a id="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af-link" href="#44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af">22</a></sup>, un lieu proche de Ntsudjini, il écrivit à Ali, alors à Mbuɗe, lui proposant le combat. Ali retourna aussitôt à Ntsudjini et, après avoir observé la position de Msafumu, se mit en marche contre lui. C’était le 17 rabi el-awal<sup data-fn="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab" class="fn"><a id="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab-link" href="#1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab">23</a></sup>. Au même moment, Msafumu, laissant la moitié de ses forces à Maweni, prit l’autre moitié avec lui et, faisant un détour, entra à Ntsudjini qu’Ali venait de quitter<sup data-fn="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533" class="fn"><a id="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533-link" href="#ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533">24</a></sup>. Ali eut un léger accrochage avec les hommes de Msafumu, au cours duquel trois furent tués, puis, laissant Msafumu maître de Ntsudjini, il retourna à Mroni.</p>



<p>Le 8 du mois suivant (rabi el-akhir<sup data-fn="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81" class="fn"><a id="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81-link" href="#42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81">25</a></sup>), le boutre<sup data-fn="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0" class="fn"><a id="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0-link" href="#887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0">26</a></sup> transportant les troupes de Saïd Barghash, sous le commandement de Kara Hadji, arriva au large de Itsandraya. À leur vue, l’homme d’Ali, Ntiɓe Mbamba, se replia aussitôt sur Mroni. Kara Hadji débarqua ses troupes et envoya Mohammed Jan chercher Msafumu. À son arrivée, tout le groupe se rendit à Mroni, où Saïd Ali est désormais assiégé. Mroni possède cinq portes, et cinquante hommes sont placés à chacune d’elles pour empêcher les assiégés de sortir.</p>



<p>Le 26 rabi el-akhir<sup data-fn="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b" class="fn"><a id="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b-link" href="#775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b">27</a></sup>, Saïd Omar, qui avait rejoint son fils Ali depuis Maore, s’enfuit à Mwali avec Mohammed Othman, l’agent du sultan de Ndzuani. On dit que Saïd Ali a muré les portes de Mroni de l’intérieur. Msafumu a depuis pris les villages suivants, outre de plus petits hameaux : Mvuni, Unkazi, Nyumadzaha, Vuvuni<sup data-fn="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529" class="fn"><a id="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529-link" href="#af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529">28</a></sup> et Mɗe. Ikoni, un grand village de l’intérieur, fut pris, pillé et incendié, mais personne n’y fut tué.</p>



<p>Saïd Abdallah bin Hamza arriva à Ngazidja sur un boutre distinct de celui de Kara Hadji et rejoignit son frère Ali, avec qui il demeura trois jours. Ali lui proposa de partager Mroni à condition qu’il ne se joigne pas à Msafumu. Abdallah, toutefois, sous prétexte de se rendre à sa plantation de Mroni, partit pour Itsandraya et rejoignit Msafumu, qui le posta à Mkongoni, à l’extrémité nord du port de Mroni, pour empêcher les boutres d’y mouiller.</p>



<p>Dans les combats qui ont eu lieu à Mroni, Saïd Ali a perdu 21 hommes, dont 15 esclaves Makua. Msafumu a perdu 13 tués et 6 blessés. Des troupes de Saïd Barghash, 2 ont été tués et 3 blessés.</p>



