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	<title>Mroni Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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	<title>Mroni Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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	<item>
		<title>Quelques éléments du âɗa de Mroni au début du 20e siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 19:06:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mila]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Wazir]]></category>
		<category><![CDATA[Mroni]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://beshelea.com/?p=1132</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cet article s’inscrit dans une série consacrée à d’anciens témoignages comoriens portant sur les notions de nɗola / harusi et de âɗa na mila à Ngazidja.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En matière d’âɗa na mila, chaque génération, au fil du temps, porte ses propres spécificités. Et même au sein d’une même génération, bien qu’il existe un socle commun, les coutumes ne sont pas uniformes à Ngazidja. Selon les localités, certains usages varient, tant dans leur forme que dans leur ampleur. La ville de Mroni n’échappe pas à cette réalité. Nous en avons aujourd’hui une connaissance plus fine grâce au témoignage du Ntsudjinien Abdallah bin Wazir, qui éclaire certaines subtilités du <a href="https://beshelea.com/mariage-coutumes-19e-ngazidja/">nɗola ya âɗa</a> dans cette localité du Ɓamɓao à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. Son récit a été recueilli à Hambourg en 1913 par le chercheur allemand Martin Heepe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Haɓari za âɗa za Mroni, par Abdallah bin Wazir (19 juillet 1913)</h3>



<p>« Rapports de Ngazidja provenant de la ville de Mroni :</p>



<p>Ainsi en est-il de leur coutume : lorsqu’une personne entre dans un <a href="https://beshelea.com/anciennes-traditions-ndola-ngazidja/">hirimu</a><sup data-fn="40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8" class="fn"><a id="40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8-link" href="#40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8">1</a></sup>, elle a pour habitude d’abattre (et de faire cuire) un <em>mɓuzi ya hirimu</em><sup data-fn="8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63" class="fn"><a id="8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63-link" href="#8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63">2</a></sup>. Ces chèvres des classes d’âge sont, depuis les temps anciens, un usage établi. Chez les gens d’autrefois, les chèvres qu’ils abattaient lors de leurs fêtes de mariage étaient peu nombreuses. L’un abattait une chèvre pour 5 rials<sup data-fn="65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3" class="fn"><a id="65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3-link" href="#65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3">3</a></sup>, un autre une chèvre pour 10 rials. Cela représentait une très grande chèvre pour les gens d’autrefois. En revanche, les chèvres que nous possédons aujourd’hui et que nous abattons maintenant dépassent de loin celles qu’ils avaient jadis lors de leurs festins de noces. La dépense pour les chèvres qu’une personne abat aujourd’hui s’élève déjà à 150 ou 200 rials.</p>



<p>Il en est ainsi des chèvres des classes d’âge [mɓuzi za hirimu] dans la ville de Mroni. Quant aux chèvres lors des mariages, elles sont innombrables. Chacun se marie selon ses moyens. Les gens apportent de nombreuses choses. Un homme a coutume d’apporter 250, ou 300, ou 400, ou 450 rials. Telle est la somme que l’on apporte aujourd’hui.</p>



<p>Et lorsque quelqu’un apporte ces biens, les femmes ont coutume de s’y rendre, de s’asseoir dans la maison de la femme à laquelle les biens ont été apportés, et de chanter et de danser. Lorsque les hommes arrivent avec les biens et qu’ils apportent environ 200 rials, les gens de la ville en reçoivent 100 rials. C’est le <em>karam</em><sup data-fn="68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607" class="fn"><a id="68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607-link" href="#68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607">4</a></sup> de la ville. Si quelqu’un apporte 300 rials, il organise un karam pour 140 rials ; si quelqu’un apporte 400 rials, il en dépense 160 rials : c’est le karam de la ville, financée à partir des biens qui ont été apportés.</p>



<p>Lorsque quelqu’un a entièrement livré les biens et offert le karam ya mdji, il retourne ensuite abattre de nouveau des <em>mɓe za karam</em><sup data-fn="8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650" class="fn"><a id="8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650-link" href="#8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650">5</a></sup> pour la célébration. Il abat un mfulwa mɓe<sup data-fn="a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3" class="fn"><a id="a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3-link" href="#a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3">6</a></sup>, un mɓe ɗume [taureau] et une mɓe nene [vache grasse]. Tels sont les bovins destinés à la fête. Puis il se repose. Et il met en ordre les biens qu’il enverra lorsque le marié fera son mdjio ɗahoni<sup data-fn="680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541" class="fn"><a id="680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541-link" href="#680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541">7</a></sup>. Telles sont les informations concernant le père de la femme.</p>



<p>De son côté, l’homme, après avoir apporté les biens, donné le karam et fait abattre les bovins pour la célébration [mɓe za karam], a coutume de préparer le « <em>ipamkono</em><sup data-fn="0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9" class="fn"><a id="0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9-link" href="#0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9">8</a></sup> » pour la femme. L’homme prend 10 <em>pauni</em><sup data-fn="4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97" class="fn"><a id="4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97-link" href="#4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97">9</a></sup> et les remet à l’orfèvre, puis il prend 15 pauni, et 12 pauni, et 3 pauni, et 5 pauni, et 2 pauni, et une pauni. Il les donne à l’orfèvre afin que celui-ci lui fabrique les objets destinés au ipamkono pour sa femme. Au moment où l’homme entre dans la maison, il emporte ces objets comme ipamkono et les remet à la femme.</p>



<p>Lorsqu’il est entré, il demeure jusqu’au quatrième jour ; alors il apporte 50 roupies, cinq sacs de riz décortiqué<sup data-fn="893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43" class="fn"><a id="893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43-link" href="#893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43">10</a></sup>, un mfule<sup data-fn="f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385" class="fn"><a id="f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385-link" href="#f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385">11</a></sup>, cinq charges de noix de coco<sup data-fn="2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f" class="fn"><a id="2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f-link" href="#2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f">12</a></sup> et cinq régimes de bananes<sup data-fn="330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167" class="fn"><a id="330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167-link" href="#330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167">13</a></sup>, qu’il fait entrer dans la maison. Le sixième jour, il apporte 60 roupies, deux mfule et six sacs de riz, et les introduit dans la maison. Et le neuvième jour, il apporte le <em>vao</em><sup data-fn="7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320" class="fn"><a id="7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320-link" href="#7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320">14</a></sup>. Ce neuvième jour, l’homme apporte 150 roupies, un très grand bœuf et 130 vêtements : ce sont les habits [vao] qu’il leur remet dans la maison.</p>



