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	<title>Percy Luxmoore Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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	<title>Percy Luxmoore Archives - Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</title>
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		<title>Mis en esclavage par Saïd Ali : témoignage de Juma Waɗi Hasan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 18:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah bin Salim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article consacré à Juma Waɗi Hasan et à Mohammed bin Masud s’inscrit dans une série de témoignages recueillis en 1883, au lendemain de la seconde Nkoɗo nkuu de Ngazidja, qui opposa les sultans Msafumu wa Fefumu et Saïd Ali wa Saïd Omar.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 20 décembre 1883, un boutre du nom de <em>Salamati</em>, battant pavillon zanzibari, fut intercepté par Percy Luxmoore, officier supérieur de la Marine britannique et commandant du navire de Sa Majesté <em>London</em>. Il appartenait à Msellim bin Ali. À son bord se trouvaient deux esclaves — un homme et une femme — originaires de Zanzibar.</p>



<p>Or, le même boutre avait déjà fait l’objet d’un signalement par une esclave nommée Shihuji<sup data-fn="6b109342-0e8f-44f2-946f-1ef241b55af0" class="fn"><a id="6b109342-0e8f-44f2-946f-1ef241b55af0-link" href="#6b109342-0e8f-44f2-946f-1ef241b55af0">1</a></sup>. Un autre esclave, Juma Waɗi Hasan, s’était également plaint auprès du tribunal du consul général de Sa Majesté à Zanzibar, accusant directement Mohammed bin Masud, l’un des passagers dudit navire. S’ouvrirent alors les audiences des protagonistes. Nous présentons ici leurs déclarations ainsi que les notes consignées dans les procès-verbaux.</p>



<p>Cette affaire illustre la recrudescence du trafic d’esclaves dans l’archipel, favorisée par le système des « engagés » instauré par les Français et par les penchants esclavagistes du sultan Saïd Ali wa Saïd Omar de Ngazidja, de son père, du sultan Abdallah bin Salim de Ndzuani, ainsi que de plusieurs notables locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déclaration de Juma Waɗi Hasan :</h2>



<p class="has-text-align-right"><em>Tribunal du Consul général de Sa Majesté à Zanzibar</em><sup data-fn="593c5ee0-f868-484e-aef6-c351b6bb4ae6" class="fn"><a id="593c5ee0-f868-484e-aef6-c351b6bb4ae6-link" href="#593c5ee0-f868-484e-aef6-c351b6bb4ae6">2</a></sup></p>



<p>« Je suis esclave de Shehiri Mohammed bin Amer. Je me suis enrôlé dans la troupe de Kara Hadji<sup data-fn="b9240769-28c1-4d7d-9c53-43f00da6ea1d" class="fn"><a id="b9240769-28c1-4d7d-9c53-43f00da6ea1d-link" href="#b9240769-28c1-4d7d-9c53-43f00da6ea1d">3</a></sup> pour Ngazidja, après que le nouveau [sultan] Saïd Ali m’eut demandé de venir à Mroni<sup data-fn="a9c62567-002b-485d-b757-1b9b260c2f44" class="fn"><a id="a9c62567-002b-485d-b757-1b9b260c2f44-link" href="#a9c62567-002b-485d-b757-1b9b260c2f44">4</a></sup>, en nous promettant protection jusqu’à notre retour à Zanzibar. Nous avons refusé, à moins qu’il n’envoie un drapeau blanc par son jemadar. Après quelques jours, il envoya le jemadar avec un drapeau blanc, disant :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Je vous promets que personne ne vous molestera, car il y a la paix. »</p>
</blockquote>



<p>Nous nous rendîmes donc à Mroni, escortés par le porteur du drapeau blanc, mais à peine entrés dans la ville, nous fûmes saisis, ligotés et enfermés ensemble dans une grande hutte. Le lendemain matin, chaque homme reçut quinze coups de <em>ɓakora</em><sup data-fn="c9f06c51-0192-46af-ba0c-c33b710429b3" class="fn"><a id="c9f06c51-0192-46af-ba0c-c33b710429b3-link" href="#c9f06c51-0192-46af-ba0c-c33b710429b3">5</a></sup> sur le dos. Après quelque temps, tous — sauf l’esclave de Mohammed bin Hasan — furent emmenés dans un <em>shamba</em> (plantation) situé au-dessus de Mroni, où nous travaillions chaque jour pour Saïd Ali.</p>



<p>Quand la famine fut à son comble, beaucoup d’entre nous moururent de faim, mais Saïd Ali ne nous donna aucune nourriture et nous força à continuer le travail. Par la suite, nous fûmes ramenés en ville, et Saïd Ali déclara :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« J’attends l’arrivée du boutre pour vous vendre aux Français<sup data-fn="3c71465c-3c0b-409e-beba-1d12cf645c0f" class="fn"><a id="3c71465c-3c0b-409e-beba-1d12cf645c0f-link" href="#3c71465c-3c0b-409e-beba-1d12cf645c0f">6</a></sup>. »</p>
</blockquote>



<p>Toute la ville en fut informée, et à chaque arrivée de boutre, Mohammed bin Masud<sup data-fn="137c4948-0d89-4b88-8724-412344c242e7" class="fn"><a id="137c4948-0d89-4b88-8724-412344c242e7-link" href="#137c4948-0d89-4b88-8724-412344c242e7">7</a></sup> demandait aux capitaines d’accepter une charte, mais tous refusaient, craignant d’être capturés par les Anglais ou par Saïd Barghash<sup data-fn="9a43bafc-ea8b-4580-a648-46cdb8244bc9" class="fn"><a id="9a43bafc-ea8b-4580-a648-46cdb8244bc9-link" href="#9a43bafc-ea8b-4580-a648-46cdb8244bc9">8</a></sup>. Cet homme, Mohammed bin Masud, était de petite taille, avec une barbe noire très fournie. Il était venu pour négocier notre achat au nom de certains planteurs, mais nous ne sûmes jamais quel prix avait été payé pour nous.</p>



<p>Lorsque Saïd Ali eut fini de nous vendre, Mohammed Masud tenta de convaincre l’un des boutres de se rendre à Maore pour y porter ses lettres, car les trois boutres français avaient déjà embarqué leurs cargaisons d’« engagés » et ne devaient pas revenir. Aucun ne voulut prendre ses lettres, mais il finit par en trouver un qui accepta, toutefois il ne les porta que jusqu’à Mwali, d’où le Nahoza<sup data-fn="4da2ed71-3e67-4abf-a108-2c7c428959ea" class="fn"><a id="4da2ed71-3e67-4abf-a108-2c7c428959ea-link" href="#4da2ed71-3e67-4abf-a108-2c7c428959ea">9</a></sup> les renvoya, disant qu’il craignait de s’impliquer dans cette affaire.</p>



<p>Mohammed Masud envoya alors la baleinière du sultan Abdallah de Ndzuani à Maore, avec des lettres. Peu de temps après, le boutre d’Awathi<sup data-fn="7e384857-bdde-4d73-b2a5-50ba44e79b14" class="fn"><a id="7e384857-bdde-4d73-b2a5-50ba44e79b14-link" href="#7e384857-bdde-4d73-b2a5-50ba44e79b14">10</a></sup> arriva à Mroni avec cinquante <em>djunia</em> [sacs] de riz et plusieurs caisses de piastres françaises. Ces biens furent remis à Saïd Ali comme prix de soixante d’entre nous qu’il avait vendus. Nous étions les plus forts et les plus vigoureux du groupe. Saïd Ali convoqua immédiatement les anciens d’Itsandraya<sup data-fn="b12e65a6-3eab-408f-92e1-652366e98de4" class="fn"><a id="b12e65a6-3eab-408f-92e1-652366e98de4-link" href="#b12e65a6-3eab-408f-92e1-652366e98de4">11</a></sup> et de Mbadjini (ceux qui restaient), et leur dit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Prenez chacun un tiers du riz comme argent, prix de ces gens de Zanzibar, et partagez-le entre vous en compensation des pertes que vous avez subies. »</p>
</blockquote>



<p>Les anciens refusèrent tous, disant que cette affaire apporterait des malheurs pires encore que la vente de la famille de Msafumu en esclavage, car nous étions tous soit des affranchis des Anglais, soit des gens de Saïd Barghash. Alors Saïd Ali prit les cinquante sacs de riz, y ajouta du grain qu’il acheta, et l’envoya à Itsandraya et à Mbadjini, le distribuant de maison en maison, afin qu’on ne pût dire qu’il avait gardé l’argent.</p>