<p>Lorsque Saïd Omar se rendit à Mwali, il demanda de l’aide à Abdurahmane, frère du sultan<sup data-fn="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f" class="fn"><a id="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f-link" href="#14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f">29</a></sup>, mais celle-ci fut refusée au motif que quarante soldats avaient déjà été donnés à Saïd Ali lors de sa première expédition, et que le sultan n’avait pas reçu sa part du butin en retour. Saïd Omar se rendit alors à Maore, mais n’y obtint aucun soutien. Il est désormais parti à Marambosi pour solliciter l’aide de Mohammed bin Abdullah Ba Kushweni, ancien gouverneur de Mombasa, et Msafumu a envoyé des espions à sa suite pour observer ses démarches. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Références :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Correspondence relative to the slave trade 1882-83, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (N°1, 1883)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37"><em>Il s’agit du sultan Abdallah bin Hamza de <em>Ɓamɓao</em>, des princes d’Itsandraya Fumu Mhanɗa et Mlanau Hinye, ainsi que d’Ahmed bin Mshangama, ancien vizir d’Itsandraya.</em> <a href="#d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd"><em>La majorité d’entre eux appartient à l’ethnie nyamwezi.</em> <a href="#6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2"><em>Comprendre sultan Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8"><em>Abubakar bin Hadji, connu sous le nom de Kara Hadji, fils d’un ancien vizir d’Itsandraya et officier de police de Saïd Barghash.</em> <a href="#4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5"><em>Sultan Abdallah bin Salim de Ndzuani.</em> <a href="#b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d"><em>Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf"><em>Abdallah bin Hamza</em>. <a href="#eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843"><em>Le jeune sultan Abdurahmane bin Saïd Hamadi jouissait d’une réputation de tyran imprévisible, enclin à l’alcool et aux mauvaises mœurs.</em> <a href="#eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4"><em>Cet officier pourrait être Kara Hadji ou Maɗi wa Hamaɗi.</em> <a href="#f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070"><em>Msafumu wa Fefumu, sultan d&rsquo;Itsandraya et Ntibe de Ngazidja.</em> <a href="#61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a"><em>Sultan du Ɓamɓao, beau-frère et allié de Msafumu.</em> <a href="#b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f"><em>Ahmed bin Said Ali bin Swaleh, ancien sultan du Ɓamɓao et Ntiɓe de Ngazidja.</em> <a href="#b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9"><em>Cette confusion, relevée tout au long du rapport, provient du fait qu’ils étaient cousins.</em> <a href="#4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501"><em>Cela situe ainsi le retour de Saïd Ali à Ngazidja en 1878.</em> <a href="#90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8"><em>Ville qui abritait le principal port du sud de l’île, au Mbadjini.</em> <a href="#122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22"><em>En avril 1880.</em> <a href="#e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0"><em>Ɓwana Fumu wa Mɓafumu</em>. <a href="#97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95"><em>La sultane Singa wa Madi Djimba.</em> <a href="#7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1"><em>Saïd Ali devient donc pour la première fois Ntiɓe de Ngazidja.</em> <a href="#9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45"><em>Il s&rsquo;est refugié dans le Mbwankuu.</em> <a href="#e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 20"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905"><em>On peut se demander s’il ne s’agit pas de Shezani, réfugié dans le Mbwankuu.</em> <a href="#c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 21"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af"><em>Selon le récit d’Abdallah bin Wazir, il s’agirait plutôt de Dzahadjuu (Dzahani).</em> <a href="#44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 22"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab"><em>Le 17 rabi el-awal 1298, correspondant au lundi 6 février 1882</em>. <a href="#1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 23"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533"><em>Il y ramena ses troupes pour camper dans un lieu appelé Mifumɓuni, non loin de Dzahani.</em> <a href="#ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 24"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81"><em>Le 8 rabi el-akhir 1298, correspondant au lundi 27 février 1882.</em> <a href="#42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 25"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0"><em>Ce boutre aurait appartenu à un certain Saïd wa Suɓeta.</em> <a href="#887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 26"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b"><em>Le 26 rabi el-akhir 1298, correspondant au vendredi 17 mars 1882.</em> <a href="#775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 27"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529"><em>Dans la lettre, il est mentionné Mfoongoni. Cette appellation correspond, selon notre analyse, à Vuvuni, tant par la prononciation que par la mention immédiate de la ville voisine de Mɗe. Toutefois, il pourrait également s’agir, dans une autre hypothèse, de Mapvinguni.</em> <a href="#af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 28"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f"><em>Il s’agit d’une erreur : Abdurahmane (bin Saïd Hamaɗi) est en réalité le sultan lui-même.</em> <a href="#14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 29"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://beshelea.com/debut-msafumu-said-ali/">Lettres et rapports sur le début du conflit entre Msafumu et Saïd Ali</a> appeared first on <a href="https://beshelea.com">Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</a>.</p>
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		<title>Lettre de Saïd Ali wa Saïd Omar à Earl Granville, octobre 1883</title>
		<link>https://beshelea.com/said-ali-wa-said-omar-octobre-1883/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 13:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Earl Granville]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Maore]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Ali wa Saïd Omar]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : Le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar adresse une lettre au Britannique Granville George Leveson, comte Granville et secrétaire aux Affaires étrangères, afin de réclamer justice après la destruction, début octobre, de trois boutres dans la baie de Kalaweni, à Mroni. L’opération fut menée par le sous-lieutenant Martin, commandant du navire Undine. Les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> Le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar adresse une lettre au Britannique Granville George Leveson, comte Granville et secrétaire aux Affaires étrangères, afin de réclamer justice après la destruction, début octobre, de trois boutres dans la baie de Kalaweni, à Mroni. L’opération fut menée par le sous-lieutenant Martin, commandant du navire Undine. Les trois embarcations étaient soupçonnées de participer au trafic d’esclaves.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Mroni, octobre 1883</em><sup data-fn="2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284" class="fn"><a id="2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284-link" href="#2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284">1</a></sup></p>