<p>Il fait forger : le pectoral (kiɗani<sup data-fn="87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68" class="fn"><a id="87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68-link" href="#87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68">15</a></sup>), le bandeau frontal (mɓo), les bracelets de bras (kekee<sup data-fn="d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4" class="fn"><a id="d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4-link" href="#d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4">16</a></sup>), le triple bracelet (ɓin agiri), les anneaux de cheville (mitale), les boucles d’oreilles (zitali<sup data-fn="05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac" class="fn"><a id="05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac-link" href="#05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac">17</a></sup>), le collier (mkufu<sup data-fn="417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e" class="fn"><a id="417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e-link" href="#417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e">18</a></sup>), l’ornement nasal (ipini<sup data-fn="65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea" class="fn"><a id="65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea-link" href="#65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea">19</a></sup>) et deux bagues (mbere) ; tel est le « Ipamkono » que les gens apportent de nos jours. Le pectoral est en or, le bandeau frontal est en or, les boucles d’oreilles sont en or, les bracelets de bras sont en or, le triple bracelet est en or, l’ornement nasal est en or, les deux bagues sont en or, tandis que les anneaux de cheville sont en argent et le collier en argent. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Die Komorendialekte Ngazidja, Nzwani und Mwali, <em>Martin Heepe (1920).</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8"><em>Classe d’âge à laquelle appartient un groupe d’individus.</em> <a href="#40606cbf-55be-41a8-8a94-fa31bf55f6b8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63"><em>Une chèvre destinée à la classe d’âge</em>. <a href="#8b7e3c6a-e7ce-4ea1-9c56-3f376465cf63-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3"><em>À cette époque, un rial équivaut à deux roupies (riali ndzima = rupia mɓili).</em> <a href="#65c3f770-9e85-4cd2-b392-dba6e50a1ff3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607"><em>Repas de fête, festin. Dans le cas présent, il s’agit du <em>karamu ya mdji</em>, littéralement le festin de la ville.</em> <a href="#68dff617-dcbe-40f7-9acb-dd36543dd607-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650"><em>Expression signifiant littéralement « bovins de festin ».</em> <a href="#8b6980f5-b004-4866-9be2-fc4026779650-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3"><em>Contraction de <em>mfule ya mɓe</em>, qui désigne un bœuf castré.</em> <a href="#a359a7a2-fdaa-4aa8-b80e-f8fe7ac6c1d3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541"><em>La procession dite de « l’entrée dans la maison », marquant l’arrivée du marié chez la mariée.</em> <a href="#680505d1-f500-414d-9d23-4dca5c971541-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9"><em>Ensemble de bijoux en or offerts à la mariée par le mari lors du grand mariage, pour un poids estimé à plus de trois kilos d’or.</em> <a href="#0a95df08-cee7-4ab5-8627-600acbc87cf9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97"><em>Pièces de monnaie anglaises en or.</em> <a href="#4a81ca4c-a665-4356-a944-2da42896ac97-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43"><em>Madjunia matsanu ya ntsohole.</em> <a href="#893a7879-34ee-403c-a5b9-91ecf0a1fe43-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385"><em>Bouc castré.</em> <a href="#f754abf5-c7f9-4b82-a768-f48f06a18385-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f"><em>Midzo mitsanu ya nazi.</em> <a href="#2fce1fd6-8b4a-4852-9cff-e700f77ac15f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167"><em>Mirengo mitsanu ya ndrovi.</em> <a href="#330db808-65bd-487a-991c-0245516eb167-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320"><em>Ensemble des habits d’apparat offerts par l’un des époux à l’autre lors des festivités de mariage.</em> <a href="#7bebe3b0-6812-48b3-a547-01f023850320-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68"><em>Grand collier en or, composé de plusieurs médaillons couvrant la poitrine ; il fait partie des bijoux constituant le <em>ipamkono</em>.</em> <a href="#87719374-363e-4dee-81a7-ca644d069f68-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4"><em>Bracelet large et rigide, en argent ou en or, fermé par une clavette. Il fait partie des bijoux offerts à la mariée lors d’un grand mariage.</em> <a href="#d9458529-6b75-4ada-a20e-8045836f81a4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac"><em>Également appelé <em>zipuli</em>.</em> <a href="#05765805-a336-40af-8a91-f08f478ea4ac-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e"><em>Chaîne portée par les femmes autour du cou. On distingue deux types de <em>mkufu</em> : le <em>mkufu wa dhahaɓu</em> (chaîne en or) et le <em>mkufu wa sulutri</em> (chaîne en or épinglée dans les cheveux et descendant sur le front depuis les deux oreilles). Le terme <em>mkufu</em> désigne également une tresse de cheveux allant du front à la nuque.</em> <a href="#417e8c4f-788d-4b2b-b9bf-7d3467b8ee2e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea"><em>Bijou en or ou en argent porté dans un trou percé au nez, assimilable à un piercing.</em> <a href="#65c73733-8c84-428b-b11b-b6f8c64e8aea-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Maganga, sohamwedja&#8230; : traditions comoriennes en période de jeûne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 15:14:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Muhamadi]]></category>
		<category><![CDATA[Idi]]></category>
		<category><![CDATA[Mroni]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sohamwedja]]></category>
		<category><![CDATA[Tsumu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la fin du XIXe siècle, de nombreuses traditions comoriennes accompagnaient encore la période de jeûne et la célébration de l’Aïd. Cet article revient sur ces pratiques aujourd’hui disparues ou en voie d’oubli.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">De mes souvenirs d’enfance comorienne, je garde en mémoire les innombrables jeux auxquels nous nous adonnions du matin au soir : du <em>shamtra</em> au <em>kopwa la meri</em>, du <em>matsatsaliano</em> au <em>nyomɓwe</em>, parmi d’autres encore. En période de ramadan, une pratique culturelle suscitait une attente particulière et demeurait hautement honorée : le maganga, célébré le 26e jour du mois sacré. Tradition séculaire, le <em>maganga</em> plonge ses racines dans un passé lointain. On en retrouve un témoignage précieux au début du XXe siècle, rapporté par le Moronien Abdallah bin Muhamaɗi. Celui-ci évoque diverses traditions comoriennes observées en période de jeûne — aussi bien durant le ramadan que le <em>Sohamwedja</em><sup data-fn="57379abe-47e7-4b77-98e5-34db31a30e50" class="fn"><a href="#57379abe-47e7-4b77-98e5-34db31a30e50" id="57379abe-47e7-4b77-98e5-34db31a30e50-link">1</a></sup> — ainsi que lors de la fête de l’Aïd, telles qu’elles étaient encore pratiquées à la fin du XIXe siècle.</p>