<p>[Le boutre] Awathi avait remplacé son pavillon de Zanzibar par un drapeau français. Il nourrissait une vive rancune contre le sultan [Barghash] et les Anglais, et il descendit sur la plage où nous étions alignés, attachés par des cordes de sorte que nous ne pouvions bouger. Il prit un lourd <em>ɓakora</em> et, commençant par le premier, frappa chacun d’entre nous avec brutalité — à la tête, aux bras et aux jambes — tout en insultant les Anglais qui avaient poursuivi son boutre, disant :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Vous verrez qu’il n’y aura aucun secours pour vous délivrer de l’esclavage où vous allez, et ni Saïd Barghash ni les chiens d’Anglais n’oseront arrêter mon boutre maintenant que je suis sous pavillon français. »</p>
</blockquote>



<p>Il y avait trois Français : deux maigres et un très gros, au ventre énorme<sup data-fn="21da8ca1-21f2-4bd1-bd93-07dde422147c" class="fn"><a id="21da8ca1-21f2-4bd1-bd93-07dde422147c-link" href="#21da8ca1-21f2-4bd1-bd93-07dde422147c">12</a></sup>. C’était l’homme du <em>Sirkal</em> (gouvernement<sup data-fn="61c4afb9-4652-4700-9568-5a0e77867c1e" class="fn"><a id="61c4afb9-4652-4700-9568-5a0e77867c1e-link" href="#61c4afb9-4652-4700-9568-5a0e77867c1e">13</a></sup>). On l’appelait « M. Falfeh ». Nous fûmes conduits devant lui, et il nous demanda si nous consentions à aller à Maore pour travailler dans les <em>shambas</em> des Européens, pour un salaire de 2,5 dollars par mois. Nous répondîmes que nous ne voulions pas y aller, que nous n’étions pas esclaves, et que si les Anglais apprenaient que Saïd Ali nous avait réduits en esclavage, ils le puniraient. Nous ajoutâmes que nous ne pouvions refuser d’être embarqués, car Saïd Ali avait menacé de tous nous tuer si nous résistions, mais que nous l’avertissions que, si un navire de guerre britannique interceptait le boutre, nous nous plaindrions d’avoir été vendus en esclavage contre notre volonté.</p>



<p>Mohammed bin Masud traduisait pour nous. Abdullah Aɓuɗu, l’interprète du <em>Sirkal</em>, était présent, mais n’agissait pas comme interprète. Ceux d’entre nous qui étaient des hommes libres sous la protection du consul britannique dirent qu’on violait la loi anglaise en les réduisant en esclavage, mais on leur ordonna de se taire. Mohammed bin Masud dit au Français que ces paroles nous avaient été apprises par un ou deux mauvais sujets parmi nous, et qu’une fois à bord du boutre, il se chargerait de dire que nous consentions volontairement à partir.</p>



<p>Nos noms furent inscrits sur un papier, mais nous ne signâmes pas, ni ne fîmes de marques. Nous ne fûmes plus liés ensuite, mais enfermés dans une maison en pierre — celle du commis et gendre d’Abdallah Fellahi. La maison était gardée jour et nuit par des soldats de Ndzuani. Nous y restâmes douze jours, et chaque jour des chèvres étaient abattues pour nous, comme pour tous les esclaves vendus aux Français. Puis nous fûmes conduits sur la plage, et Abdullah Fellahi vint dire qu’il y avait déjà trente esclaves de Ngazidja à bord, et qu’il n’y avait de place que pour trente d’entre nous.</p>



<p>On en choisit trente parmi nous, et au moment où ils furent envoyés à bord du boutre d’Awathi, on demanda à chacun s’il comprenait le travail qu’il allait faire. Tous répondirent comme auparavant, mais rien ne fut traduit à l’officier français, qui se contenta d’acquiescer de la tête à chaque passage.</p>



<p>J’avais été choisi, étant fort et en bonne santé, mais je dis au commis d’Abdallah Fellahi que je refusais d’y aller, et que si l’on me forçait à monter à bord, je saisirais la première occasion de me plaindre aux autorités françaises. Il en parla à Mohammed Masud, disant qu’il serait peut-être plus prudent de me laisser, mais qu’il veillerait à ce que j’en souffre. Les trente autres furent alors ramenés, et on nous dit de ne pas espérer nous en tirer, car le boutre d’Awathi ou un autre navire reviendrait bientôt pour nous. Mes compagnons furent renvoyés travailler au <em>shamba</em>, en attendant un autre navire.</p>



<p>Pour ma part, je fus remis comme esclave à Ɓukher Hamaɗi<sup data-fn="86689d49-3187-4f9a-9752-4e5fbacfd7f9" class="fn"><a id="86689d49-3187-4f9a-9752-4e5fbacfd7f9-link" href="#86689d49-3187-4f9a-9752-4e5fbacfd7f9">14</a></sup>, le commis de Said Ali.<br>Il me faisait exécuter des tâches de femmes, en plus de couper du bois, et me battait chaque jour avec une sandale, parfois aussi avec un <em>ɓakora</em>. Il m’obligeait à travailler nu et ne me permettait pas de porter de vêtements, même dans la maison. Peu après, le boutre de Khamis bin Mbarak entra au port — Ɓakari, mon frère, y était marin. Il me vit à terre et convint de me donner un signal au moment du départ du navire. À minuit, avant qu’ils ne lèvent l’ancre, je reçus le signal, me glissai dehors et nageai jusqu’au boutre. Mon frère me cacha sous des ballots de fil de coco. Nous arrivâmes ainsi à Zanzibar. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Liste des esclaves acquis à Mroni et dans d’autres localités de Ngazidja, le <a href="https://beshelea.com/calendriers-aux-comores/">20 Rajab 1300</a> [27 mai 1883].</h5>



<p><em>Tel que écrit dans le ɗaftar [registre] trouvé avec Mahommed bin Masud :</em></p>