<p>« Monseigneur,</p>



<p>Le soussigné, humble pétitionnaire, a l’honneur d’informer Votre Seigneurie que le commandant du navire de Sa Majesté <em>Undine</em> a brûlé trois boutres<sup data-fn="d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0" class="fn"><a href="#d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0" id="d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0-link">2</a></sup> sur le rivage de ma ville de Mroni, sans aucun motif ; l’un d’eux m’appartenait, construit à Maore il y a près de trois ans, et n’avait jamais effectué d’autre traversée qu’entre les îles Comores ; les deux autres appartenaient à des citoyens de Ngazidja.</p>



<p>Le premier demeurait sur la plage de Mroni pour réparations depuis trois ans, et venait d’être remis en état de naviguer.</p>



<p>Le troisième avait transporté quelques hommes de Ngazidja, engagés par des propriétaires de plantations de canne à sucre de Maore<sup data-fn="9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33" class="fn"><a id="9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33-link" href="#9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33">3</a></sup>, en présence d’un officier français et d’un interprète de Maore. C’est pourtant ce bâtiment que le sultan Abdallah bin Saïd Hamza<sup data-fn="b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb" class="fn"><a id="b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb-link" href="#b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb">4</a></sup> a dénoncé au commandant de l’<em>Undine</em>, en l’accusant d’avoir servi à convoyer des esclaves vers ladite île.</p>



<p>Or, ces hommes avaient quitté Ngazidja sur ledit navire à l’époque même où le sultan Abdallah<sup data-fn="378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3" class="fn"><a id="378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3-link" href="#378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3">5</a></sup> régnait en personne sur ce territoire.</p>



<p>Dans l’espoir que Votre Seigneurie rétablira la justice en ce qui concerne nos droits. »</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>SAID ALI WA SAID OMAR</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Article et référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Nés libres mais mis en esclavage par Sultan Saïd Ali wa Saïd Omar</a></li>



<li>Correspondence relative to the slave trade 1883-84, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (february 1884)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284"><em>La date exacte de la lettre n’est pas indiquée : seuls le mois et l’année sont connus. L’on sait toutefois avec certitude qu’elle fut rédigée dans la seconde moitié d’octobre.</em> <a href="#2fe1fb38-cf39-435f-8812-624b19963284-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0"><em>Il est question des boutres « <em>Mashasay »</em>, « <em>Malavia »</em> et d’un troisième dont le nom n’a pas été mentionné. Ces navires furent saisis le 12 octobre 1883 à Mroni par l’écuyer-commandant W. P. Ponsford, avant d’être détruits, sur ordre du sous-lieutenant Martin, alors commandant de l’<em>Undine</em>.</em> <a href="#d136b997-756d-4155-8db6-aea85919a1c0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33"><em>Il reconnaît néanmoins que son boutre participait au trafic de « travailleurs engagés ».</em> <a href="#9816fe7b-e46e-449b-ad7f-0a51f953bd33-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb"><em>Une erreur s’est glissée dans la retranscription anglaise, où l’on a mentionné « Abdallah bin Saïd Omar » au lieu du nom exact.</em> <a href="#b34032ce-a8fa-4c81-b0e7-e7bb5ad19aeb-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3">Abdallah bin Saïd Hamza fut sultan du Ɓamɓao avant d’être renversé par son cousin, Saïd Ali wa Saïd Omar. <a href="#378b3d0e-e2b5-4ab5-9cee-fd5368107bb3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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