<p>Ses propos furent recueillis à Hambourg, d’abord le 30 août 1913 puis le 18 février 1920, et publiés par l’Allemand Martin Heepe. Nous en livrons ici la traduction intégrale :</p>



<h3 class="wp-block-heading">Propos recueillis le 30 août 1913</h3>



<p>« Lorsque les gens jeûnent, ils annoncent généralement leur intention la nuit précédente. Dès l’aube, ils s’abstiennent de manger, de boire, de fumer, et même d’avaler leur salive, jusqu’au coucher du soleil. Le soir venu, ils préparent de la nourriture – du pain<sup data-fn="7e6bef20-ccc6-4963-b7c1-4dfd34d6840d" class="fn"><a id="7e6bef20-ccc6-4963-b7c1-4dfd34d6840d-link" href="#7e6bef20-ccc6-4963-b7c1-4dfd34d6840d">2</a></sup>, des bananes<sup data-fn="b919c8b0-2acc-49a6-867c-2476609d187f" class="fn"><a id="b919c8b0-2acc-49a6-867c-2476609d187f-link" href="#b919c8b0-2acc-49a6-867c-2476609d187f">3</a></sup> et de la bouillie<sup data-fn="6e111c29-73bd-4197-b337-ac29e1b0656a" class="fn"><a id="6e111c29-73bd-4197-b337-ac29e1b0656a-link" href="#6e111c29-73bd-4197-b337-ac29e1b0656a">4</a></sup> – puis rompent leur jeûne. Vers deux heures du matin, ils prennent un repas composé notamment de riz au lait. Le jeûne dure trente jours.</p>



<p>Le jour où apparaît la nouvelle lune, le sultan ordonne de tirer des coups de canon. Tôt le matin de l’Aïd, les gens se lavent, revêtent des habits neufs et se rendent à la mosquée, où ils s’agenouillent et récitent le takbir. Après quoi, ils accomplissent la prière de l’Aïd, composée de deux rak’ahs. Une fois la prière terminée, le prédicateur monte sur le mimbar pour prononcer son sermon. À la fin du prêche, il descend, les fidèles lui serrent la main, puis quittent la mosquée.</p>



<p>Les familles rentrent chez elles et partagent un repas à base de pain et de viande. Après avoir mangé, certains sortent pour jouer, d’autres se battent avec des bâtons ou à mains nues, tandis que d’autres encore battent du tambour et dansent. Ainsi s’achève le mois de jeûne. Si un garçon n’a pas observé le jeûne et que le 26e jour du mois est déjà arrivé, ses camarades fabriquent des bâtons à partir de fines tiges appelées <em>maganga</em>, et s’en servent pour frapper ceux qui n’ont pas respecté le jeûne. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Propos recueillis le 18 février 1920</h3>



<p>« À Ngazidja, lors du <em>Sohamwedja </em>et de l’Aïd, il était d’usage de gravir la montagne<sup data-fn="a1773df4-fdb7-439c-8a1d-fdf14c12ce65" class="fn"><a id="a1773df4-fdb7-439c-8a1d-fdf14c12ce65-link" href="#a1773df4-fdb7-439c-8a1d-fdf14c12ce65">5</a></sup> afin d’y couper des arbres appelés <em>zinazi</em><sup data-fn="cf7da45a-16c6-427e-b050-abd987e5049b" class="fn"><a id="cf7da45a-16c6-427e-b050-abd987e5049b-link" href="#cf7da45a-16c6-427e-b050-abd987e5049b">6</a></sup>. Une fois abattus, on les rapportait en ville pour les débiter à la hache. Ces morceaux de bois étaient ensuite confiés aux artisans-charpentiers, qui les affûtaient des deux côtés<sup data-fn="13d86469-75e9-41a3-ac54-502d67233f55" class="fn"><a id="13d86469-75e9-41a3-ac54-502d67233f55-link" href="#13d86469-75e9-41a3-ac54-502d67233f55">7</a></sup>, les perçaient à une extrémité pour y attacher une corde<sup data-fn="bae9580e-4e6b-431e-873f-a36efafcfba0" class="fn"><a id="bae9580e-4e6b-431e-873f-a36efafcfba0-link" href="#bae9580e-4e6b-431e-873f-a36efafcfba0">8</a></sup>.</p>