<figure class="wp-block-table is-style-regular"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th class="has-text-align-left" data-align="left"></th><th>Noms des Nyamwezi :</th><th></th><th></th><th>Des esclaves ont été vendus par :</th><th></th></tr></thead><tbody><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Musa</td><td>Ulaiɗi</td><td>Également trois boutres</td><td></td><td>Shalam</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Suɗi</td><td>Salmin</td><td><strong>Des esclaves ont été vendus par :</strong></td><td></td><td>Abdullah Murhaj</td><td><strong>2</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Matano</td><td>Juma</td><td>Ali Sham</td><td><strong>1</strong></td><td>Abubakr bin Abdurahman</td><td><strong>2</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Majaliwa</td><td>Hasan M.</td><td>Mohedin bin Sultan<sup data-fn="1ffbc938-7c5c-47ef-8e55-329b890961ae" class="fn"><a id="1ffbc938-7c5c-47ef-8e55-329b890961ae-link" href="#1ffbc938-7c5c-47ef-8e55-329b890961ae">15</a></sup></td><td><strong>2</strong></td><td>Abdurrahman bin Mohammed</td><td><strong>3</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Juma Waɗi</td><td>Khamis</td><td>Samɓauma</td><td><strong>1</strong></td><td>Seif bin Masud</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Ɓaraka</td><td>Seɗi</td><td>Mze bin Wazir</td><td><strong>1</strong></td><td>Ɓwanaheri bin Hasan</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Juma</td><td>Othman</td><td>Sloohu Wafabr</td><td><strong>1</strong></td><td>Mze Aɗa bin Minju</td><td><strong>3</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Maukaɓa</td><td>Almasi</td><td>Abdu Malem</td><td><strong>3</strong></td><td>Mohamed bin Juma</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Kuleen</td><td>Saɗalla</td><td>Wazir bin Maftray</td><td><strong>1</strong></td><td>Abdallah bin Ahmed bin Othman</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Hasan</td><td>Nasiɓi</td><td><strong>Ceux de la Maison de Djihadi ayant vendu des esclaves :</strong></td><td></td><td>Fatuma binti Saliman</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Saeed</td><td>Mashaka</td><td>Ɓakar</td><td><strong>3</strong></td><td>Mze Azi</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Khamis</td><td>Mlaiɗi</td><td>Abdallah bin Ali</td><td><strong>1</strong></td><td>Mohammed bin Miraji</td><td><strong>2</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Sururi</td><td>Gim</td><td>Djumɓe Yakuni</td><td><strong>1</strong></td><td>Saidina bin Saïd Omar<sup data-fn="8b63875e-8797-4be6-8766-4ea3cc45a1bc" class="fn"><a id="8b63875e-8797-4be6-8766-4ea3cc45a1bc-link" href="#8b63875e-8797-4be6-8766-4ea3cc45a1bc">16</a></sup></td><td><strong>6</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Neeni</td><td>Wasin</td><td>Abdallah bin Saleh</td><td><strong>1</strong></td><td>Ahmed wa Fefumu</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Fataki</td><td>Almose</td><td>Mohammed bin Hasan</td><td><strong>2</strong></td><td>Simɓa Jumba</td><td><strong>2</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Ibrahim</td><td>Mye Ɓakari</td><td>Abdurahman Kombo</td><td><strong>1</strong></td><td>Saleh bin Mohammed</td><td><strong>7</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"><strong>15<br>14<br>__<br>49<br>135<br>__<br>184</strong></td><td>Waɗi Njinga</td><td>Ali bin Saliman</td><td><strong>2</strong></td><td>Awathi<sup data-fn="ed49ea28-4d9c-44a9-a2ae-3bb51acdb37d" class="fn"><a id="ed49ea28-4d9c-44a9-a2ae-3bb51acdb37d-link" href="#ed49ea28-4d9c-44a9-a2ae-3bb51acdb37d">17</a></sup></td><td><strong>5</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Mnoobi</td><td>Marjan</td><td> Saleh Koliba</td><td><strong>1</strong></td><td>Sultan Ntiɓe Mbamba</td><td><strong>50</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Mɓurak</td><td>Maɓruki</td><td>Hasun bin Fumbamba</td><td><strong>1</strong></td><td>Djumɓe Fumu Um</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Khuri</td><td>Mze Omar</td><td>Maɗihali</td><td><strong>1</strong></td><td>Mɗwahoma Ntiɓe</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Maktuɓu</td><td>Uleiɗi</td><td>Hamaɗi bin Othman</td><td><strong>4</strong></td><td>Saïd Ɓakar bin Sultan<sup data-fn="afd2cbb5-a798-4e78-b4e4-ad87f4a7b5e5" class="fn"><a id="afd2cbb5-a798-4e78-b4e4-ad87f4a7b5e5-link" href="#afd2cbb5-a798-4e78-b4e4-ad87f4a7b5e5">18</a></sup></td><td><strong>3</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Khamis</td><td>Hasan Omar</td><td>Mohammed bin Hamed</td><td><strong>1</strong></td><td>Swafaini</td><td><strong>3</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Kasan</td><td>Risasi</td><td></td><td><strong>33<br>102<br>__<br>135</strong></td><td>Abdallah bin Sakhi</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Juma</td><td>Abdallah</td><td></td><td></td><td>Saleh bin Saïd</td><td><strong>2</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Nasser</td><td></td><td></td><td>Wameh binti Abdallah</td><td><strong>1</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Waɗi Hasan</td><td></td><td></td><td></td><td><strong>__<br>102</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Nasiɓ</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Faraj</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Maɓruki</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Juma</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Ɓaruti</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Waɗi Nasiɓ</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Mwinye Waɗi</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td>Omar</td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"></td><td><strong>34</strong></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr></tbody></table></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Poursuite de l’interrogatoire :</h3>



<p>« Tous ceux-là étaient mes compagnons. La plupart, au moment où les soixante premiers d’entre nous furent vendus, étaient trop malades pour être déplacés.<br>Beaucoup étaient des esclaves affranchis par le consul anglais et confiés à la mission anglaise (liste relue une seconde fois).</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Uleɗi, Salmin et Juma se trouvaient à la Mission universitaire de Mkunazini<sup data-fn="cded1dbd-6634-4d3a-8a1f-163d9e3dce4f" class="fn"><a id="cded1dbd-6634-4d3a-8a1f-163d9e3dce4f-link" href="#cded1dbd-6634-4d3a-8a1f-163d9e3dce4f">19</a></sup>.</li>



<li>Hasan venait de Mɓweni<sup data-fn="8e8b06d8-5683-45ff-a567-928e6173c840" class="fn"><a id="8e8b06d8-5683-45ff-a567-928e6173c840-link" href="#8e8b06d8-5683-45ff-a567-928e6173c840">20</a></sup> ; c’était un grand ami à moi.</li>



<li>Khamis, Saɗalla, Nasibu, Mashaka, Uleɗi et Wasin, tous libres sous protection anglaise, se trouvaient à la mission de Mkunazini.</li>



<li>Musa, Suɗi et Majaliwa étaient à la mission de Mɓweni.</li>



<li>Parije venait de Mkunazini : il avait menacé d’écrire au consul anglais, et c’est pourquoi on ne l’avait pas inclus dans le premier envoi, bien qu’il ne sût pas vraiment écrire.</li>



<li>Faki, Khamis, Hasan et Juma, je crois, étaient à la mission de Mkunazini. Cet homme n’a pu être envoyé à Maore, car je l’ai revu à Zanzibar : il m’a dit qu’il s’était échappé. Aucun d’eux ne savait écrire en anglais, ni ne prétendait le parler.</li>



<li>Abdullah, qui avait été embarqué parmi les trente premiers, avait été instituteur à l’école de la Mission. Il parlait bien l’anglais, mais avait oublié comment écrire. Je le sais par un nommé Konop, un grand ami à moi. C’est lui qui avait rédigé la pétition que vous avez reçue lors de votre visite à Ngazidja à bord du <em>Sultani</em>. Sa femme était maîtresse d’école à l’établissement de l’évêque Steere à Zanzibar. Il écrivait parfaitement l’anglais, mais mourut malheureusement, juste avant la maladie contractée durant le temps où nous étions esclaves au <em>shamba</em>.</li>



<li>Le Majaliwa mentionné dans la liste n’était pas Konop, car le nom indigène de Konop était Majaliwa. »</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Déclaration de Mohammed bin Masud Albusaïd :</h2>



<p class="has-text-align-right"><em>Tribunal du Consul général de Sa Majesté à Zanzibar, 26 décembre 1883</em></p>



<p>« Je suis né à Maore, mais je suis venu assez jeune à Zanzibar, où j’ai longtemps vécu comme sujet du Sultan. Cependant, depuis près de vingt ans, je réside à Maore et suis depuis lors sujet français. Je suis venu plusieurs fois à Mroni pour servir d’interprète aux planteurs français. Je n’ai aucun lien avec le gouvernement colonial, mais j’agis comme courtier ainsi qu’interprète pour les Français qui se rendent à Ngazidja pour y faire des achats.</p>



<p>J’étais à bord du boutre de Msellim bin Ali lorsqu’il transporta des « engagés » à Maore. Cela fait trois mois et six jours que le bâtiment a quitté Mroni avec 178 « engagés ». Ils étaient principalement originaires de Ngazidja, mais il y avait parmi eux plusieurs hommes de Zanzibar et de Mrima<sup data-fn="446697b5-bf54-407a-88e9-127088a64b6c" class="fn"><a id="446697b5-bf54-407a-88e9-127088a64b6c-link" href="#446697b5-bf54-407a-88e9-127088a64b6c">21</a></sup>. Je suis monté à bord avec les « engagés » à Mroni, où j’avais été engagé depuis quelque temps comme interprète. Dans ce cas précis, j’avais été recruté par M. Villéon comme interprète pour son lot d’« engagés ».</p>



<p>Les Français présents sur le navire étaient Valareit, Délégué de l’Administration, accompagné de son interprète Mohammed Abuɗu, et M. Téri, gérant de la Compagnie de la Grande Comore. Mon rôle consistait à traduire lors du recrutement des travailleurs à terre. M. Valreit rédigeait les papiers ; il était assisté de Mohammed Abuɗu, mais le Commandant ne lui permettait pas de signer aucun document : tout ce qu’il disait, M. Valreit l’écrivait. Selon la loi française, le fait d’inscrire un « engagé » sur un papier suffit à en faire un travailleur libre. Il n’est plus esclave et, peu importe comment on l’appelle, il est « libré » selon la loi française, et à Maore, cela suffit pour que les planteurs s’en contentent.</p>