<p>Par ailleurs, les habitants allaient couper un arbre appelé <em>mhii</em>, qu’ils ramenaient en ville et confiaient également aux artisans. Ces derniers le sciaient et le façonnaient pour en faire des boucliers, en y ajoutant des poignées (<em>zarizi</em><sup data-fn="71383cfd-a260-4310-9484-dbdf335a7924" class="fn"><a id="71383cfd-a260-4310-9484-dbdf335a7924-link" href="#71383cfd-a260-4310-9484-dbdf335a7924">9</a></sup>). Une fois cette tâche accomplie, ils coupaient des branches de cocotier qu’ils tressaient de chaque côté, les cousaient ensemble avec des fibres de raphia<sup data-fn="836cc5a7-14f9-4e70-b38b-d29465b014ca" class="fn"><a id="836cc5a7-14f9-4e70-b38b-d29465b014ca-link" href="#836cc5a7-14f9-4e70-b38b-d29465b014ca">10</a></sup> et inséraient des feuilles de bananier sèches entre elles. Ensuite, ils abattaient un arbre appelé <em>mri-mzungu</em><sup data-fn="821ff823-8f7f-47b0-96ed-32e8da421003" class="fn"><a id="821ff823-8f7f-47b0-96ed-32e8da421003-link" href="#821ff823-8f7f-47b0-96ed-32e8da421003">11</a></sup>, le taillaient et assemblaient ses extrémités pour en faire une poignée. Ces boucliers, ainsi confectionnés, étaient appelés <em>mbinga za nkuri</em><sup data-fn="9b7efbab-dd21-40b2-b9ed-78a2c0156c0c" class="fn"><a id="9b7efbab-dd21-40b2-b9ed-78a2c0156c0c-link" href="#9b7efbab-dd21-40b2-b9ed-78a2c0156c0c">12</a></sup>.</p>



<p>Le jour du jeûne de Sohamwedja, après une journée d’abstinence, les habitants prenaient leurs bâtons zinazi et leurs boucliers en bois et en feuilles de cocotier, puis se rendaient sur la plage. Les deux quartiers<sup data-fn="98741de4-20ef-40f0-b15d-b2b37c825cf8" class="fn"><a id="98741de4-20ef-40f0-b15d-b2b37c825cf8-link" href="#98741de4-20ef-40f0-b15d-b2b37c825cf8">13</a></sup> de Mroni s’y retrouvaient. Lorsque la marée descendait, les jeunes s’élançaient sur le rivage, bondissant de toutes parts avec leurs armes, avant d’en venir aux mains.</p>



<p>Les bâtons zinazi étaient aussi tranchants qu’une épée. Un coup porté à la tête pouvait causer une blessure profonde, et un coup au corps laissait également de graves plaies. Affûtés comme des lances, ces bâtons pouvaient transpercer un adversaire à la manière d’une arme de fer. Leur solidité était telle qu’ils ne se brisaient pas facilement.</p>



<p>Les combats duraient généralement du matin jusqu’à midi, avant d’être interrompus pour la prière. Ils reprenaient ensuite l’après-midi et se poursuivaient jusqu’au soir. Une fois la nuit tombée, chacun regagnait son foyer, préparait le repas du jeûne, puis sortait hors de la ville pour casser de la canne à sucre, cueillir des noix de coco fraîches, des oranges et des petites mandarines. De retour en ville, ils s’asseyaient dans les ɓangwe<sup data-fn="1fd64a48-b515-499d-9726-4ebcfc76f0ae" class="fn"><a href="#1fd64a48-b515-499d-9726-4ebcfc76f0ae" id="1fd64a48-b515-499d-9726-4ebcfc76f0ae-link">14</a></sup>, attendant l’appel du muezzin à la prière du maghrib.</p>



<p>Après la prière, ils mangeaient canne à sucre, noix de coco et oranges, avant de regagner leur maison pour partager le repas préparé.</p>



<p>Le jour de l’Aïd, les combats de bâtons reprenaient : après la prière de la fête, ils s’affrontaient du matin jusqu’au soir, dans des duels intenses et parfois meurtriers. Certains y perdaient la vie. Toutefois, il était strictement interdit de dégainer couteau ou épée : les affrontements se faisaient exclusivement avec des bâtons zinazi.</p>



<p>Tels étaient les combats de bâtons que les habitants de Ngazidja avaient coutume de pratiquer lors du Sohamwedja et le jour de l’Aïd. »</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Abdallah bin Muhamaɗi</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Die Komorendialekte Ngazidja, Nzwani und Mwali, <em>Martin Heepe (1920).</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="57379abe-47e7-4b77-98e5-34db31a30e50"><em>Jeûne du 27e jour du mois de radjab. Journée connue en arabe sous le nom de <em>Mi‘rāj</em>. Le mot <em>Sohamwedja</em> ou <em>Swahamedja</em> désigne, pour les Comoriens, le consensus qu’ils se sont donné de ne jeûner qu’un seul jour (<em>swaumu modja</em>) entre le 26e et le 27e jour du mois de radjab, en référence à la tradition islamique de l’<em>Isrā’ wa-l-Mi‘rāj</em>.</em> <a href="#57379abe-47e7-4b77-98e5-34db31a30e50-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7e6bef20-ccc6-4963-b7c1-4dfd34d6840d"><em>Les pains traditionnels tels que mkatre wa futra, wa kuskuma, lihoho etc.</em> <a href="#7e6bef20-ccc6-4963-b7c1-4dfd34d6840d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b919c8b0-2acc-49a6-867c-2476609d187f"><em>Des bananes vertes, utilisées dans la cuisine comorienne pour préparer le <em>ndrovi ya pvisiwa</em>, le <em>ndrovi ya mtsolole</em>, le <em>ndrovi ya nazi</em>, etc.</em> <a href="#b919c8b0-2acc-49a6-867c-2476609d187f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6e111c29-73bd-4197-b337-ac29e1b0656a"><em>Uɓu wa trama, wa ntsambu etc.</em> <a href="#6e111c29-73bd-4197-b337-ac29e1b0656a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a1773df4-fdb7-439c-8a1d-fdf14c12ce65"><em>Pour se rendre dans les forêts d’altitude appelées <em>mahuu</em></em>. <a href="#a1773df4-fdb7-439c-8a1d-fdf14c12ce65-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="cf7da45a-16c6-427e-b050-abd987e5049b"><em>Pluriel de inazi.</em> <a href="#cf7da45a-16c6-427e-b050-abd987e5049b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="13d86469-75e9-41a3-ac54-502d67233f55"><em>Wenɗe watria uso na shemɓe.</em> <a href="#13d86469-75e9-41a3-ac54-502d67233f55-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="bae9580e-4e6b-431e-873f-a36efafcfba0"><em>Corde de hamɓa.</em> <a href="#bae9580e-4e6b-431e-873f-a36efafcfba0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="71383cfd-a260-4310-9484-dbdf335a7924"><em>Pluriel de sharizi.</em> <a href="#71383cfd-a260-4310-9484-dbdf335a7924-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="836cc5a7-14f9-4e70-b38b-d29465b014ca"><em>Mainɗa;</em> <a href="#836cc5a7-14f9-4e70-b38b-d29465b014ca-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="821ff823-8f7f-47b0-96ed-32e8da421003"><em>Nom scientifique : Jatropha curcas.</em> <a href="#821ff823-8f7f-47b0-96ed-32e8da421003-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9b7efbab-dd21-40b2-b9ed-78a2c0156c0c"><em>Littéralement : boucliers en tiges de feuilles de cocotier.</em> <a href="#9b7efbab-dd21-40b2-b9ed-78a2c0156c0c-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="98741de4-20ef-40f0-b15d-b2b37c825cf8"><em>Ɓadjanani et Mtsangani.</em> <a href="#98741de4-20ef-40f0-b15d-b2b37c825cf8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="1fd64a48-b515-499d-9726-4ebcfc76f0ae"><em>Les places publiques traditionnelles.</em> <a href="#1fd64a48-b515-499d-9726-4ebcfc76f0ae-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p></p>
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		<title>Le sort réservé aux esclaves fugitifs : le cas de Sumaili</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 09:27:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Wazir]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah wa Saïd Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Mroni]]></category>
		<category><![CDATA[Mze Hamaɗi]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat]]></category>
		<category><![CDATA[Sumaili]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On a souvent tendance à minimiser la violence de l’esclavage dans l’archipel des Comores, comme s’il s’agissait d’un système plus doux que la traite atlantique. Pourtant, les réseaux commerciaux, les logiques économiques et les châtiments infligés aux fugitifs rappellent une réalité autrement plus brutale. L’histoire de Sumaili, esclave moronien du XIXᵉ siècle, en offre une illustration saisissante.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans la mémoire collective, l’esclavage qui sévissait jadis dans l’archipel des Comores est parfois présenté avec une certaine indulgence, comme s’il avait été plus « humain » que d’autres formes de servitude. Pourtant, à y regarder de près, ce système ne différait guère, sur plusieurs points essentiels, de la traite transatlantique. Certes, les dimensions géographiques et démographiques n’étaient pas comparables, mais les logiques économiques, les réseaux maritimes et la brutalité des châtiments répondaient à des mécanismes analogues<sup data-fn="0284211c-9efa-4d37-963f-af3f7077cc7e" class="fn"><a id="0284211c-9efa-4d37-963f-af3f7077cc7e-link" href="#0284211c-9efa-4d37-963f-af3f7077cc7e">1</a></sup>. Combien de djahazi<sup data-fn="d410e657-4da2-4a42-a8a6-68363db13c43" class="fn"><a id="d410e657-4da2-4a42-a8a6-68363db13c43-link" href="#d410e657-4da2-4a42-a8a6-68363db13c43">2</a></sup> engagés dans ce trafic sombrèrent dans les eaux du canal du Mozambique ? Combien d’êtres humains y périrent avant même d’atteindre l&rsquo;archipel<sup data-fn="09b051d3-7d22-4a0c-ab1d-d5ea119fea29" class="fn"><a id="09b051d3-7d22-4a0c-ab1d-d5ea119fea29-link" href="#09b051d3-7d22-4a0c-ab1d-d5ea119fea29">3</a></sup> ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fuite de Sumaili : 13 mois de cavale</h3>



<p>Dès le XVIIᵉ siècle, les récits de princes comme <a href="https://beshelea.com/justice-affaire-comores-londres-1670/">Mwenye Sheikh</a>, puis au XVIIIᵉ siècle ceux d’Alawi bin Husein, livrent des précisions éclairantes sur l’articulation du <a href="https://beshelea.com/ideologie-esclavage-comores/">commerce esclavagiste avec l’économie comorienne</a>. L’archipel, carrefour maritime, participait à un trafic triangulaire, parfois circulaire, reliant le Mozambique, la côte de Mrima (Afrique de l’Est), Madagascar et les Comores. Mais le transport n’était qu’une partie du système. L’asservissement en lui-même se caractérisait par un contrôle implacable, des violences physiques et psychologiques, et une répression sévère à l’égard des esclaves jugés récalcitrants ou fugitifs. C’est précisément ce que révèle un témoignage rare, recueilli à Hambourg en 1912 auprès d’Abdallah bin Wazir<sup data-fn="8a841956-bf3a-4107-ac97-725b5fa87e3b" class="fn"><a id="8a841956-bf3a-4107-ac97-725b5fa87e3b-link" href="#8a841956-bf3a-4107-ac97-725b5fa87e3b">4</a></sup>, originaire de Ntsudjini.</p>



<p>Son récit nous transporte à Mroni, dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, vers 1882<sup data-fn="cd84323e-b7e8-4032-8317-b814633c70f5" class="fn"><a id="cd84323e-b7e8-4032-8317-b814633c70f5-link" href="#cd84323e-b7e8-4032-8317-b814633c70f5">5</a></sup>, et retrace la cavale singulière, et tragique, d’un esclave nommé Sumaili. Il appartenait à un noble moronien du nom de Mze Hamaɗi<sup data-fn="fcea8ba6-b55b-4fd2-bcb4-d223e9945567" class="fn"><a id="fcea8ba6-b55b-4fd2-bcb4-d223e9945567-link" href="#fcea8ba6-b55b-4fd2-bcb4-d223e9945567">6</a></sup>. Un jour, il prit la décision de fuir et se réfugia dans la forêt. Commencèrent alors treize longs mois d’errance, de dissimulation et de survie. Les recherches lancées par son maître restèrent infructueuses. L’épaisseur de la forêt et l’ingéniosité de Sumaili lui permirent de déjouer les traques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La découverte de la grotte</h3>