<p>Je n’ai jamais reçu de lettres de Saïd Omar<sup data-fn="4a4fad8f-bb3c-49f1-870d-0181a2e87655" class="fn"><a id="4a4fad8f-bb3c-49f1-870d-0181a2e87655-link" href="#4a4fad8f-bb3c-49f1-870d-0181a2e87655">22</a></sup>, ni entendu dire que le sultan Abdallah<sup data-fn="24155e41-bf7d-4fba-b9b1-9765f5e4cf2f" class="fn"><a id="24155e41-bf7d-4fba-b9b1-9765f5e4cf2f-link" href="#24155e41-bf7d-4fba-b9b1-9765f5e4cf2f">23</a></sup> de Ndzuani ait passé un contrat pour des esclaves ou des « engagés ». Il y a plusieurs lettres dans ma boîte ; si vous y trouvez quoi que ce soit de ce genre, vous pouvez les garder. Mes lettres et mes papiers, à l’exception de quelques-uns que m’a confiés Abdallah bin Ali, concernent uniquement mes affaires personnelles et n’ont aucun lien avec des esclaves ni avec la traite. Vous êtes libre d’examiner mes papiers et de prendre tout ce qui concernerait la traite. »</p>



<p><em><strong>Note.</strong> — La boîte de ce témoin a donc été ouverte au tribunal, en sa présence, et les papiers examinés avec son consentement. Il a désigné le dernier livre de comptes et déclaré qu’il n’y avait aucune mention relative ni à des esclaves ni à des « engagés ». Sur l’un des papiers, toutefois, on a trouvé une longue liste censée être celle des esclaves obtenus à Mroni le 20 Rajab 1300.</em></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Interrogatoire poursuivi :</strong></h5>



<p>« Ma boîte est en ordre. Je n’ai eu aucune objection à remettre la clé au Malim<sup data-fn="df1e3139-536a-4a4f-90d9-b2eb705c5ee9" class="fn"><a id="df1e3139-536a-4a4f-90d9-b2eb705c5ee9-link" href="#df1e3139-536a-4a4f-90d9-b2eb705c5ee9">24</a></sup>, sachant que l’argent serait en sécurité et qu’elle ne contenait rien concernant des esclaves. J’ai vérifié l’argent, tout est correct.</p>



<p>La page de mon <em>ɗaftar</em> que vous montrez est une liste des « engagés » embarqués sur le boutre de Msellim bin Ali. J’avais été recruté comme interprète de M. Téri pour cette opération. Je me suis d’abord rendu auprès de Saïd Ali pour lui exposer nos besoins, puis je suis allé chercher des gens. Comme il y avait eu récemment trois grands envois d’« engagés » vers Maore, les candidats étaient rares, et il m’a fallu plusieurs jours pour réunir le nombre requis. M. Téri ne voulait pas embarquer les esclaves swahilis — dont nous avons finalement pris quarante-neuf — car leur propriétaire craignait de les envoyer, étant donné qu’ils étaient sujets du Sultan de Zanzibar et avaient été détenus par Saïd Ali.</p>



<p>Cependant, le directeur régla rapidement la question en lui montrant qu’ils devenaient désormais des « engagés » légaux dès lors qu’ils étaient inscrits sur sa liste, et il affirma aux propriétaires que ni les Anglais ni le Sultan n’oseraient intervenir. J’ai servi d’interprète pour le directeur, car je parlais swahili. Chaque personne défilait et je demandais : « Connaissez-vous les termes de votre engagement, à savoir aller travailler sur les plantations de la Compagnie de la Grande Comore pendant cinq ans pour un salaire de 2,5 dollars par mois ? » Chacun répondait : « Oui », son nom était alors inscrit par M. Valreit sur le registre, et il était envoyé à bord. En raison des délais à réunir le nombre requis, plusieurs ont réussi à s’enfuir, mais je crois que le nombre de gens de Zanzibar finalement embarqués était de quarante-neuf.</p>



<p>Saïd Omar n’a rien à voir avec le recrutement des « engagés » ; il a un certain lien avec la délivrance des laissez-passer à Maore, mais je n’en sais rien.<br>Je n’ai jamais entendu dire que le sultan Abdallah de Ndzuani ait envoyé des « engagés » à Maore ni qu’il ait reçu un paiement pour chaque esclave. Saïd Omar ne m’a jamais écrit à ce sujet — en vérité, je n’ai jamais reçu de lettre de lui de ma vie et je lui ai à peine parlé. Vous feriez mieux de fouiller ma boîte si vous doutez de ma parole. N’ai-je pas juré sur le Coran de ne dire que la vérité ?</p>



<p>Je ne possède aucun esclave et n’en ai jamais acheté ; c’est strictement interdit à Maore. Même nous, Arabes, devons présenter nos concubines à l’officier et les enregistrer tous les cinq ans comme « engagées ». Saïd Omar ne m’a jamais donné d’instruction concernant Saïd Ali, ni écrite ni verbale. J’affirme qu’il ne m’a jamais écrit une seule fois. »</p>



<p><em><strong>Note.</strong> — La boîte du témoin fut alors fouillée, et, en plus d’un certain nombre de lettres cachetées destinées à Zanzibar, on trouva un petit paquet de lettres ouvertes dissimulées dans le couvercle arrière. Le témoin semblait avoir oublié le contenu de ces vieilles lettres, car il pria l’interprète de les lire à voix haute au fur et à mesure qu’elles étaient dépliées. En une demi-heure, trois lettres furent traduites, puis montrées au témoin qui, découvrant que deux provenaient de Saïd Omar et qu’une concernait un esclave qu’il avait acheté à Mroni — mais qui s’avérait être manifestement un musulman libre — changea complètement d’attitude : son air assuré et jovial fit place à un profond embarras.</em></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Interrogatoire poursuivi :</strong></h5>



<p>« Vous avez les lettres, comment pourrais-je les nier ? Je pensais avoir détruit tout cela avant de partir, mais c’est mon destin (ma malchance). En vérité, je suis pris au piège. J’ai bien servi les Français, mais la jalousie des scribes arabes (<em>Karanis</em>) m’a toujours nui, et je n’ai jamais eu la chance de toucher le salaire du <em>Sirkal</em> (le gouvernement). Si ce boutre est confisqué, je serai ruiné, car Saïd Omar avait garanti au propriétaire qu’il ne subirait aucun tort.</p>



<p>Je n’ai pas dit la vérité en affirmant que les « engagés » n’avaient pas été achetés par les Français, mais il est vrai que chacun d’eux a déclaré « j’ai accepté » avant que le directeur ne l’inscrive sur la liste. Ce n’était pas difficile, car les Français se fient à la parole de l’interprète, et bien que le Commandant soit très <em>kali</em> (strict), il exige seulement que les papiers soient en règle.</p>



<p>Il est vrai que Saïd Ali a vendu presque tous les travailleurs valides, y compris de nombreux Wangazidja qui ne survivront pas longtemps à Maore. Je sais qu’il a reçu de grandes caisses remplies de pièces de 5 francs, ainsi que plusieurs milliers de sacs de riz des planteurs. Ce n’était pas mon affaire : j’étais payé par le gérant des plantations, et je les ai servis fidèlement, mais ils étaient très <em>shoyo</em> (cupides), et les scribes français empochaient la plus grande part des bénéfices.</p>



<p>Avant mon départ, le Commandant refusa définitivement d’accorder le pavillon français à Saïd Ali. Les habitants, et même son propre père, lui conseillèrent de refuser, craignant que cela ne ruine leurs affaires. Ils le lui conseillèrent parce que le Commandant est très sévère et punit même ses amis si leurs papiers ne sont pas <em>« en règle »</em>.</p>



<p>Les deux compagnies ont acheté environ 700 personnes de Ngazidja cette année, en plus des deux contrats passés avec le sultan Abdallah. Nous avons entendu parler de votre affranchissement des esclaves à Mwali. Le sultan Abdallah bin Hamza perdra la vie pour avoir livré la fille de Ngazidja<sup data-fn="4083ba70-c043-4b86-b47e-4d84fbecc499" class="fn"><a id="4083ba70-c043-4b86-b47e-4d84fbecc499-link" href="#4083ba70-c043-4b86-b47e-4d84fbecc499">25</a></sup> entre vos mains.<br>Saïd Omar donna aussitôt l’ordre au sultan Abderrahman de l’arrêter et de le remettre au sultan de Ndzuani, et nous savons ce que cela signifie. Les autres chefs de Ngazidja qui avaient aidé les Anglais sont tous morts dans l’année.</p>



<p>J’ai reçu une autre lettre de Saïd Omar, arrivée par le boutre de Msellim : elle m’ordonnait, compte tenu des circonstances, de rassembler le meilleur lot possible, et, si nécessaire, d’accepter de Saïd Ali les prisonniers Wanyamwezi. J’ai détruit cette lettre. Vous pouvez garder les lettres, mais je vous prie de ne pas les montrer au Sultan. Je ne sais rien des gens actuellement à bord, sauf Mohammed bin Sheikh, le gendre de Saïd Omar. J’ignore le but de sa venue ici. Il s’est querellé avec Saïd Ali à Mroni.</p>



<p>Je ne puis rien dire de l’autre lettre ; vous l’avez, et elle me compromet. La lettre adressée à Abdullah bin Masud m’était destinée. Je promets de me présenter à nouveau à tout moment si l’on m’appelle. »</p>



<p><em>Lire ici la <a href="https://beshelea.com/said-omar-bin-said-hasan-1883/">Lettre de Saïd Omar wa Saïd Hasan à Mohammed bin Masud</a></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Déclaration de Msellim bin Ali, Arabe Suri<sup data-fn="0bc2011d-a04e-4c49-a47b-5218d96931eb" class="fn"><a id="0bc2011d-a04e-4c49-a47b-5218d96931eb-link" href="#0bc2011d-a04e-4c49-a47b-5218d96931eb">26</a></sup></h2>



<p class="has-text-align-right"><em>Tribunal du Consul général de Sa Majesté à Zanzibar, 21 décembre 1883</em></p>



<p>« Le boutre m’appartient. Il s’appelle <em>Salamati</em>. J’ai embarqué 32 passagers masculins et 3 passagères à Mroni. J’ai quitté Maore avec du sucre et 5 passagers indiens. Je suis passé par Mroni et Mitsamihuli.</p>



<p>Mon précédent voyage était un affrètement de Maore à Mroni et retour, avec des « engagés ». J’en ai transporté entre 170 et 180. Ils étaient tous originaires de Ngazidja. J’ai reçu 400 dollars de fret pour ce voyage. Il y avait deux Français à bord. Aucun ne portait d’uniforme.</p>



<p>J’avais d’abord refusé d’accepter l’affrètement, mais les officiers français sont venus me voir et m’ont informé que je recevrais des papiers du <em>Sirkal</em> qui garantiraient la sécurité de mon navire, même s’il venait à être arraisonné par les Anglais. Je n’aimais pas cette affaire, même alors, mais ils m’ont offert le double du fret habituellement payé. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Articles et référence :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Nés libres mais mis en esclavage par Sultan Saïd Ali wa Saïd Omar</a></li>



<li><a href="https://beshelea.com/debut-msafumu-said-ali/">Lettres et rapports sur le début du conflit entre Msafumu et Saïd Ali</a></li>



<li><a href="https://beshelea.com/esclavage-ordonnance-9-decembre-1846/">Abolition de l&rsquo;esclavage aux Comores : ordonnance du 9 décembre 1846</a></li>



<li>Correspondence relative to the slave trade 1884-85, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (november 1885)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="6b109342-0e8f-44f2-946f-1ef241b55af0"><em>Son maître était un Arabe suri nommé Abdullah bin Ali, qui se trouvait être un proche de Msellim bin Ali.</em> <a href="#6b109342-0e8f-44f2-946f-1ef241b55af0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="593c5ee0-f868-484e-aef6-c351b6bb4ae6"><em>Bien qu’il ait été entendu en décembre 1883, la date exacte n’a pas été précisée.</em> <a href="#593c5ee0-f868-484e-aef6-c351b6bb4ae6-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b9240769-28c1-4d7d-9c53-43f00da6ea1d"><em>Abubakar bin Hadji, connu sous le nom de Kara Hadji, fils d’un ancien vizir d’Itsandraya et officier de police de Saïd Barghash.</em> <a href="#b9240769-28c1-4d7d-9c53-43f00da6ea1d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="a9c62567-002b-485d-b757-1b9b260c2f44"><em>Juma Waɗi Hasan et ses compagnons se trouvaient alors à Itsandraya Mdjini.</em> <a href="#a9c62567-002b-485d-b757-1b9b260c2f44-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="c9f06c51-0192-46af-ba0c-c33b710429b3"><em>Ɓakwera : littéralement canne de marche en bois. Terme utilisé ici pour désigner les coups de bâton.</em> <a href="#c9f06c51-0192-46af-ba0c-c33b710429b3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="3c71465c-3c0b-409e-beba-1d12cf645c0f"><em>Les Français occupaient alors l’île de Maore. La transaction s’effectuait selon le système esclavagiste mis en place par la France, dit des « engagés ».</em> <a href="#3c71465c-3c0b-409e-beba-1d12cf645c0f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="137c4948-0d89-4b88-8724-412344c242e7"><em>Mohammed bin Masud Albusaid, Arabe originaire de Maore, partit très jeune pour Zanzibar. Il revint plus tard dans son île natale et devint interprète auprès des planteurs français acheteurs d’esclaves « engagés » dans l’archipel, notamment sur l’axe Maore–Ngazidja.</em> <a href="#137c4948-0d89-4b88-8724-412344c242e7-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9a43bafc-ea8b-4580-a648-46cdb8244bc9"><em>Le sultan de Zanzibar.</em> <a href="#9a43bafc-ea8b-4580-a648-46cdb8244bc9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4da2ed71-3e67-4abf-a108-2c7c428959ea"><em>Capitaine d&rsquo;un bateau, en shiKomori.</em> <a href="#4da2ed71-3e67-4abf-a108-2c7c428959ea-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7e384857-bdde-4d73-b2a5-50ba44e79b14"><em>Appartenant à Ɓuku [Ɓunu] Hamaɗi, un Moronien très impliqué dans le trafic d’esclaves</em>. <a href="#7e384857-bdde-4d73-b2a5-50ba44e79b14-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b12e65a6-3eab-408f-92e1-652366e98de4"><em>Les partisans de Ntiɓe Mbamba.</em> <a href="#b12e65a6-3eab-408f-92e1-652366e98de4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="21da8ca1-21f2-4bd1-bd93-07dde422147c"><em>Selon une déclaration de Masud, étaient concernés : « M. Villéon (directeur des Habitations de la Compagnie des Comores), M. Velroit (délégué de l’Administration) et M. Téri (directeur de la Compagnie de la Grande Comore) ».</em> <a href="#21da8ca1-21f2-4bd1-bd93-07dde422147c-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="61c4afb9-4652-4700-9568-5a0e77867c1e"><em>Il s’agissait des représentants du gouvernement français, c’est-à-dire des autorités occupant Maore.</em> <a href="#61c4afb9-4652-4700-9568-5a0e77867c1e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="86689d49-3187-4f9a-9752-4e5fbacfd7f9"><em>Ɓuku Hamaɗi</em> ? <a href="#86689d49-3187-4f9a-9752-4e5fbacfd7f9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="1ffbc938-7c5c-47ef-8e55-329b890961ae"><em>Mohedin wa Mwinyi Mkuu.</em> <a href="#1ffbc938-7c5c-47ef-8e55-329b890961ae-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8b63875e-8797-4be6-8766-4ea3cc45a1bc"><em>Petit frère de Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#8b63875e-8797-4be6-8766-4ea3cc45a1bc-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ed49ea28-4d9c-44a9-a2ae-3bb51acdb37d"><em>Pour plus de clarté, Masud employait le nom du boutre pour désigner son propriétaire, Ɓuku [Ɓunu] Hamaɗi.</em> <a href="#ed49ea28-4d9c-44a9-a2ae-3bb51acdb37d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="afd2cbb5-a798-4e78-b4e4-ad87f4a7b5e5"><em>Saïd Ɓakar wa Mwinyi Mkuu.</em> <a href="#afd2cbb5-a798-4e78-b4e4-ad87f4a7b5e5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="cded1dbd-6634-4d3a-8a1f-163d9e3dce4f"><em>Mkunazini est un quartier historiquement important situé à Stone Town (Mji Mkongwe), à Zanzibar.</em> <a href="#cded1dbd-6634-4d3a-8a1f-163d9e3dce4f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="8e8b06d8-5683-45ff-a567-928e6173c840"><em>Mɓweni est une localité située sur l’île d’Unguja, dans l’archipel de Zanzibar.</em> <a href="#8e8b06d8-5683-45ff-a567-928e6173c840-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 20"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="446697b5-bf54-407a-88e9-127088a64b6c"><em>Il s’agissait d’Africains originaires du continent. Mrima désigne la côte est-africaine faisant face à l’archipel de Zanzibar.</em> <a href="#446697b5-bf54-407a-88e9-127088a64b6c-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 21"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4a4fad8f-bb3c-49f1-870d-0181a2e87655"><em>Saïd Omar wa Saïd Hasan, père de Saïd Ali.</em> <a href="#4a4fad8f-bb3c-49f1-870d-0181a2e87655-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 22"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="24155e41-bf7d-4fba-b9b1-9765f5e4cf2f"><em>Abdallah bin Salim.</em> <a href="#24155e41-bf7d-4fba-b9b1-9765f5e4cf2f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 23"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="df1e3139-536a-4a4f-90d9-b2eb705c5ee9"><em>Littéralement « maître », le terme est ici utilisé pour désigner le juge.</em> <a href="#df1e3139-536a-4a4f-90d9-b2eb705c5ee9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 24"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4083ba70-c043-4b86-b47e-4d84fbecc499"><em>Il s’agit de Mariama Hali, réduite en esclavage par Saïd Ali. En cours de route, elle fut récupérée et protégée à Mwali par le sultan Abdallah bin Hamza, alors en exil sur cette île. Il la confia à l’Anglais Frederik Holmwood, afin qu’elle puisse rejoindre son oncle Mwenyi Husein à Zanzibar.</em> <a href="#4083ba70-c043-4b86-b47e-4d84fbecc499-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 25"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="0bc2011d-a04e-4c49-a47b-5218d96931eb"><em>Du mot « Surriyya ». Dans la zone swahilie, un Arabe dit « Suri » désignait une personne dont le père était arabe et dont la mère était une concubine non arabe, souvent d’origine servile.</em> <a href="#0bc2011d-a04e-4c49-a47b-5218d96931eb-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 26"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://beshelea.com/esclavage-juma-wadi-hasan/">Mis en esclavage par Saïd Ali : témoignage de Juma Waɗi Hasan</a> appeared first on <a href="https://beshelea.com">Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</a>.</p>
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		<title>Lettres et rapports sur le début du conflit entre Msafumu et Saïd Ali</title>
		<link>https://beshelea.com/debut-msafumu-said-ali/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kori Tari]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des notes et des lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah wa Saïd Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Abdurahmane bin Saïd Hamadi]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Barghash bin Saïd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte : En mai 1882, la ville de Mroni, où s’est retranché le sultan Saïd Ali wa Saïd Omar, demeure assiégée par les troupes du sultan Ntiɓe Msafumu wa Fefumu. Des correspondances britanniques nous livrent des détails sur les débuts de ce conflit, la seconde nkoɗo nkuu, jusqu’à ce stade des événements. Deux de ces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em><strong>Contexte :</strong> En mai 1882, la ville de Mroni, où s’est retranché le sultan <a href="https://beshelea.com/libres-mis-esclavage-sultan-said-ali/">Saïd Ali wa Saïd Omar</a>, demeure assiégée par les troupes du sultan Ntiɓe Msafumu wa Fefumu. Des correspondances britanniques nous livrent des détails sur les débuts de ce conflit, la seconde nkoɗo nkuu, jusqu’à ce stade des événements.</em></p>