<p>C’est par hasard que sa cachette fut finalement découverte. Un groupe d’hommes, venus couper des arbres, fut surpris par une pluie torrentielle. L’un d’eux, connaissant l’existence d’une grotte non loin, guida les autres pour y trouver refuge. Ils la trouvèrent curieusement scellée par d’énormes pierres. Intrigués mais pressés de s’abriter, ils dégagèrent l’entrée et s’y installèrent. À l’intérieur, une étrange odeur de feu et de viande grillée les saisit. La grotte, bien plus vaste qu’ils ne l’imaginaient, dissimulait un foyer encore tiède, autour duquel s’entassaient bananes vertes, manioc, cannes à sucre, patates et noix de coco. Mais aucun occupant en vue.</p>



<p>En explorant plus profondément, ils découvrirent un second mur de pierres, dissimulant une pièce intérieure. Là, dormant sur un lit de feuilles de cocotier, se trouvait Sumaili. Lorsqu’il s’éveilla, Sumaili comprit aussitôt qu’il avait été découvert. Dans un geste de désespoir, il saisit une hache, un couteau et une pioche, puis lança à ses intrus ces mots :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow" style="font-style:italic;font-weight:300">
<p style="font-style:italic;font-weight:300"><em>« Haina wandzo ye roho yahe narohe yenɗe zahe. Haina utsuhandza ye roho yahahe nakentsi ɓa ngudjofa apvasa inu. A nyinyi eyambani ruhusa mdjie honɗani hangu ndopvi ? Nami mwinyi enyumɓa tsilala. »<br>« Que celui qui tient à sa vie sorte d’ici. Qu’il reste, s’il n’y tient pas, car il va rendre l’âme à l’instant. De qui avez-vous reçu l’autorisation d’entrer chez moi, alors que moi,</em> maître des lieux, je dormais ? »</p>
</blockquote>



<p>Les hommes, médusés, lui répliquèrent qu’il n’avait aucune chance et que ce jour serait le dernier de sa liberté. Sumaili persista, prêt à se battre. Mais la présence parmi les intrus de figures réputées redoutables, telles que Mze Umari, Swaɗiki, Mrwapvili et Ali<sup data-fn="cf9d5000-9425-4649-9e55-1fffb3827977" class="fn"><a id="cf9d5000-9425-4649-9e55-1fffb3827977-link" href="#cf9d5000-9425-4649-9e55-1fffb3827977">7</a></sup>, le convainquit qu’une lutte tournerait à sa perte. Il se rendit, fut ligoté et ramené à Mroni.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le jugement et la sentence</h3>



<p>La nouvelle de sa capture fit sensation. Les habitants accoururent pour le voir. Son maître, Mze Hamaɗi, exigeait sa décapitation, mais la foule s’y opposa. On décida de soumettre le cas au sultan de Ɓamɓao, <a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Abdallah bin Saïd Hamza</a>. Durant sa cavale, Sumaili avait été accusé de voler des chèvres pour survivre. Présenté au sultan, celui-ci le condamna dans un premier temps à mort par décapitation. Mais une fois encore, le peuple s’éleva contre ce jugement, craignant que son exécution ne serve de précédent pour sanctionner tout vol, quel qu’il soit. Un compromis fut trouvé : Sumaili serait jugé selon la « loi de Dieu », c’est-à-dire par l’amputation de la main<sup data-fn="318b0723-74a9-417f-a649-f27a03d457b8" class="fn"><a id="318b0723-74a9-417f-a649-f27a03d457b8-link" href="#318b0723-74a9-417f-a649-f27a03d457b8">8</a></sup>.</p>



<p>La procédure, codifiée, mérite d’être rappelée. La main du condamné était d’abord enveloppée d’un tissu imbibé d’huile. Pendant trois jours, on massait la zone destinée à l’amputation. Au troisième jour, le supplicié était placé dans une petite cellule, <em>fidjini</em>, conçue de telle manière que seule la main sortait par un orifice nommé <em>shuɓaka</em>. L’exécuteur, un homme du nom de Fudjumɓi, vint mesurer la partie à trancher. Il abattit alors sa machette d’un coup sec. Aussitôt, de l’huile bouillante fut versée sur la plaie pour cautériser la blessure.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le retour à la servitude</h3>



<p>La famille de Sumaili l’emmena ensuite pour assurer sa convalescence. Guéri, il fut ramené auprès de Mze Hamaɗi. La mutilation n’avait pas aboli sa condition : il reprit son travail aux champs aux côtés des autres esclaves. Il vécut encore une dizaine d’années et mourut en 1894, dans l’ombre et l’oubli.</p>