<p><em>Deux de ces documents sont des lettres de Samuel Barrett Miles adressées à Granville George Leveson, <a href="https://beshelea.com/said-ali-wa-said-omar-octobre-1883/">comte Granville</a> et secrétaire aux Affaires étrangères. L’une évoque le recrutement de soldats à Zanzibar pour soutenir Msafumu, tandis que l’autre est accompagnée d’un mémorandum relatif à une mission effectuée par l’un des agents de Miles en avril 1882 à Ngazidja. Entre ces deux lettres figure également un courrier envoyé par cet agent, Rider Garforth, à Percy Luxmoore, officier supérieur de la Marine et agent politique intérimaire à Zanzibar.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Lieutenant-colonel Miles à Earl Granville (1)</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Zanzibar, 8 mars 1882</em></p>



<p><em>[Extrait]</em></p>



<p>« Entre-temps, je dois signaler que les frères<sup data-fn="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37" class="fn"><a id="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37-link" href="#d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37">1</a></sup> de Msafumu, l’un des chefs de Ngazidja déposés par Saïd Ali, ont quitté ce lieu avec une troupe d’environ 200 hommes bien armés<sup data-fn="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd" class="fn"><a id="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd-link" href="#6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd">2</a></sup>, afin de rejoindre leur frère, lequel a rassemblé, dans une position forte des montagnes de Ngazidja, un grand nombre de ses partisans, mais mal armés. À moins qu’une aide extérieure ne soit accordée à l’usurpateur<sup data-fn="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2" class="fn"><a id="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2-link" href="#98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2">3</a></sup>, les deux forces réunies n’auront guère de difficulté à le chasser du pays.</p>



<p>Son Altesse Saïd Barghash a, je crois, secrètement fourni à cette troupe armes, munitions et fonds, et elle est accompagnée de son agent de confiance<sup data-fn="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8" class="fn"><a id="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8-link" href="#4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8">4</a></sup>, qui a organisé clandestinement l’expédition.</p>



<p>Son Altesse n’a d’ailleurs pas caché son opposition à la présence de ces réfugiés, bien que cela suffise à peine à expliquer son attitude actuelle. Il est cependant notoire que l’échec de Saïd Ali à rembourser le roi de Ndzuani des lourdes dépenses qu’il a récemment engagées en sa faveur a provoqué une tension considérable dans leurs relations, et il n’est pas improbable que le roi<sup data-fn="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5" class="fn"><a id="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5-link" href="#b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5">5</a></sup> se retourne entièrement contre le chef de Ngazidja<sup data-fn="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d" class="fn"><a id="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d-link" href="#9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d">6</a></sup> si cette négligence devait se poursuivre. Cela s’est peut-être déjà produit, et les faits auraient été communiqués à Son Altesse Saïd Barghash.</p>



<p>Le sultan Abdallah<sup data-fn="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf" class="fn"><a id="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf-link" href="#eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf">7</a></sup> ne s’est pas joint à ce groupe, mais il est depuis parti pour Ngazidja avec dix-sept partisans, sans doute dans le but d’observer l’évolution des événements.</p>



<p>Le sultan <a href="https://beshelea.com/abdurahmane-ii-assassine-peuple/">Abdurahmane de Mwali</a>, arrivé ici il y a un mois en visite auprès de Son Altesse Saïd Barghash, est reparti par courrier pour le Mozambique, sans doute dans l’espoir d’y obtenir rapidement des nouvelles des Comores. Ce prince n’a reçu aucun encouragement de la part de Son Altesse Saïd Barghash, qui connaît parfaitement son caractère<sup data-fn="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843" class="fn"><a id="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843-link" href="#eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843">8</a></sup>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Capitaine Garforth au Capitaine Luxmoore</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>« Éclipse », en mer, 20 avril 1882</em></p>



<p>« À notre arrivée à Mroni, île de Ngazidja, le 15 avril, je trouvai la ville, ceinte de murailles, occupée par l’actuel prétendu chef de l’île, Saïd Ali, et ses partisans. En même temps, elle était assiégée par l’ancien chef de Ngazidja, Msafumu, dont le quartier général se trouvait au village d’Itsandraya, à environ quatorze milles de là. Celui-ci était assisté d’environ 150 soldats envoyés par le sultan de Zanzibar, il y a de cela deux mois.</p>



<p>Saïd Ali et ses partisans étaient entièrement encerclés et ne pouvaient sortir de la ville. Un boutre était récemment arrivé avec une cargaison de riz, ce qui pourrait lui permettre de tenir un peu plus longtemps. Les embarcations qui débarquaient la cargaison, à une encablure de ce navire, furent prises pour cible par les gens de Msafumu après notre arrivée.</p>



<p>J’eus un entretien à bord de ce navire avec Msafumu et l’officier commandant les soldats du sultan<sup data-fn="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4" class="fn"><a id="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4-link" href="#f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4">9</a></sup>. Ils m’assurèrent que, s’ils s’emparaient de la ville de Mroni — ce qui, étant donné l’encerclement, n’était qu’une question de temps — ils respecteraient toute propriété privée et enverraient Saïd Ali à Zanzibar. J’informai le chef qu’il s’agissait là d’une affaire sur laquelle je ne pouvais émettre aucune opinion personnelle, mais qu’au moment de la prise de la ville, toute privation inutile imposée aux habitants ne manquerait pas d’attirer le mécontentement du gouvernement anglais.</p>



<p>Je revisite l’île le 19 du courant et constatai qu’aucun changement n’était intervenu dans la situation. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lieutenant-colonel Miles à Earl Granville (2)</h3>



<p class="has-text-align-right"><em>Zanzibar, 5 mai 1882</em></p>



<p>« Comme le navire de Sa Majesté <em>« Philomel »</em> avait reçu l’ordre de se rendre aux îles Comores, j’ai profité de l’occasion pour y envoyer un officier afin de suivre les événements. Il quitta Zanzibar le 13 avril et revint le 22 à bord du navire de Sa Majesté <em>« Eclipse »</em>, et j’ai l’honneur de joindre un mémorandum des notes qu’il a prises.<br>J’y joins également copie d’un rapport du capitaine Garforth, commandant le navire de Sa Majesté <em>« Eclipse »</em>, qui m’a été obligeamment communiqué par l’officier supérieur de la marine présent ici, le capitaine Luxmoore, C.B.<br>Le départ de l’expédition organisée et expédiée par Son Altesse Saïd Barghash avec les frères de Msafumu a été signalé dans ma dépêche du 8 mars, et, d’après les informations maintenant reçues, il semble y avoir peu de doute quant à son succès final dans l’expulsion de Saïd Ali de Mroni. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mémorandum</h4>



<p>« Il arriva à Ngazidja le 19 avril 1882 et se rendit à Itsandraya, où je trouvai Msafumu<sup data-fn="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070" class="fn"><a id="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070-link" href="#61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070">10</a></sup> et Abdallah bin Hamza<sup data-fn="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a" class="fn"><a id="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a-link" href="#b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a">11</a></sup>. Msafumu m’informa que Mroni avait autrefois appartenu à Saïd Ahmed<sup data-fn="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f" class="fn"><a id="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f-link" href="#b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f">12</a></sup>, qui, à sa mort, l’avait légué à son fils Muhammad. Saïd Muhammad l’avait transmis à Mwinyi Mdji qui, avant de mourir, en donna la préférence à Saïd Abdallah bin Hamza, plus âgé que son demi-frère<sup data-fn="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9" class="fn"><a id="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9-link" href="#4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9">13</a></sup> Saïd Ali. Il y a quatre ans<sup data-fn="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501" class="fn"><a id="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501-link" href="#90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501">14</a></sup>, Saïd Ali se rendit auprès de Msafumu et lui demanda de lui remettre Mroni. Msafumu répondit qu’Ali était trop jeune, mais que, d’ici deux ou trois ans, il le ferait. Ali se rendit alors à Zanzibar et obtint de Saïd Barghash une lettre en sa faveur adressée à Msafumu. Cependant, lorsque ce dernier la reçut, il répondit la même chose qu’auparavant, à savoir qu’il fallait attendre.</p>



<p>Saïd Ali s’adressa alors à son père à Maore pour obtenir de l’aide, et celui-ci lui donna une lettre de recommandation pour le sultan Abdallah de Ndzuani, dans laquelle il s’engageait à couvrir toutes les dépenses encourues par le sultan pour envoyer des soldats aider son fils à obtenir Mroni. Le sultan Abdallah promit son assistance et dit à Saïd Ali de retourner à Ngazidja et d’attendre à Shinɗini<sup data-fn="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8" class="fn"><a id="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8-link" href="#122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8">15</a></sup>. Peu de temps après, il envoya 150 soldats armés sur l’un de ses propres boutres. C’était il y a environ six mois.</p>



<p>Msafumu, percevant les intentions hostiles d’Ali, en informa aussitôt Saïd Barghash, qui envoya son homme Kara Hadji, un natif de Ngazidja. Kara ne fut pas écouté par Saïd Ali, qui le rattrapa sur la route après qu’il eut été congédié, et l’aurait tué si Kara n’avait réussi à s’échapper à bord d’un boutre arabe. Ali attaqua également un certain Muttar bin Abdullah, un autre émissaire envoyé par Saïd Barghash pour affaires, et faillit le tuer. Mais Muttar parvint à s’enfuir.</p>



<p>Said Ali attaqua ensuite la maison de son frère à Mroni, mais Saïd Abdallah et son épouse s’échappèrent à bord d’un boutre arabe. La ville, en revanche, fut prise, et 49 personnes, dont trois femmes, furent tuées dans l’affaire. Après avoir quitté Mroni, Ali se rendit à Itsandraya pour en expulser Msafumu. Celui-ci, n’ayant pas la force de résister, s’enfuit, et Itsandraya fut facilement pris<sup data-fn="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22" class="fn"><a id="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22-link" href="#e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22">16</a></sup> et remis à Ntiɓe Mbamba, cousin de Msafumu.</p>



<p>Depuis Itsandraya, Ali écrivit à <a href="https://beshelea.com/bwana-fumu-wa-mbafumu-1883/">Ɓwana Fumu</a><sup data-fn="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0" class="fn"><a id="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0-link" href="#97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0">17</a></sup>, le sultan de Mitsamihuli, le menaçant de l’attaquer à moins qu’il ne se soumît. Ɓwana Fumu céda et fut envoyé par Ali demander la soumission de Singa<sup data-fn="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95" class="fn"><a id="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95-link" href="#7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95">18</a></sup>, la sultane de Mbuɗe. La reine n’opposant aucune résistance, Ali marcha ensuite sur Ntsudjini, un lieu appartenant à Msafumu et tenu par l’un de ses hommes. Dans cette expédition, il réussit également et chassa l’homme de Msafumu. Il se rendit ensuite à Hamahame et s’en empara aussi<sup data-fn="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1" class="fn"><a id="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1-link" href="#9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1">19</a></sup>, saisissant tous les esclaves du sultan Abdallah sur ses deux plantations, nommées Silleit et Ɓiladi. Saïd Ali s’empara de tous les biens de Msafumu à Itsandraya — esclaves, ornements, argent — et fit couper les mains de sa belle-mère.</p>



<p>Pendant ce temps, Msafumu, qui s’était réfugié dans la brousse<sup data-fn="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45" class="fn"><a id="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45-link" href="#e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45">20</a></sup>, se rendit à Galiani<sup data-fn="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905" class="fn"><a id="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905-link" href="#c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905">21</a></sup>, d’où il recruta 100 hommes pour l’aider contre Ali. Marchant ensuite vers Maweni<sup data-fn="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af" class="fn"><a id="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af-link" href="#44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af">22</a></sup>, un lieu proche de Ntsudjini, il écrivit à Ali, alors à Mbuɗe, lui proposant le combat. Ali retourna aussitôt à Ntsudjini et, après avoir observé la position de Msafumu, se mit en marche contre lui. C’était le 17 rabi el-awal<sup data-fn="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab" class="fn"><a id="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab-link" href="#1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab">23</a></sup>. Au même moment, Msafumu, laissant la moitié de ses forces à Maweni, prit l’autre moitié avec lui et, faisant un détour, entra à Ntsudjini qu’Ali venait de quitter<sup data-fn="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533" class="fn"><a id="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533-link" href="#ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533">24</a></sup>. Ali eut un léger accrochage avec les hommes de Msafumu, au cours duquel trois furent tués, puis, laissant Msafumu maître de Ntsudjini, il retourna à Mroni.</p>



<p>Le 8 du mois suivant (rabi el-akhir<sup data-fn="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81" class="fn"><a id="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81-link" href="#42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81">25</a></sup>), le boutre<sup data-fn="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0" class="fn"><a id="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0-link" href="#887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0">26</a></sup> transportant les troupes de Saïd Barghash, sous le commandement de Kara Hadji, arriva au large de Itsandraya. À leur vue, l’homme d’Ali, Ntiɓe Mbamba, se replia aussitôt sur Mroni. Kara Hadji débarqua ses troupes et envoya Mohammed Jan chercher Msafumu. À son arrivée, tout le groupe se rendit à Mroni, où Saïd Ali est désormais assiégé. Mroni possède cinq portes, et cinquante hommes sont placés à chacune d’elles pour empêcher les assiégés de sortir.</p>