<p>Ce cas particulier éclaire d’un jour cru la condition servile aux Comores. Il rappelle que la fuite d’un esclave, loin d’être un acte isolé, était l’expression d’une résistance profonde, mais aussi d’un désespoir immense. Aujourd’hui, en revisitant cette histoire, il s’agit non seulement de redonner un visage et une dignité à ces vies broyées, mais aussi de rompre avec une tendance persistante à minimiser la réalité de l’esclavage dans l’archipel. Le destin de Sumaili demeure un témoignage poignant : celui d’un système qui, sous nos latitudes comme ailleurs, reposait sur la violence et la négation de l’homme.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Die Komorendialekte Ngazidja, Nzwani und Mwali, <em>Martin Heepe (1920).</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="0284211c-9efa-4d37-963f-af3f7077cc7e"><em>« Nous avons tous été embarqués avec des cordes », témoignait en 1883 le jeune Mlamali, originaire du Mbadjini, ayant été réduit en esclavage.</em> <a href="#0284211c-9efa-4d37-963f-af3f7077cc7e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="d410e657-4da2-4a42-a8a6-68363db13c43"><em>Boutre traditionnel d’Afrique de l’Est</em>. <a href="#d410e657-4da2-4a42-a8a6-68363db13c43-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="09b051d3-7d22-4a0c-ab1d-d5ea119fea29"><em>Le Comorien Abdallah bin Muhammad rapporta en 1913 l’histoire d’un boutre négrier de Mroni qui fit naufrage en 1888 à Mfusi, au Mozambique, avec à son bord une vingtaine à une trentaine d’esclavagistes moroniens ainsi que plusieurs esclaves.</em> <a href="#09b051d3-7d22-4a0c-ab1d-d5ea119fea29-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8a841956-bf3a-4107-ac97-725b5fa87e3b"><em>Né à Ntsudjini, il est mort le 15 mai 1919 à Hambourg.</em> <a href="#8a841956-bf3a-4107-ac97-725b5fa87e3b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="cd84323e-b7e8-4032-8317-b814633c70f5"><em>Selon Abdallah bin Wazir, l’histoire de Sumaili remonterait à 29 ans plus tôt, soit en 1883. Mais ayant cité Abdallah bin Saïd Hamza comme sultan régnant alors sur le Ɓamɓao, l’année la plus probable demeure 1882.</em> <a href="#cd84323e-b7e8-4032-8317-b814633c70f5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="fcea8ba6-b55b-4fd2-bcb4-d223e9945567"><em>L&rsquo;on se demande s&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un certain Ɓuku [Ɓunu] Hamaɗi.</em> <a href="#fcea8ba6-b55b-4fd2-bcb4-d223e9945567-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="cf9d5000-9425-4649-9e55-1fffb3827977"><em>Abdallah bin Wazir ne donne pas plus de détails sur la réputation de ces hommes.</em> <a href="#cf9d5000-9425-4649-9e55-1fffb3827977-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="318b0723-74a9-417f-a649-f27a03d457b8"><em>Enfin, une controverse subsiste dans la jurisprudence islamique, à propos de l’interprétation coranique sur la peine du voleur : doit-on, ou non, lui couper la main ?</em> <a href="#318b0723-74a9-417f-a649-f27a03d457b8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://beshelea.com/sort-esclaves-fugitifs-sumaili/">Le sort réservé aux esclaves fugitifs : le cas de Sumaili</a> appeared first on <a href="https://beshelea.com">Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</a>.</p>
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		<title>Le Mrenge à Ngazidja, une tradition séculaire délaissée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Mar 2025 09:44:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Muhamadi]]></category>
		<category><![CDATA[Mrenge]]></category>
		<category><![CDATA[Mroni]]></category>
		<category><![CDATA[Ngazidja]]></category>
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		<category><![CDATA[Traditions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mrenge, cette boxe traditionnelle des Comores, autrefois pratiquée à Ngazidja s’est éteinte au fil du temps sur l'île. Pourtant, à une époque, ce rite martial, rythmé par des chants, façonnait la vie sociale et culturelle. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans la mémoire collective comorienne, le Mrenge – cette boxe traditionnelle autrefois pratiquée dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;archipel – évoque aujourd&rsquo;hui principalement les soirées du ramadan à Maore, et, dans une moindre mesure, à <a href="https://beshelea.com/justice-affaire-comores-londres-1670/">Ndzuani</a> et <a href="https://beshelea.com/abdurahmane-ii-assassine-peuple/">Mwali</a>, plus que l&rsquo;image d&rsquo;un rite séculaire à Ngazidja. Pourtant, au début du XXe siècle, cette discipline occupait une place centrale dans la vie sociale de l&rsquo;île, bien au-delà des festivités religieuses. À travers le témoignage inédit d&rsquo;un Moronien, recueilli à Hambourg en 1920 par l&rsquo;Allemand Martin Heepe, nous replongeons dans une époque où le Mrenge n&rsquo;était pas seulement un divertissement, mais un rituel profondément enraciné dans les coutumes locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un combat d&rsquo;honneur et un spectacle hebdomadaire</h3>



<p>Aux Comores, où le verbe et le geste se répondent dans un même souffle, le combat n’a jamais été une fin en soi. Le Mrenge, au-delà de sa dimension physique, était avant tout une discipline de l’honneur, où se mesuraient la maîtrise de soi et la bravoure. Contrairement aux luttes brutales, il imposait des règles tacites, scrupuleusement respectées par tous. Un art de combat transmis dès le plus jeune âge, intégrant les enfants à la dynamique sociale des adultes. Il était à la fois un rite de passage et un divertissement, un moment où chacun, selon son âge et sa force, pouvait mesurer sa valeur au sein de la communauté.</p>



<figure class="wp-block-pullquote" style="font-style:italic;font-weight:300"><blockquote><p>« À Ngazidja, les gens ont tendance à aller à la plage tous les vendredis matin et à se défier dans des combats à mains nues. »</p><cite>Abdallah bin Muhamaɗi (en 1920)</cite></blockquote></figure>



<p>C’est ce que rapporte un témoignage précieux d&rsquo;Abdallah bin Muhamaɗi, natif de Mroni, recueilli à Hambourg en 1920. Il désigne cette boxe sous l’appellation <em>« Nkoɗe za Ngazidja »</em>. Il raconte que dans le Mroni d’autrefois, les vendredis étaient rythmés par une cadence bien réglée. Le matin, la plage devenait le théâtre des premiers combats, où les plus jeunes s’affrontaient sous l’œil vigilant de leurs aînés. Ces affrontements, mesurés, mettaient l’accent sur l’apprentissage plus que sur la victoire. Peu à peu, les adultes prenaient le relais, leurs combats s&rsquo;intensifiant au fil des heures, jusqu’à la pause imposée par l’appel à la prière du vendredi (Salat al-Jumu&rsquo;ah). Ce n’était là qu’une première mise en bouche, avant les activités de l’après-midi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des chants pour accompagner les Mrenge</h3>