<p>Le 26 rabi el-akhir<sup data-fn="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b" class="fn"><a id="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b-link" href="#775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b">27</a></sup>, Saïd Omar, qui avait rejoint son fils Ali depuis Maore, s’enfuit à Mwali avec Mohammed Othman, l’agent du sultan de Ndzuani. On dit que Saïd Ali a muré les portes de Mroni de l’intérieur. Msafumu a depuis pris les villages suivants, outre de plus petits hameaux : Mvuni, Unkazi, Nyumadzaha, Vuvuni<sup data-fn="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529" class="fn"><a id="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529-link" href="#af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529">28</a></sup> et Mɗe. Ikoni, un grand village de l’intérieur, fut pris, pillé et incendié, mais personne n’y fut tué.</p>



<p>Saïd Abdallah bin Hamza arriva à Ngazidja sur un boutre distinct de celui de Kara Hadji et rejoignit son frère Ali, avec qui il demeura trois jours. Ali lui proposa de partager Mroni à condition qu’il ne se joigne pas à Msafumu. Abdallah, toutefois, sous prétexte de se rendre à sa plantation de Mroni, partit pour Itsandraya et rejoignit Msafumu, qui le posta à Mkongoni, à l’extrémité nord du port de Mroni, pour empêcher les boutres d’y mouiller.</p>



<p>Dans les combats qui ont eu lieu à Mroni, Saïd Ali a perdu 21 hommes, dont 15 esclaves Makua. Msafumu a perdu 13 tués et 6 blessés. Des troupes de Saïd Barghash, 2 ont été tués et 3 blessés.</p>



<p>Lorsque Saïd Omar se rendit à Mwali, il demanda de l’aide à Abdurahmane, frère du sultan<sup data-fn="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f" class="fn"><a id="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f-link" href="#14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f">29</a></sup>, mais celle-ci fut refusée au motif que quarante soldats avaient déjà été donnés à Saïd Ali lors de sa première expédition, et que le sultan n’avait pas reçu sa part du butin en retour. Saïd Omar se rendit alors à Maore, mais n’y obtint aucun soutien. Il est désormais parti à Marambosi pour solliciter l’aide de Mohammed bin Abdullah Ba Kushweni, ancien gouverneur de Mombasa, et Msafumu a envoyé des espions à sa suite pour observer ses démarches. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Références :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>Correspondence relative to the slave trade 1882-83, British representatives and agents abroad and repports from naval officiers,&nbsp;<em>Foreign Office (N°1, 1883)</em>.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Notes :</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37"><em>Il s’agit du sultan Abdallah bin Hamza de <em>Ɓamɓao</em>, des princes d’Itsandraya Fumu Mhanɗa et Mlanau Hinye, ainsi que d’Ahmed bin Mshangama, ancien vizir d’Itsandraya.</em> <a href="#d84b52d8-a66b-471d-a139-35efdab6bf37-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd"><em>La majorité d’entre eux appartient à l’ethnie nyamwezi.</em> <a href="#6268e2a7-6bf6-492e-bab3-2f8230c379bd-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2"><em>Comprendre sultan Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#98bb2eb4-8281-4285-8568-756328f0edb2-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8"><em>Abubakar bin Hadji, connu sous le nom de Kara Hadji, fils d’un ancien vizir d’Itsandraya et officier de police de Saïd Barghash.</em> <a href="#4200f7dc-ef11-484b-b94f-455a390cbdb8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5"><em>Sultan Abdallah bin Salim de Ndzuani.</em> <a href="#b19b817b-3c97-401e-967d-35fa4133f2a5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d"><em>Saïd Ali wa Saïd Omar.</em> <a href="#9e98c849-30a3-46e8-8d41-4be363400b0d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf"><em>Abdallah bin Hamza</em>. <a href="#eb947a4e-f436-4dbd-985d-e731b6b01ebf-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843"><em>Le jeune sultan Abdurahmane bin Saïd Hamadi jouissait d’une réputation de tyran imprévisible, enclin à l’alcool et aux mauvaises mœurs.</em> <a href="#eecd6ced-094a-42e2-9a95-50d78e981843-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4"><em>Cet officier pourrait être Kara Hadji ou Maɗi wa Hamaɗi.</em> <a href="#f05a5570-5c40-4a26-8e19-aceff5e0f6f4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070"><em>Msafumu wa Fefumu, sultan d&rsquo;Itsandraya et Ntibe de Ngazidja.</em> <a href="#61a71e02-e807-4f68-9ecd-85a3503c2070-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 10"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a"><em>Sultan du Ɓamɓao, beau-frère et allié de Msafumu.</em> <a href="#b538f5e1-413e-4bc6-b127-136afed1684a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 11"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f"><em>Ahmed bin Said Ali bin Swaleh, ancien sultan du Ɓamɓao et Ntiɓe de Ngazidja.</em> <a href="#b743a2b8-bc7e-4c4a-989c-b10f1b032d9f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 12"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9"><em>Cette confusion, relevée tout au long du rapport, provient du fait qu’ils étaient cousins.</em> <a href="#4ed902b8-444d-4923-b157-3e181763abe9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 13"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501"><em>Cela situe ainsi le retour de Saïd Ali à Ngazidja en 1878.</em> <a href="#90e2f23e-6570-4234-99f9-97a8ea616501-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 14"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8"><em>Ville qui abritait le principal port du sud de l’île, au Mbadjini.</em> <a href="#122f1883-2165-46e9-acb0-3b45d070e1c8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 15"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22"><em>En avril 1880.</em> <a href="#e0ddd527-d438-4e89-86c5-60a05fab8d22-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 16"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0"><em>Ɓwana Fumu wa Mɓafumu</em>. <a href="#97933e99-7391-4897-98c9-192ed7e6e8b0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 17"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95"><em>La sultane Singa wa Madi Djimba.</em> <a href="#7fde2721-57e5-4e18-bf91-76f7caea5e95-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 18"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1"><em>Saïd Ali devient donc pour la première fois Ntiɓe de Ngazidja.</em> <a href="#9c0e117d-c2eb-4b9a-b9ba-11fcead7c4e1-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 19"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45"><em>Il s&rsquo;est refugié dans le Mbwankuu.</em> <a href="#e22e2a41-faef-473e-a51a-dd604ce9ee45-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 20"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905"><em>On peut se demander s’il ne s’agit pas de Shezani, réfugié dans le Mbwankuu.</em> <a href="#c4512f61-d676-46ef-a7e5-cbe407d3b905-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 21"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af"><em>Selon le récit d’Abdallah bin Wazir, il s’agirait plutôt de Dzahadjuu (Dzahani).</em> <a href="#44b3a4b2-5e20-4d34-ad47-bea074da88af-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 22"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab"><em>Le 17 rabi el-awal 1298, correspondant au lundi 6 février 1882</em>. <a href="#1895db17-5074-472a-8c58-3f833b503dab-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 23"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533"><em>Il y ramena ses troupes pour camper dans un lieu appelé Mifumɓuni, non loin de Dzahani.</em> <a href="#ee103bf2-d47c-48a4-b603-3ee8770ee533-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 24"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81"><em>Le 8 rabi el-akhir 1298, correspondant au lundi 27 février 1882.</em> <a href="#42a1e8bf-2150-4d97-981c-7b83df4b2d81-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 25"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0"><em>Ce boutre aurait appartenu à un certain Saïd wa Suɓeta.</em> <a href="#887b55d4-e437-4043-a4bf-ec1efb3643d0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 26"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b"><em>Le 26 rabi el-akhir 1298, correspondant au vendredi 17 mars 1882.</em> <a href="#775574b7-d1e9-421c-a216-a614d577468b-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 27"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529"><em>Dans la lettre, il est mentionné Mfoongoni. Cette appellation correspond, selon notre analyse, à Vuvuni, tant par la prononciation que par la mention immédiate de la ville voisine de Mɗe. Toutefois, il pourrait également s’agir, dans une autre hypothèse, de Mapvinguni.</em> <a href="#af24abc1-d663-4ecf-aea7-7236a62e8529-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 28"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f"><em>Il s’agit d’une erreur : Abdurahmane (bin Saïd Hamaɗi) est en réalité le sultan lui-même.</em> <a href="#14036ad9-e27e-43be-a498-0ae11b2c6c8f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 29"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://beshelea.com/debut-msafumu-said-ali/">Lettres et rapports sur le début du conflit entre Msafumu et Saïd Ali</a> appeared first on <a href="https://beshelea.com">Ɓeshelea | Culture et histoire des Comores</a>.</p>
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