<p>Contrairement à de simples combats où seul compte le choc des corps, le Mrenge de Ngazidja était précédé d’un rituel vocal. Un chant annonçait l’affrontement, rythmait la tension montante et inscrivait le duel dans une tradition. La boxe devenait ainsi une affaire d’oralité autant que de corps, un dialogue où la parole aiguisait l’esprit avant que les poings ne prennent le relais. Le chant était un prélude, une manière d’entrer dans le combat en exaltant la mémoire des anciens, en affirmant sa propre valeur et en défiant l’adversaire. Abdallah bin Muhamaɗi nous a légué l’un de ces chants :</p>



<p><em>Mwatamani zita mwadjuha mtsahe ɗawa<br>He mramɓulwa<br>Na Ngazidja enamsi ilawa lelo<br>Usudjaâ tsi ɗarizi ndruvu<br>Tsi nɗ&rsquo;oufua zikoi<br>Ezahanyu uteza nai<br>N’lotari mlimenyao<br>Namwenɗe mwandjie shioni<br>Msome na wadjuwao.</em></p>



<p><em>Vous, assoiffés de coups, en quête de conflits,<br>Vous êtes démasqués<br>À Ngazidja, plus personne ne se laisse duper<br>La vaillance ne se réduit pas à la seule force physique<br>Ni à la qualité du ikoi</em><sup data-fn="13ca3561-9ded-4aa2-bb3e-0739a0c5dd32" class="fn"><a id="13ca3561-9ded-4aa2-bb3e-0739a0c5dd32-link" href="#13ca3561-9ded-4aa2-bb3e-0739a0c5dd32">1</a></sup><em><br>Vous n’êtes bons qu’à mal danser<br>Ignorant les subtilités du tari</em><sup data-fn="a6184fbb-418c-4e38-8603-85f6e07960d6" class="fn"><a id="a6184fbb-418c-4e38-8603-85f6e07960d6-link" href="#a6184fbb-418c-4e38-8603-85f6e07960d6">2</a></sup><em><br>Hâtez-vous de retourner à l’école<br>Apprendre aux côtés de ceux qui en ont la maîtrise.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les femmes y prenaient également part</h3>



<p>Enfin, à Mroni, le déroulement du Mrenge se poursuivait dans l’après-midi avec une seconde phase qui débutait au lieu-dit <em>Djumwa Vumwe</em>, peu après la prière d’Asr. L&rsquo;organisation respectait la même hiérarchie observée en matinée : les plus jeunes ouvraient les hostilités, puis les combats montaient en intensité jusqu&rsquo;à l&rsquo;entrée en scène des adultes. Les duels se prolongeaient jusqu&rsquo;à la tombée de la nuit, vers 19 heures. Si l’esprit du Mrenge prônait l’honneur et la loyauté, il arrivait néanmoins que des débordements éclatent. Certains vaincus ramassaient des pierres et les lançaient sur leurs adversaires victorieux.</p>



<p>Mais cette boxe traditionnelle n’était pas l’apanage des hommes. Une fois ces derniers rentrés chez eux, une autre scène, moins connue mais tout aussi intense, prenait place : celle du Mrenge féminin. Selon Abdallah bin Muhamaɗi, les <em>wadjahazi</em> – femmes esclaves – des quartiers de Mtsangani<sup data-fn="35c839ae-c6a5-4d2c-ada6-f1170f4fe8eb" class="fn"><a id="35c839ae-c6a5-4d2c-ada6-f1170f4fe8eb-link" href="#35c839ae-c6a5-4d2c-ada6-f1170f4fe8eb">3</a></sup> et de Ɓadjanani<sup data-fn="65ac5f3f-621e-466b-8ddf-fc8567d64929" class="fn"><a id="65ac5f3f-621e-466b-8ddf-fc8567d64929-link" href="#65ac5f3f-621e-466b-8ddf-fc8567d64929">4</a></sup> s’adonnaient elles aussi à cette discipline. « Lorsqu’elles sont vaincues, les femmes de Ɓadjanani ont tendance à fuir rapidement et à regagner leur domicile. Il en va de même pour celles de Mtsangani: lorsqu’elles sont défaites, elles prennent la fuite et retournent précipitamment chez elles. »</p>



<p>Cet aspect du Mrenge, rarement évoqué, révèle à quel point cette pratique était ancrée dans l’ensemble de la société. Hommes et femmes y trouvaient un moyen d’exprimer leur force, leur fierté et leur identité, dans une culture où l’honneur et la rivalité occupaient une place prépondérante.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Die Komorendialekte Ngazidja, Nzwani und Mwali, <em>Martin Heepe (1920).</em></li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="13ca3561-9ded-4aa2-bb3e-0739a0c5dd32"><em>Pagne pour homme, autrefois symbole de prestige.</em> <a href="#13ca3561-9ded-4aa2-bb3e-0739a0c5dd32-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a6184fbb-418c-4e38-8603-85f6e07960d6"><em>Danse traditionnelle où les hommes exécutent leurs pas avec des sabres ou des cannes, au rythme des tambours à une seule membrane et des cymbales.</em> <a href="#a6184fbb-418c-4e38-8603-85f6e07960d6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="35c839ae-c6a5-4d2c-ada6-f1170f4fe8eb"><em>Quartier de Mroni</em>. <a href="#35c839ae-c6a5-4d2c-ada6-f1170f4fe8eb-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="65ac5f3f-621e-466b-8ddf-fc8567d64929"><em>Idem. Une certaine rivalité existait entre les deux quartiers.</em> <a href="#65ac5f3f-621e-466b-8ddf-fc8567d64929-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://beshelea.com/mrenge-ngazidja-tradition-seculaire/">Le Mrenge à Ngazidja, une tradition séculaire délaissée</a> appeared first on <a href="https://beshelea.com">Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</a>.</p>
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